
Tellement simple…


Azouz Begag, ministre de Jacques Chirac délégué à la promotion de l’égalité des chances, déclarait en 2005 : « Il faut traverser le périphérique, aller chez les indigènes, là-bas, les descendants de Vercingétorix… Il faut casser les portes, et si elles ne veulent pas s’ouvrir, il faut y aller aux forceps. Partout où la diversité n’existe pas, ça doit être comme une invasion de criquets… Partout, de manière à ce qu’on ne puisse plus revenir en arrière. »
Lire la suite « Le Grand Remplacement, de Azouz Begag à Jean-Luc Mélenchon »La négation du réel, pilier fondamental de la pensée gauchiste et source de tous nos maux, écarte les faits. En linguistique, le signifiant c’est le mot, le signifié c’est la chose que décrit le mot. Certains philosophes estiment de façon anormale que l’idée est plus importante que la réalité. C’est ce que pense la gauche. Il y a un texte de Jean-Jacques Rousseau formidable de nullité dans sa théorie de la connaissance, qui dit en postulat « commençons par écarter les faits ». Terrible aberration. Rousseau a posé l’idée que l’homme est naturellement bon, que cette hypothèse se vérifie selon tel et tel argument, et quelques pages plus loin l’hypothèse se mue en « réalité » sous la plume de l’auteur : l’homme est naturellement bon. Que voilà un merveilleux procédé ! Rabelais dit « si les signes vous fâchent, ô quand vous fâcheront les choses signifiées !? ». D’autres, à droite, pensent au contraire, que le réel importe, et ils pensent bien, parce qu’écarter les faits c’est bien évidemment se condamner à ne pas tirer les leçons de ce que l’on fait, les conséquences de décisions basées uniquement sur un imaginaire, une utopie. Et c’est ce que nous vivons depuis cinquante ans, parce que la gauche nie les réalités qu’elle fabrique, et que la fausse droite n’a fait que la suivre dans cet aveuglement. Dans un monde normal, des gens identifiés comme refusant de reconnaître les réalités devraient être purement et simplement interdites d’accéder à l’exercice d’un pouvoir quel qu’il soit compte tenu des dégâts qu’ils occasionnent.
« Dès qu’on se situe dans la longue durée ou qu’on est à la recherche de ses racines, on est renvoyé au paganisme. Le paganisme est partout, comme un inconscient qui affleure à la surface. En témoigne l’inspiration « mythologique » des artistes, des écrivains et des poètes, les travaux des archéologues et des linguistes, ceux des passionnés de l’Antiquité, l’engouement pour les films et les séries qui évoquent les hauts faits des temps anciens. Le paganisme filtre à travers toutes les traditions populaires, qui ont conservé ses rythmes saisonniers. […] Le paganisme est partout, mais comment le définir, même à grands traits ? »
C’est à cette tâche que s’attelle Alain de Benoist dans le dernier numéro d’Éléments, plus de 40 ans après la parution de « Comment peut-on être païen ? »

La civilisation européenne, même à l’époque de la ruine de l’empire romain (surtout sa partie occidentale), n’a jamais été aussi menacée dans son essence et dans son existence même qu’aujourd’hui. Elle risque d’être effacée de l’histoire. Tout doit être fait pour entraver ce processus, pour l’inverser, pour restaurer l’Europe à son état antérieur. Tout. Cela passera nécessairement par une Europe politique bâtie sur des principes identitaires hautement affirmés et par le biais d’un processus démocratique révolutionnaire. – Thomas Ferrier

