La peste jacobine

Le jacobinisme est une maladie de l’esprit dont les origines remontent loin dans le temps. Il porte en effet en lui une vieille tare de l’esprit humain : le manichéisme. Phénomène mental bien plus ancien que le personnage, Manès (ou Mani, IIIè siècle de l’ère chrétienne), qui lui a donné son nom et qui n’a fait que formaliser une conception déjà présente, depuis longtemps, chez des populations d’Orient. Tare d’autant plus appréciée par ceux qu’elle marque, qu’elle offre le mérite de la simplification outrancière, toujours tentante pour les esprits limités.

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Sombre perspective

Afin d’instaurer une dictature moderne, molle et asphyxiante, l’extrême-centre profite du théâtre médiatique monté sur l’affrontement entre l’extrême-gauche et ce qui est qualifié d’ « extrême-droite » pour continuer à se présenter comme le « cercle de la raison ». L’extrême-centre exploite l’affichage de cet affrontement pour masquer l’avènement du vrai contrôle, celui qui se place en pseudo « arbitre du chaos ». Nous avançons vers la grande bascule planifiée et annoncée du Grand Reset. Nous y sommes presque. À moins d’un sursaut radical toujours possible – personne n’a la vérité de l’histoire – la trajectoire apparaît comme inéluctable. Sa morbidité en Europe occidentale ne fait plus aucun doute.

Qui se ressemble instaure la confiance

La coopération par la culture commune et la réputation est infiniment plus efficace que la coopération par la loi, la surveillance et le contrat des sociétés de masse multiculturelles et postculturelles. Les mathématiciens Albert W. Tucker puis Robert Axelrod ont montré (avec le dilemme itératif du prisonnier) que c’est la répétition des interactions du fait de la nécessité, de la proximité et la compréhension mutuelle des acteurs qui en résulte, qui permet l’apparition d’un comportement altruiste mutuellement profitable. On n’a jamais fait mieux que la coopération par la culture commune et la préservation de la réputation pour organiser les humains en communautés de confiance et réduire les comportements asociaux. La communauté de culture est l’optimum coopératif.

A l’inverse, Robert Putnam, spécialiste des sciences politiques à l’université de Harvard, auteur de Bowling Alone, a validé par ses travaux que la diversité ethnique est source de méfiance entre les individus. La diversité ethnique sape gravement la confiance et les rapports sociaux au sein des communautés. Son étude approfondie démontre que plus une communauté est diversifiée, moins ses habitants sont enclins à faire confiance à quiconque, depuis leur voisin immédiat jusqu’à leur administration locale. Même à l’intérieur de leur propre groupe ethnique, les gens deviennent encore plus méfiants les uns à l’égard des autres, comme ils le sont à l’égard de ceux d’une origine différente. Sa plus importante trouvaille a été qu’« en présence de la diversité nous nous faisons tout petits ». « Nous réagissons comme des tortues » rentrant dans leurs carapaces. « Le résultat de la diversité est pire que ce que l’on avait imaginé ». Il a mesuré que c’était à Los Angeles, « la concentration humaine la plus diverse de l’histoire humaine », que la confiance était au plus bas. Quand les données prenaient en compte de multiples facteurs dont la classe sociale, ou les revenus, elles montraient que plus il y avait de gens de races différentes à vivre dans la même communauté, plus grande était la perte de confiance. 

En résumé, plus nos différences physiques sont visibles, plus elles semblent installer dans notre inconscient, et ce malgré toute notre bonne volonté, des barrières rendant très difficile ou impossible de voir l’autre totalement au-delà de son apparence. Tout cela n’est que l’évocation des tendances comportementales de fond de l’être humain. Tous éléments et notions qu’ignorent les ignares réjouis partisans de la société multiraciale, ou dont ils se moquent royalement préférant s’accrocher à leur utopie ou prétendant modifier la nature humaine par l’imposition répétée de ce type de société, ce qui est voué à l’échec, et génère en conséquence tous les problèmes de cohabitation que nous subissons avec le monde extra-européen.

La rancune des disgraciés

« Tout ce qui est laid affaiblit et afflige l’homme. Il rappelle la décadence, le danger, l’impuissance ; il subit en réalité une perte d’énergie en sa présence. L’effet du laid peut être mesuré avec un dynamomètre. Chaque fois que l’homme se sent déprimé, il ressent la proximité de quelque chose de « laid ». Son sentiment de puissance, sa volonté de puissance, son courage, sa fierté – ils diminuent avec le laid, ils augmentent avec le beau. » – Friedrich Nietzsche.

L’appréciation de la beauté et de la laideur par l’être humain est un sujet énigmatique et passionnant. Pour quelle raison sont-ce tel trait, telle forme, tel détail, tel aspect, qui ont été installés comme agréables ou désagréables dans notre perception, et pas leurs contraires ? Umberto Eco a traité de ce sujet dans ses deux volumes Histoire de la Beauté et Histoire de la Laideur. En lien avec cet extraordinaire sujet, nous associons également la beauté au bien, et la laideur au mal. Tout comme la beauté est associée à la liberté. Elle lui est même consubstantielle selon Philippe Nemo dans Esthétique de la Liberté. La contrainte n’a jamais accouché que de choses laides.

