Dans le monde merveilleux des médias mainstream, ceux qui se sont autoproclamés « fact-checkers » et prétendent dicter à l’internaute ce qui est vrai ou faux, sont ceux-là même qui, forts de l’autorité que leur confère la puissance médiatique, précisément ne cessent de désinformer et de manipuler l’opinion. L’inversion des normes joue à plein dans ce domaine comme dans tant d’autres. Polaris média s’inscrivant dans l’offre médiatique en opposition à la pensée unique et au terrorisme intellectuel de l’establishment, il était donc fondamental de consacrer un dossier thématique à la désinformation.
Désinformation : Le mot apparaît d’abord en russe dezinformatsiya, au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale. Il est censé désigner des pratiques exclusivement capitalistes visant à « l’asservissement des masses populaires ».
On peut définir la désinformation comme la technique permettant de fournir à des tiers des informations générales erronées les conduisant à commettre des actes collectifs ou à diffuser des jugements souhaités par les désinformateurs. Elle est une manipulation de l’opinion publique, à des fins politiques, avec une information traitée par des moyens détournés.
Plusieurs procédés existent pour sa mise en œuvre :
– Un procédé de désinformation consiste à mettre dans la bouche l’adversaire des propos qu’il n’a pas tenus.
– Un autre, de même, à mettre dans la bouche de l’adversaire des propos qu’il n’a pas tenus mais qu’on arrive à tirer de ce qu’il a dit au moyen de coupures, d’approximations, de retouches.
– Un troisième, étant persuadé sous l’influence d’un prisme idéologique que l’adversaire n’est pas sincère, a pour but de lui faire dire ce qu’on pense qu’il aurait dit s’il avait été sincère.
Au vu de la façon dont se comportent les médias français et les politiques, on ne saurait dire lesquelles des écoles de journalisme ou de celles de cadres des partis, sont les plus en pointe dans la pratique de ces procédés malhonnêtes.
Dans le cadre de ces pratiques, les mots qui sont ceux de la langue de bois et du politiquement correct cherchent à embellir, et le négatif est toujours présenté sous son meilleur jour. Bienvenue à l’ère de la « communication positive » ! L’art des formules floues et de l’euphémisation devient l’arme préférée de la caste politique et de la caste médiatique. Tous les domaines de l’activité humaine se retrouvent gangrenés par cette sournoise mentalité moralisante qui consiste à adoucir la réalité qu’ils ont fabriquée pour en dissimuler les caractères désagréables. La langue de bois est le chef-d’œuvre de la désinformation puisqu’il est impossible de la parler sans devenir, par l’effet de « vampirisme » qui lui est inhérent, désinformé et désinformant en même temps. Des individus de bonne foi (mais souvent aussi de mauvaise) – les fameux « idiots utiles de Lénine », se transforment alors, sans s’en rendre compte, en caisses de résonances et se mettent à propager, en toute bonne conscience, un vocabulaire orienté idéologiquement. La fonction de la langue de bois est double. D’une part, elle amplifie le pouvoir de l’idéologie. D’autre part, elle permet de participer momentanément au pouvoir et de montrer qu’on est digne d’y participer davantage, dans la mesure où l’on manie irréprochablement la langue de bois, c’est-à-dire dans la mesure où l’on proclame ainsi sa fidélité à l’idéologie. Aucune autre langue que la langue de bois n’étant admise dans les cercles dirigeants et médiatiques, et la langue de bois n’autorisant aucune divergence individuelle, quiconque joue le jeu de la langue de bois est amené à jouer aussi le jeu de l’idéologie régnante et, par conséquent, celui des hommes en place.
