Beauté, énergie, puissance, ces mots vont être récurrents dans l’article qui suit. En ces temps de menace définitive qui pèse sur l’homme blanc européen par la submersion migratoire dans une société multiraciale de l’indistinction voulue par des politiques félons, soucieux que nous sommes de la perpétuation de notre culture nous ne pouvions pas faire l’économie d’un article sur le genre musical Hard Rock / Heavy Metal. Mais la famille des groupes, genres et dérivés en la matière, constitue un ensemble trop immense pour l’aborder ici dans son ensemble, ce n’est pas le propos de cet article, son propos est avant tout identitaire. Nous nous contenterons d’un propos moins étendu.

Bien qu’il ait une partie, et une partie seulement, de ses origines dans le Blues des Noirs-Américains, le Hard Rock (et sa variante Heavy Metal), est l’expression musicale de la puissance de l’homme blanc, de la fierté et de la « furie des hommes du Nord ». On ne retrouve cette puissance d’expression dans aucun autre style musical, excepté l’orchestre philharmonique lui aussi conception de l’homme européen. Le Hard Rock / Heavy Metal est musicalité, beauté harmonique, domaine de l’excellence par la virtuosité de ses instrumentistes, c’est une musique qui a une âme autant que des couilles, et qui transmet quelque chose.
Côté Guitare
Son instrumentation se caractérise par l’emploi d’une ou deux guitares électriques, d’une guitare basse, d’une batterie, de claviers, ainsi que la voix. La sensation de puissance qu’il dégage est due à la saturation des guitares jouant en power chords, et au jeu affirmé de la batterie. La basse joue aussi un rôle dans la force générale de ce son, mais de façon moins perceptible due à la sonorité grave de l’instrument. Le son de guitare saturée particulièrement riche en harmoniques est obtenu en mettant le gain* de l’amplificateur à un niveau plus élevé que le volume, ce qui provoque un écrêtage du signal : le signal électrique ne peut dépasser une valeur maximale et est par conséquent tronqué, ce qui provoque une distorsion du son. De longue date, les ingénieurs ont développé des pédales de distorsion pour guitares très efficaces. La technique rythmique des power chords consiste à frapper simultanément deux cordes avec des notes sur un écart de quinte (Do Sol par exemple, RÉ LA, etc.) Les exemples de jeu rythmique en power chord saturé sont innombrables puisqu’ils constituent la base du jeu rythmique du genre, mais le lecteur qui aurait du mal à saisir de quoi l’on parle la chanson Running Wild de Judas Priest (à écouter de préférence sur l’album Unleashed in the East) est un bon exemple en la matière. La distorsion des guitares en power chords, associée au jeu d’accords « en l’air » c’est-à-dire entre deux temps de la mesure, appuyé par les pèches sur cymbales produit très efficacement une musique qui est comme faite de coups de fouet, ou de rasoir qui cinglent dans l’air et véhiculent une grande sensation d’énergie.

Côté Batterie
A ce poste, entendre Tommy Aldridge, Virgil Donati, Mike Terrana, Bobby Blotzer et tant d’autres, c’est comme si c’était le dieu du tonnerre lui-même que l’on entendait. C’est ainsi que je le ressens. Quant aux frappes martelées sur la caisse claire, placées aux deuxième et quatrième temps de la mesure, j’aime les percevoir comme une succession de claques dans la gueule d’un méritant, je suis toujours amusé par cette idée. Puissance magnifique là encore.

