L’Histoire, si elle a un sens, est seulement celui de remettre les pendules à l’heure, de rétablir la vérité. Et, comme chacun sait, le mouvement des pendules, celui du temps, est cyclique.
L’Histoire de notre monde actuel, de notre cycle finissant, prit naissance avec les Hyperboréens, dont les derniers descendants connus constituaient la nation celte, fédération de peuples indo-européens présents sur totalité de l’aire géographique qui compose l’Europe sans constituer pour autant un empire centralisé, ce que réussiront à faire les Romains, quelques siècles après la prédominance celte.
Les Romains, dont la volonté d’Empire est frappée par la démesure, que dans leur sagesse condamnaient les Grecs, vont s’installer durablement en Gaule, s’approprier les terres gauloises, les techniques gauloises, les guerriers gaulois, les femmes gauloises, le génie gaulois. Premier tour de passe-passe. L’Histoire est écrite par les vainqueurs. Elle ne laissera pas des Gaulois d’autres traces que celles servant l’image, la gloire, et les intérêts du vainqueur Romain.
Mais les principaux ennemis des Gaulois sont les Gaulois eux-mêmes, enfin, certains, les plus nombreux. Les moins nombreux résisteront héroïquement. Les autres se donneront à l’envahisseur et se dénommeront : Gallo-Romains. Puis, par la brèche ouverte par les Romains devenus décadents, s’engouffrera une religion venue d’Orient totalement étrangère à l’âme européenne. Pour installer ici leur hérésie du judaïsme, les chrétiens vont la maquiller, ils prendront aux Celtes gaulois leurs dieux pour en faire des saints, leurs fêtes liées aux saisons pour les dédier à leur dieu unique, leurs lieux sacrés pour y implanter leurs églises. Deuxième tour de passe-passe. Après quelques milliers de têtes coupées aux derniers résistants païens, le Gaulois acceptera la nouvelle religion et s’en accommodera assez bien en oubliant complètement que ses anciens dieux ne l’asservissaient pas. Mais il doit aimer ça, l’asservissement.
Par la nouvelle brèche ouverte par le christianisme dans le mur de notre identité pénètreront les idéologies égalitaires, celles qui nous tirent vers le bas. La « Renaissance », qui est plutôt le début de la fin, pratiquera le culte de l’Antiquité gréco-latine pour mieux dénigrer le « barbare » Gaulois et inventera l’humanisme. Les « Lumières » amèneront l’obscurantisme, les ténèbres, celles de la Révolution française qui inventera des « droits de l’homme universel », idées chrétiennes devenues folles, nouvel avatar dogmatique de l’humanisme.
Deux guerres mondiales et fratricides réduiront encore la capacité des Gaulois, devenus Français depuis bien longtemps, à s’affirmer comme un peuple indépendant, conquérant et fier de ses origines. Religion chrétienne et idéologie universaliste de la modernité auront alors convaincu le peuple « Gaulois » de renoncer à son identité pour aujourd’hui livrer sa terre, ses biens et ses filles à qui veut bien se donner la peine de les prendre. A l’exception de quelques individus lucides qui commencent à se rassembler en communautés, en « clans », la grande majorité des Français accepte depuis cinquante ans, peut-être avec résignation, mais plus sûrement avec un enthousiasme ahuri, cette injonction cosmopolite matrice du métissage généralisé et de l’homme unique indifférencié qui effacera toutes les identités historiques. Nous en sommes là.
Il ne nous reste plus qu’une alternative. Admettre la chute, la fin de ce cycle, qui verra la disparition (brutale) de ces zombies perpétuellement renégats. Il nous faut revendiquer et réhabiliter notre passé et resserrer les rangs autour des valeurs qui ont permis à nos glorieux ancêtres de faire du continent européen le lieu où se sont forgées les nations motrices de l’histoire, afin de nous projeter dans ce monde nouveau qu’il nous appartient, encore une fois, de créer.
