Margaret avait des pensées impures !

A la jeune fille qui tombe enceinte contre son gré (mais qui n’a pas pour autant évité les actes qui naturellement, débouchent sur cela) ; à la mère dont la famille est « complète », comme ils disent ; à celle qui est en détresse, le Planning familial offre des solutions rapides et simples. Depuis le suivi de la contraception (avec ou sans le consentement des parents, quand il s’agit d’une mineure) jusqu’à l’organisation du voyage pour aller avorter ailleurs, quand une femme est hors délai. Le Planning travaille main dans la main avec l’Éducation nationale, qui lui envoie sans hésiter des jeunes filles « imprudentes ».

Bref, le Planning, outil chéri de la République et des féministes de gauche, n’est pas là pour aider les femmes à être mères, ni pour faire disparaître les causes de la détresse de celles qui, pauvres ou seules, n’ont pas les ressources matérielles ou psychologiques pour affronter la venue d’un enfant dont elles seront responsables. Il est tout juste spécialisé dans la suppression des symptômes.

On comprend mieux cela à travers l’histoire de sa fondatrice, Margaret Sanger (1879-1966). D’origine irlandaise, elle voit sa mère mourir, épuisée par onze naissances (et sept fausses couches). Elle côtoie la misère. Mais les solutions qu’elle propose ne font pas dans la dentelle. Elle réclame la liberté sexuelle absolue pour les femmes, tout en devenant partisan du contrôle des naissances, à la charge des familles, dans une optique clairement eugéniste. D’où ces citations à retenir : 

« L’acte le plus charitable qu’une famille nombreuse puisse faire pour l’un de ses enfants en bas âge, c’est de le tuer. »

« Les services de maternité pour les femmes des taudis sont nuisibles à la société et à la race. La charité ne fera que prolonger la misère des inaptes. »

« Aucune femme et aucun homme n’aura le droit de devenir parent sans un permis de parenté. » 

Reconnaissons qu’au vu du nombre d’incapables en la matière et des millions d’abrutis qui pullulent sur Terre, cette dernière proposition n’est pas dénuée d’intérêt.

Quant à la liberté sexuelle absolue pour les femmes, elle est à grande échelle de nature à multiplier les grossesses accidentelles, dont il faudra faire le contrôle des naissances ensuite, ce qui est quelque peu contradictoire, donc incohérent, sauf à considérer que le fœtus ne diffère pas d’une simple verrue. Mais passons sur ce point.

Ou encore :

« Le contrôle des naissances, qui a été critiqué comme étant négatif et destructif, est vraiment la plus grande et authentique méthode eugénique, et son intégration au programme de l’Eugénique donne immédiatement un pouvoir concret et réaliste à cette science. En fait, le contrôle des naissances a déjà été accepté par les plus lucides et les plus clairvoyants des eugénistes eux-mêmes, comme la plus constructive et la plus nécessaire des mesures de la santé raciale. »

Sélection des naissances, santé raciale… que de notions de vilains fachos, de nazis, dans la tête de cette bonne Margaret ! L’eugénisme sous le IIIe Reich, c’est mal, mais quand il est pratiqué par le militantisme féministe de gauche en République française, c’est vertueux. Le Planning familial est donc aujourd’hui un peu gêné pour parler du discours de sa fondatrice, discours laudateur de la race condamnée politiquement depuis 1945. Avec les délires de la masculinisation de l’apparence de certaines détraquées mentales ayant nonobstant conservé leur appareil génital, le Planning préfère nous dire qu’un homme peut être « enceint ». Mais sa pratique demeure la même : promouvoir, dans le monde entier, la contraception artificielle, la « libération » de la femme et l’accès à l’avortement sûr et légal. En matière de promotion de la contraception, il est clair qu’une régulation des naissances drastique serait un impératif, pas nous concernant, mais pour certains continents et zones géographiques de la planète.

Campagne d’affichage du Planning familial d’août 2022 prétendant de façon lapidaire qu’un homme (biologique de naissance) peut porter un enfant. Démence ou malhonnêteté militante au sommet, à vous de choisir.