Côté Chant
Le Hard Rock / Heavy Metal est le continent des voix à la technique puissante, avec du grain, des couilles, avec la modulation propre au véritable chant, cette modulation qui fait défaut à trop de gamelles à la voix plate inexpressive, incapables de transmettent la moindre émotion. Et comme ces gens savent chanter, les harmonies chorales de leurs chansons, tierces, quintes, sont belles, ça « sonne » comme on dit. Elles sont partout, mais écoutez le refrain de I’ll Wait For You de Alfonzetti. Parmi les très grands noms, tournez-vous vers David Coverdale, Glenn Hughes, Ronnie James Dio, Rob Halford, Jeff Scott Soto, Oni Logan, Fabio Lione, Jørn Lande, Steven Tyler, James Christian, Geoff Tate, Joe Lynn Turner, Magnus Ekwall…

Dans le Hard Rock / Heavy Metal, les chanteurs et les guitaristes au sommet de la qualité ne manquent pas. Et puis il y a les extraterrestres, chanteurs-guitaristes surdoués, à la fois détenteur d’une voix expressive et d’une technique instrumentale au top, comme Richie Kotzen par exemple. Ecoutez-le dans des titres tels que 24 Hours, Fooled Again, Go Faster…
L’argument de « l’époque » passée ou de la mode présente n’a aucune pertinence, le seul critère qui compte dans l’adoption de quelque chose, c’est la qualité. Si vous n’êtes pas réceptifs à ces artistes et à leur musique, il vaut mieux en effet écouter du rap, vous êtes perdus pour la cause.
Petit point d’histoire
Historiquement, une distinction spécifique s’est lentement dessinée entre Heavy Metal et Hard Rock. Si les deux s’appuient sur la mise en avant des guitares et sur une structure à base de riffs*, le Heavy Metal diffère tout particulièrement du Hard Rock dans le fait que les structures harmoniques et mélodiques du blues présentes dans le Hard Rock sont remplacées par des progressions modales et des relations tonales différentes (chromatisme, intervalles dissonants, progressions d’accords bousculant l’orthodoxie tonale). C’est durant les années 1970, à côté du Hard Rock, que s’est développé ce nouveau genre de rock dit « Heavy Metal ». En général, le Hard Rock s’inspire directement du blues et utilise les évolutions, tant en rythmique qu’en solos, dans la gamme pentatonique mineure alors que le heavy metal s’oriente davantage vers des rythmiques lourdes et puissantes qui l’éloignent du shuffle* caractéristique du Blues. Certaines chansons associent les éléments caractéristiques des deux genres, avec des passages Heavy Metal et d’autres appartenant au phrasé des solos de Blues, L’oreille formée à la connaissance du Blues et aux particularités de composition du Hard Rock, apprécie ce que produit l’association qui peut être faite d’éléments du phrasés blues et de la rythmique power chords, comme parmi bien d’autres exemples Neon Knights de Black Sabbath dans le troisième thème instrumental de la rotation qui constitue la chanson. L’émergence de ce nouveau style a provoqué une confusion entre le Hard Rock et le Heavy Metal. La distinction est parfois subtile. Beaucoup de groupes composent dans les deux genres, tandis que d’autres restent fidèles au Hard Rock. La distinction entre les deux est débattue depuis le milieu des années 1980.
Avec le soutien du jeu de basse et l’enrichissement des claviers (écoutez par exemple Timothy Drury dans Burn de Deep Purple repris par Whitesnake, ou Per Wilberg dans les albums de 1998 à 2002 de Spiritual Beggars), c’est l’ensemble de ces éléments qui confère au Hard Rock / Heavy Metal son caractère de puissance, de technique, de beauté et d’énergie. Je suggère d’écouter en illustration le titre New Position de Soul Syrkus, en cliquant ici.

Le Rock Sudiste
Il constitue un genre à part dans l’ensemble, un style exclusivement nord-américain, très festif, qui développe des sonorités le rapprochant parfois du hard rock, plus rarement du metal. Divers groupe ont popularisé le genre mais le plus célèbre restera Lynyrd Skynyrd. Issu de diverses musiques américaines (country, jazz, rock’n’roll, blues) auxquelles se mêle un son typique de heavy rock, le rock sudiste se caractérise par ses sonorités de slide guitar*, de bottleneck*, un jeu de piano au son caractéristique différent du piano classique, la présence de cuivres, et l’alignement fréquent de trois à quatre guitaristes de front, permettant des combinaisons harmoniques et des dialogues très caractéristiques. Pour découvrir le Rock Sudiste, je suggère l’écoute de cette chanson de Lynyrd Skynyrd, Pick ‘Em Up, et plus largement leurs excellents albums Vicious Cycle et God and Guns, ainsi que leur concert en dvd The Vicious Cycle Tour. Un vrai régal.

