Initialement, ce mot a défini, en bien des pays, la position de ceux qui voulaient la révision de traités qu’ils considéraient mauvais pour leurs pays. A ce titre, tout opposant actuel à l’inféodation de la France aux divers traités sous lesquels la gouvernance a placé le pays, notamment dans le carcan de l’Union européenne, est un révisionniste. Le mot a désigné ensuite la remise en cause de la présentation de certains aspects de la Deuxième Guerre mondiale.
L’initiateur le plus important et le plus connu de l’école révisionniste au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale a été Paul Rassinier, militant communiste puis socialiste, déporté en Allemagne, élu en 1946, député socialiste (SFIO) de Belfort. Paul Rassinier avait été un des résistants de la première heure, fondateur du Mouvement Libé-Nord. Arrêté le 30 novembre 1943 par la Gestapo, il avait été déporté au camp de Buchenwald puis à celui de Dora d’où il revint invalide à 100 % ayant notamment perdu un rein. Mais il reprit malgré tout son activité d’homme politique de gauche et simultanément entreprit de dénoncer à la fois les mensonges communistes et d’une certaine histoire officielle mais aussi de certains affabulateurs. Dans son célèbre livre Le mensonge d’Ulysse, il comparait ainsi certains conteurs de la vie des camps de prisonniers au héros de la mythologie grecque : ils en rajoutaient un peu, voire beaucoup. Il rappelait surtout le rôle cynique des fameux kapos communistes dans les camps.
A la suite de Paul Rassinier se développa toute une école historique contestataire de l’histoire officielle que la loi Rocard-Gayssot impose aux Français de croire sous peine de lourdes sanctions de ses tribunaux, mais sans que l’on définisse ce qu’il faut croire ou ne pas croire. Les révisionnistes les plus connu sont aujourd’hui Robert Faurisson et Vincent Reynouard. Faurisson a été condamné par des tribunaux considérant que ses positions revenaient à nier l’élimination de masse en Allemagne contre les Juifs. Il a aussi été victime d’un lynchage le blessant très grièvement et dont les auteurs ne furent jamais arrêtés. Reynouard est toujours dans des démêlées judiciaires. Pour notre part, nous avons expliqué dans notre article L’astuce ne fonctionne plus (répertorié dans nos Billets d’humeur) qu’il est inutile, contre-productif, de s’opposer au narratif officiel en la matière.
Si Robert Faurisson et Vincent Reynouard ont été attaqués pour négationnisme, il n’en a pas été de même pour ceux qui nient les crimes du communisme. C’est le « privilège rouge » dont bénéficient le communisme et la pensée de gauche dans les pays occidentaux. Ainsi l’ancienne épouse du dirigeant communiste Maurice Thorez, célèbre par sa désertion en 1940 pour se réfugier en URSS, niait tout des génocides du communisme et faisait encore en 1998 l’apologie de Staline dans Le Figaro.
Il est donc évident qu’il faudra abolir la loi Rocard-Gayssot. C’est ce que demandait d’ailleurs l’historienne et journaliste juive Annie Kriegel qui, ancienne militante stalinienne repentie, adjurait ses coreligionnaires juifs, dans Le Figaro du 3 avril 1990, de ne pas accepter la mise en place d’une « insupportable police juive de la pensée », ne pouvant à terme que desservir leur cause et la cause de la pensée libre.