Ce moment où avec la complicité de de Gaulle et l’aveuglement idiot de la plupart des Français, le pays est tombé pour plusieurs décennies aux mains du Parti communiste…
Michel Audiard, qui deviendra le célèbre dialoguiste de cinéma des années 1960, âgé de 25 ans en 1945, a témoigné du comportement et des actions de ces braves meutes de staliniens et de courageux « patriotes » qui se sont attaqués à des femmes jugées par eux coupables de ne pas avoir été hostiles aux Allemands.
« Myrette fut certainement très martyrisée puisqu’elle avait les jambes brisées lorsqu’ils la tirèrent par les cheveux sur la petite place et l’attachèrent au tronc d’un acacia. C’est là qu’ils la tuèrent. Oh ! sans méchanceté, plutôt, voyez-vous, à la rigolade, comme on dégringole les boites de conserves à la foire, à ceci près : au lieu des boules de son, ils balançaient des pavés. Quand ils l’ont détachée, elle était morte depuis longtemps déjà, aux dires des gens. Après l’avoir jetée sur un tas de sable ils lui ont pissé dessus, puis s’en sont allés par les rues pavoisées pour, comme on dit, arroser çà. Quelle merde ! On a vu des tontes de femmes, des pendaisons de (supposés) collabo, des concours d’extraction dentaire par claquage de gueule. » – Michel Audiard, Le jour, la nuit et toutes les autres nuits.
Remarque : le choix d’un acacia a-t-il été anodin dans cet exemple, sachant que c’est l’arbre symbole des Francs-Maçons, la sépulture de leur personnage de référence, Hiram (l’architecte du roi Salomon et concepteur du Temple à Jérusalem) ayant la légende qui l’accompagne été marquée d’une branche d’acacia par ses trois assassins. En l’occurrence, le traitement infligé à cette femme décrit par Audiard prend tous les aspects d’un rituel sacrificiel de victoire opéré sur un élément du symbolisme des vainqueurs.

Il en fallait du courage, pour s’en prendre à des femmes…
C’est factuel et nous n’y pouvons rien, l’esprit révolutionnaire socialiste n’a pas été forgé par les dentellières de Saint-Brieuc ou les bergers des Landes. Mai 1968 fut une insurrection menée par de petits bourgeois anars, trotskistes, à l’abri du besoin, porteurs de cet activisme et de cet esprit d’ingérence liés au bund, (ce mouvement révolutionnaire des juifs ashkénazes apparu au XIXème siècle), qui parvinrent à entraîner derrière eux une partie de la population déjà lobotomisée sous la houlette des syndicats et du Parti communiste. Parenthèse de subversion et de saccage au cours de laquelle l’agit-prop gauchiste épuisa tous les « ismes », de maoïsme à crétinisme.
La crise de mai 68, qui a vu ses acteurs s’amuser à casser la société de papa, ne fut d’ailleurs pas seulement française, mais européenne. La France a connu les événements spécifiques que l’on sait, mais l’Italie a eu son « Mai rampant » qui a donné naissance aux « années de plomb ». L’Allemagne de l’Ouest avait connu une agitation étudiante plus précoce, qui s’est muée également en terrorisme.
Lire la suite « Mai 68, une imposture au service de l’ultra-capitalisme »La volonté de manipulation de la population par l’idéologie qui tient la France se manifeste même là où on ne le soupçonnerait pas. C’est une réalité, qui n’a rien à voir avec la paranoïa ou la théorie du complot. Elle s’exerce insidieusement entre autres à travers la subversion du vocabulaire.
Les exemples sont nombreux, mais prenons celui du mot tolérance pour engager le propos. Habilement détourné de son sens premier et véritable par les apôtres de la panmixie, le mot désigne aujourd’hui dans les esprits le fait d’être bienveillant à l’égard d’autrui : on est sympa, on est « tolérant ». Alors que son sens réel est celui d’accepter sans autoriser formellement, de supporter, ce qui sous-entend donc une notion relative à ce qui est désagréable, gênant. On supporte la douleur, ou le voisin trop bruyant. Ce qui nous est agréable n’a pas besoin d’être supporté. Un sens réel bien éloigné de la « cool attitude » et de « l’ouverture à l’Autre » que la pensée gauchiste a implanté dans les cerveaux.
Lire la suite « La fraude des mots »