Reconquérir notre place légitime
Le rap n’est évidemment pas un phénomène ex nihilo qui aurait séduit par sa qualité. Il semble que la place qui était occupée de longue date par les Noirs dans le blues, le jazz, le disco et le funk n’était pas suffisante pour l’homme politique occidental. Dans une orientation de la société occidentale qu’il veut métissée à la sous-culture des ghettos blacks nord-américains, le Rock était devenu un genre de trop. De là, tout comme la figure black nous a été imposée massivement dans toute la production cinématographique et publicitaire, obéissant au politique, les détenteurs de l’industrie de production et les radios en France se sont volontairement détournés du Hard-Rock pour faire grimper la diffusion médiatique du rap et imposer sa consommation à tout le monde, le rap, cette autre musique black, affreuse celle-ci, d’une indigence de composition harmonique et rythmique consternante, où une vulgaire boîte à rythmes remplace un batteur talentueux, où une logorrhée vulgaire remplace l’expression par le chant, et où un synthé au son sans consistance fait tourner une phrase de quelques notes, un genre sans aucune comparaison avec la qualité musicale des styles précédemment cités. On mesure le chemin parcouru, d’artistes telles que Patty LaBelle et Whitney Houston, au rap, quelle dégringolade de la musique noire-américaine !
La place du Hard Rock / Heavy Metal a été celle du succès, jusqu’à son déclassement volontaire réalisé par l’industrie de production obéissant au politique, le grand succès d’audience du Hard Rock / Heavy Metal n’aurait jamais décliné sans cela, et il est dramatique que de si excellents artistes aient vu leur audience s’amoindrir. C’est un phénomène terrible auquel assister, que le sacrifice par idéologie de toute une culture populaire installée, et la réorientation de centaines de millions de personnes comme un banal troupeau mené par des chiens Border collie, vers une musique qui ne leur appartient pas.
Jeunesse française et européenne, revenez au Hard Rock, ou venez-y si vous ne le connaissez pas, si vous appartenez à des générations auxquelles l’industrie du disque et les médias n’ont donné que du rap à avaler. Avec le rap, vous n’êtes pas à la maison. Écoutez Walt Kowalski (Clint Eastwood dans Gran Torino) s’adressant au petit blanc irlandais qui veut jouer au whigger et fraterniser de façon ridicule avec les trois énergumènes black qui malmènent la petite asiatique de l’histoire, « Mon frère… c’est quoi ce ramassis de conneries !? tu te prends pour un super black ?… ». La culture black n’est pas votre univers naturel, vous y avez été égarés par l’omniprésence de la diffusion politique du rap matraqué par les grands canaux dédiés à cela, radios, télévisions. Vous découvrirez et ressentirez dans le Hard Rock la sève de votre groupe anthropologique. Les aveugles volontaires auront beau dire, observez quel est le type de public qui vient à Wacken en Allemagne, ou dans les autres grands festivals de Hard Rock Heavy Metal, ce ne sont pas des adorateurs de Bob Marley… CQFD.
Pour conclure, je vous suggère une petite écoute supplémentaire, celle de Edge of Tomorrow, de Sunstorm, avec Joe Lynn Turner au micro… Avec un volume de 11 sur 10 comme il se doit pour apprécier la beauté et la puissance du Hard Rock / Heavy Metal.
Karl Nielsen
*gain, capacité d’un circuit électronique à augmenter l’amplitude du signal électrique.
*riff, court motif musical joués de manière répétitive par la section rythmique.
*shuffle, rythme ternaire dans lequel seules la première et la dernière croche de chaque triolet sont jouées, produisant l’effet de balancement caractéristique du Blues.
*slide guitar, glissement des doigts sur les cordes, à nu ou en utilisant un *bottleneck, tube de plastique ou de métal que l’on enfile sur un doigt pour effectuer ce glissement au son caractéristique.