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Fatal error

L’État profond occidental a instrumentalisé l’Ukraine (qui a fait la grosse bêtise de ne pas rester neutre) pour déclencher cette guerre en pensant que la Russie reculerait. Erreur fatale. Quand Moscou a répondu, ils ont crié à l’“agression”, inversant les rôles pour justifier leur propre escalade. Mais l’arnaque touche à sa fin. L’Ukraine est en ruines, et l’Europe s’enfonce dans la crise : récession, industrie à l’agonie, énergie hors de prix, colère populaire qui gronde. L’Allemagne vacille, la France est en faillite, et Bruxelles n’a plus que la répression pour tenir. L’Union européenne, ce projet artificiel imaginé et financé à ses débuts par les Etats-Unis après la Deuxième Guerre mondiale (voir la déclassification des archives 1950-1960 consultées par le journaliste anglais Ambrose Evans Pritchard) et tenu à bout de bras par Washington qui maintenant se désengage, ne survivra pas (et c’est tant mieux, un mal pour un bien) au choc de cette guerre qu’elle a elle-même alimentée. L’histoire ne pardonne pas les mauvais calculs.

Tragique énigme

Qu’a-t-il pu arriver à cette poignée d’Hommes de l’état profond qui, de générations en générations, sont devenus les ennemis de l’Humanité qu’ils ne veulent voir que comme une réserve de bras pour le système économique ? Alors qu’avec leurs milliards, ils auraient pu aider et sublimer le vivant, ils s’activent à tout détruire en tous temps ! POURQUOI ?

L’Europe dans l’abîme

Les intellectuels proches de Bruxelles ont lancé une campagne émotionnelle pour adopter l’européisme comme moyen de défense de la démocratie et de la liberté sur notre continent. Ils basent leurs arguments sur l’histoire, les guerres et la menace russe, et les assaisonnent d’attaques contre Trump, lui reprochant de ne pas être assez démocrate et même de ne pas être un bon dirigeant.

On voit donc qu’ils veulent diffuser un « nationalisme non nationaliste »… Un européisme basé sur les valeurs mondialistes « de l’inclusion, de la diversité, de la liberté », etc. Comme un déguisement pour la soumission la plus claire à l’impérialisme néoconservateur avec lequel les Etats-Unis viennent de rompre à travers l’élection de Donald Trump, pour un bellicisme contre une Russie dépeinte comme le mal absolu pour avoir osé se défendre face à l’entreprise de déstabilisation régionale et d’avancée de la menace de l’OTAN contre son territoire.

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Pourquoi la nation est avant tout charnelle ?

Une nation comme la nôtre est pour partie une communauté de valeurs, une nation « idéelle » : les Français et les Européens sont par exemple attachés à la valeur que constitue le nécessaire respect des droits fondamentaux de la personne humaine. Nous introduirons toutefois une nuance à ce principe, à propos du malfaiteur qui, dans une société n’ayant pas perdu son bon sens, devrait perdre de nombreux droits, à commencer par celui d’une défense ; il n’a pas eu besoin d’assistance pour commettre ses méfaits, qu’il se débrouille seul face à ses juges, la profession d’avocat ne devrait être consacrée qu’aux victimes, et au droit des affaires. Cette digression close, revenons à notre sujet. La nation procède d’une idée. Cependant la nation (la patrie) revêt avant tout une dimension charnelle, ainsi qu’en attestent les cinq réalités fondamentales recensées ci-après. Reflets de la nature humaine, il est aisé de constater qu’elles ont joué en tout temps et en tous lieux un rôle déterminant.

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Les idées de gauche et les femmes

Comment expliquer que les femmes n’ayant pas fait d’études prolongées votent conservateur et sont davantage sensibles à la notion identitaire, alors que celles avec de plus longues études sont le seul groupe à voter massivement pour l’extrême-gauche ? C’est en réalité très simple. Deux raisons principales entrent en jeu :

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L’Hyperborée et l’origine nordique de nos traditions

Bien souvent, allusion a été faite à l’origine des traditions et de la civilisation qui en provient en la situant dans cette région du sud-ouest de la France, où l’on a découvert les vestiges de l’homo sapiens, dit de Cro-Magnon et d’Aurignac, en raison des localités où eurent lieu ces découvertes. C’est aussi la région où l’on trouve de nombreuses grottes à peinture protohistoriques indiquant l’existence de pratiques magico-religieuses. 

L’homme de Cro-Magnon est venu, il y a quelque 20.000 ans, du centre de dispersion de la famille humaine, tenant entre ses mains le flambeau de la tradition primitive. Le lieu d’origine de cette Tradition devrait donc être recherché ailleurs. Bien entendu, on pourrait le situer dans cette Atlantide dont les Aurignaciens seraient les survivants de ce côté de l’océan, mais l’Atlantide elle-même, d’où lui seraient venues ses traditions ?

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