Rouge, mais pas trop

Au rang des tromperies dans lesquelles on fait vivre les Français, figure celle de la nature « anticapitaliste » du journal communiste L’Humanité. Les éléments qui démasquent cette imposture sont les suivants.

L’Humanité est depuis le congrès de Tours en 1920 l’organe officiel du Parti communiste français. Les socialistes en perdirent alors le contrôle comme ils perdaient celui de leur parti avant de se réorganiser ultérieurement.

Ce journal avait été fondé par Jean Jaurès en 1904 (1er numéro le 18 avril). La fraction la plus révolutionnaire du Parti socialiste SFIO (Section Française de l’Internationale Ouvrière) révéla alors qu’en reconnaissance de l’évolution de l’attitude de Jean Jaurès dans l’affaire Dreyfus, le journal avait été fondé grâce aux participations de riches banquiers et hommes d’affaire israélites. La liste des premiers souscripteurs corrobore cette affirmation à quoi s’ajoute que bien des porteurs de participations n’étaient que les prête-noms des Rothschild.

Cela montre une fois encore qu’à Moscou avec la subversion bolchevique, ou ailleurs en Europe occidentale, par la terreur ou par l’argent, ce sont toujours les mêmes à la manoeuvre pour instaurer et propager le cosmopolitisme internationaliste qui est dans l’ADN du socialisme. Le Journal Le Matin devait trente ans plus tard (les 3, 6 et 12 octobre 1934) révéler encore que la Compagnie des Agents de change de Paris (hormis les banquiers, on ne saurait faire davantage partie du monde de la finance que les agents de change), avait également fourni à L’Humanité la coquette somme de 300 000 francs-or (cf Dictionnaire de la Politique française d’Henri Coston).

Tout ce qui précède ne peut être évidemment gênant que pour les tenants de l’anticapitalisme le plus véhément. De nos jours, la fête annuelle de ce journal est soutenue par la présence rémunératrice de dizaines de grandes entreprises publiques et privées, et L’Humanité a adopté une structure d’actionnariat parfaitement capitaliste. Le PDG de l’immense groupe que l’on sait, Jean-Luc Lagardère, déclara qu’il lui apportait son soutien financier par « devoir civique ». La « ténébreuse alliance entre le capitalisme apatride et le socialisme international » est toujours d’actualité.