
Film germano-slovaque sorti en 2024, consacré à Joseph Goebbels. Nous ne nous étendrons pas sur la caricature et l’outrance habituelles au cinéma des vainqueurs de 1945 à propos de l’Allemagne de l’époque (Goebbels ne peut pas s’exprimer auprès de ses collaborateurs sans crier comme un chien agressif même dans des situations qui ne motivent aucun « énervement », etc.), les contre-vérités, bref un grand classique du genre. Ce qui est amusant à observer, c’est que le pouvoir actuel dans nos pays d’Europe occidentale, utilise exactement les méthodes de « propagande », de communication qui furent reprochées à l’Allemagne.
Accessoirement, parmi tout ce qui nous a fait réagir, le scénariste et réalisateur place dans la bouche de Goebbels cette phrase, « Si nous ne gagnons pas cette guerre, le peuple allemand sera anéanti. » Nous n’avons pas pu nous empêcher de constater l’acuité de cette prédiction. Avec la victoire des Alliés, après quatre-vingts ans de castration et de bourrage de crâne « rééducatif », la dégénérescence des moeurs qui triomphait sous la République de Weimar (1918-1933) et qui avait été heureusement purgée par le IIIe Reich, a repris sa place, à la puissance dix. Goebbels ne pensait sans doute pas à cet anéantissement, il devait songer davantage à un anéantissement par les bombes, les balles et le viol des femmes, mais de 1945 à nos jours la société allemande a bien été anéantie. Nos pensées fraternelles aux Allemands qui ont su ne pas sombrer dans la dégénérescence des vainqueurs atlantistes (les Russes n’ont pas dégénéré, et c’est bien ce que l’Ouest leur reproche aujourd’hui).


À droite, quelque part en Allemagne actuelle, la parade gay de la Saint-Christophe, bites à l’air
Il est bon de se rappeler que les livres que les Allemands brûlèrent lors de l’autodafé de l’Operaplatz à Berlin étaient la collection entière de pornographie homosexuelle de Magnus Hirschfeld (l’un des cofondateurs de l’Institut de Recherche du Sexe ouvert à Berlin en 1919, première « clinique transgenre » au monde), une partie de sa bibliothèque de dépravation humaine et également la plupart des objets exposés dans son « Musée du sexe ».
