Le jugement de Nuremberg, comme sa réplique de La Haye, sont parvenus à condamner collectivement les identités européennes. Le coupable des « crimes contre l’humanité », ce n’est pas Eichmann, ni Hitler, ni Milošević, non… ce sont le nationalisme, le patriotisme et par extension les cultures qui les nourrissent. Ce verdict catégorique n’était pas seulement sous-tendu par des intentions « humanitaires et pacifiques ». Il servait d’autres intérêts, d’autres intentions.
D’un point de vue pratique, les identités nationales sont des verrous, des obstacles, des foyers de résistance face à l’avènement d’une ploutocratie mondiale. Quelles que soient leurs nationalités ou leurs confessions religieuses, les puissances de l’argent ne connaissent ni frontières, ni attaches. Le métissage, présenté aujourd’hui comme la solution miracle contre les conflits liés au multiculturalisme et au communautarisme que nos gouvernants ont sciemment installé, constitue sans doute la phase ultime de la prise de contrôle des masses par les pseudo-élites cooptées de la finance. La panmixie est l’application du fordisme jusqu’au bout de sa logique. Elle a pour finalité de créer une humanité homogénéisée, pensant de la même façon, aux habitudes de consommation standardisées devant faciliter sa « gestion » et la réalisation de profits à l’échelle planétaire par les grands groupes de production.
En outre, le déracinement des hommes, l’avènement d’une humanité nomadisée et grouillante est un gage de l’irréversibilité de l’évolution du cheptel vers une docilité aveugle. Un peuple soudé aurait renversé les chefs d’État gouvernant contre son intérêt vital. Les conglomérats multiraciaux que l’on a substitués aux vieux peuples en sont incapables, du fait des divergences d’opinions et d’intérêts de leurs composants. En 1934, les Parisiens avaient tenté de mettre à bas le gouvernement pour une affaire de corruption (l’affaire Stavisky) infiniment moins grave que les incessants trafics et scandales politico-financiers contemporains.
Une société pluriethnique, métissée, confine ses membres dans un néant de l’identité, puisqu’elle supprime les liens du sang, les liens entre l’homme et le groupe humain dont il est issu, puisqu’elle abolit la notion d’espace civilisationnel. Aux formidables puissances de la hiérarchie naturelle qui structuraient les sociétés anciennes, les sociétés modernes ont substitué de frêles accointances basées sur des attitudes, sur des identités électives, sur des affinités superficielles. La raison d’être des associations en vogue participe souvent à la gadgétisation de l’individu, dans des pétaudières d’activisme convenu attelées à la promotion d’un modèle humain indifférent aux valeurs ancestrales, aux racines, et à l’identité. L’honneur de l’Homme est de défendre son identité et son territoire. Or, un individu ne peut avoir d’honneur s’il n’a plus de valeurs à honorer et d’attachement à l’endroit où il vit. Tous les coups lui sont permis puisqu’il est étranger partout. Il est vain de nier la causalité flagrante entre immigration extra-européenne, déracinement et délinquance. A la faveur de la submersion migratoire extra-européenne, délinquance et criminalité ont même augmenté au point que la gouvernance (Darmanin) de peut plus nier cette causalité. La perte des repères identitaires s’accompagne immanquablement de celle des repères moraux. Les Français ont oublié que quand on a la chance d’appartenir à une prestigieuse civilisation, c’est un devoir que de grandir dans son authenticité. L’appartenance à sa patrie, la fidélité à sa culture, ce sont là pour le commun des hommes des engagements sacrés dont on ne se libère que par une monstrueuse perversion du cœur et de l’esprit, perversion qui s’appelle en bon français reniement, trahison.
Pariant sur la force qui voue les individus fragilisés à la déchéance morale comme les lois de la physique mènent l’eau dans le sens de la plus forte pente, les éminences grises des cabinets, des officines, des Loges et des conseils d’administration, savent qu’en maintenant le vulgum pecus sous influence des médias et écrans de fumée de toutes sortes, ils ont la garantie de pouvoir commettre leurs forfaits planétaires en toute quiétude. Le système capitaliste a, par les voies de l’adaptation, parachevé son évolution. Au terme d’un processus de darwinisme historique, il a survécu aux soubresauts du XXe siècle et en est sorti renforcé. Le capitalisme ne se contente plus de tirer le meilleur parti économique des sociétés parmi lesquelles il s’est développé. Désormais, il les régit intégralement, y compris dans les domaines où l’eugénisme ne l’a pas fait. Il produit, par le biais du contrôle des naissances, du flux migratoire entrant, de l’éducation et des médias, les troupeaux de bipèdes calibrés pour assurer sa pérennité.
Seuls des êtres vertueux pourront lutter contre les tendances morbides qui vouent l’homo europeanicus à l’extinction. Seuls des hommes enracinés, unis par leur lignage et leur héritage civilisationnel commun, fidèles à leur sang, peuvent avoir la force de combattre dans la durée une oppression aussi tentaculaire que protéiforme et sournoise. Il faut inlassablement travailler au grossissement de leurs rangs.
