Que nous disent du racisme les antiracistes ? Qu’il faut se prononcer « contre », et cette condamnation doit s’affirmer, elle ne saurait être implicite, car il n’y a pas d’horreur plus intolérable ni de cause plus juste. Que notre mémoire historique l’associe à la violence la plus extrême comme à la contre-violence la plus légitime : traite des Noirs et Holocauste d’une part, guerre de Sécession et Deuxième Guerre mondiale de l’autre, et qu’il s’agit de deux situations aveuglantes de clarté, le Bien face au Mal et le juste combat du premier contre le second, et que cela en a fait le symbole du mal absolu. En fait, quand la réalité prend ce visage manichéen, nul ne doit hésiter à choisir son camp : la neutralité devient criminelle.
Ils nous disent que la monstrueuse singularité du racisme a rendu nécessaire l’instauration, en ce domaine, de dispositions juridiques particulières qui dérogent aux principes du droit. Alors que la liberté d’expression était totale avant la Deuxième Guerre mondiale, il existe depuis sur ce point une censure légale. Et plus encore depuis 1972 et la loi Pléven, une opinion raciste n’a pas le droit de s’exprimer en France. Cette législation, étendue depuis par d’autres lois à divers groupes de personnes sans lien avec la race (orientation sexuelle, etc.) est bel et bien appliquée. Chaque fois que des propos racistes sont portés à la connaissance des autorités, des associations militantes se chargent de mener leurs auteurs en justice. Il s’agit pourtant d’une étrange anomalie dans notre système juridique. On peut à volonté montrer que les communards ne furent que des hordes sauvages et sanguinaires, et les versaillais de braves soldats évitant toute cruauté inutile ; on peut faire de Jeanne d’Arc un homme, une bâtarde royale, une transsexuelle, raconter qu’elle n’a jamais existé ou qu’elle n’a pas été exécutée ; on peut dresser le panégyrique de Napoléon, promu sauveur et père de la patrie, ou bien le réduire à l’état de minable gangster corse au terme d’un réquisitoire sans pitié… tout est admis. Une polémique ne manquera pas de s’instaurer, mais nul ne songera à la faire trancher par des juges. En revanche, si l’on prétend démontrer que les camps de la mort sont une invention juive, alors on se retrouve devant les tribunaux. Il s’agit bien d’une censure.
Ils nous disent que telle est la spécificité du racisme pour la conscience occidentale, que c’est une perversion intolérable dans son principe, effroyable dans ses conséquences, et qui doit éveiller en chacun de nous une imprescriptible culpabilité. Ils nous disent que la haine raciale fait partie de ces innombrables prétextes qu’utilisent les hommes pour se fabriquer les ennemis dont ils ne peuvent se passer. Le temps de se battre, on accable l’autre de tous les défauts, et pourquoi pas la couleur de sa peau, son origine ethnique ou ses particularismes culturels.
Parmi les antiracistes, les plus fins distinguent dans leur analyse, et nous disent que dans le racisme, c’est l’identité qui est en cause, l’autre se voit contesté dans sa qualité d’être humain ; alors que dans la xénophobie en revanche, c’est la localisation qui fonde le rejet, l’autre se trouve récusé en raison de sa situation géographique d’origine. Ce n’est pas son existence qui pose problème, c’est sa présence. Dans cette distinction entre racisme et xénophobie, ils pensent que le xénophobe est attaché à la notion de territoire, non de race, qu’il se moque bien des étrangers aussi longtemps qu’il ne les côtoie pas, mais qu’il ne les admet dans son pays que dans des conditions d’infériorité, de précarité, de nombre, de discrétion qui marquent bien sa supériorité de citoyen. Si les nationaux et les autres sont traités sur le même pied, alors il n’y a plus de patrie, plus d’identité nationale, plus rien, « tout fout le camp ».
Tout cela est très joli, mais il faut commenter et apporter des précisions à ce discours, et surtout y rajouter un détail, mais un détail essentiel. Tout le discours des antiracistes est basé sur une définition fausse et instrumentalisée du racisme, afin de servir leur politique de mélange des populations. Ils nous font la guerre par les mots (voir à ce propos notre article Logomachie sous la thématique Désinformation, Manipulation, Propagande). Ils ont diffusé et implanté dans la plupart des têtes que le racisme est le fait de ne pas apprécier, de rejeter d’autres personnes en raison de leur race, leur race biologique à laquelle est associée leur apparence. Il y a là un premier mensonge, en ce sens que la véritable définition du racisme n’est pas le rejet ou la haine des autres mais la croyance en une hiérarchie entre les races. Ce qui est biologiquement faux. Excepté quelques différences (sensibilité à certaines maladies par exemple, forme du crâne et apparence extérieure, peau et cheveux), on trouve partout la même organisation anatomique, sang, os, muscles et organes, le genre humain est Un. Si hiérarchie il y a, ce n’est pas entre les races mais entre les cultures et entre les agissements. Et personne ne nous fera avaler que ce n’est pas vrai. Personne ne nous convaincra qu’une culture qui conçoit et pratique l’excision, l’infibulation, la lapidation, par exemple, n’est pas dans l’arriération barbare et une infériorité par rapport à celle qui respecte les femmes. Ce que n’apprécie pas celui qui est faussement qualifié de « raciste », ce sont les cultures distinctes et « dissonantes » dans son paysage naturel. Une communauté de Japonais dans un village du Sénégal jurerait comme un tas de charbon dans une salle de bal. Par ailleurs, croire à l’existence d’une hiérarchie entre les races n’implique pas de détester autrui, cela n’a rien à voir. A cette pratique du mensonge sur la définition du racisme, il faut ajouter celui que fait la pensée antiraciste de son amalgame avec le suprémacisme. Suprémacisme forcément blanc. Or, pour un identitaire européen, il n’est pas question de souhaiter une domination blanche dans le monde, il veut simplement que chaque identité soit respectée, que l’Europe reste européenne. Et l’Afrique africaine, l’Asie asiatique. A chaque peuple sa terre, en bonne intelligence, ce qui est l’exact contraire de l’utopie universaliste maçonnique rêvant de la « diversité heureuse et du melting-pot destructeur des identités. Le suprémacisme, il est affiché par d’autres en revanche, qui se disent être le « peuple élu ». Quoi de plus suprémaciste que cette affirmation prétentieuse et mégalomane ?!
Le racisme étant la croyance en une hiérarchie entre les races, celui qui n’adhère pas à cette croyance mais qui pour autant récuse la présence de l’autre du fait de sa situation géographique d’origine, est donc un xénophobe, non un raciste. Nous abondons dans ce sens, la présence de l’autre, sur un territoire qui ne lui est pas naturel. Surtout bien sûr à partir du moment où l’autre devient dangereusement présent en surnombre. La France vivait très bien dans les années 1960. Ce n’était peut-être pas le cas des immigrés alors présents en faible nombre, mais il n’y a rien de choquant à cela, ce n’était pas leur pays. Nous abondons dans ce sens bien que le terme xénophobe ne soit pas le plus approprié, la peur (phobie) n’étant pas déterminante dans cette affaire. Le « xénophobe » est attaché à la notion de territoire en effet, mais n’étant pas raciste (s’il ne croit pas à la hiérarchie des races), son attachement va non à la race en effet mais à l’homogénéité dans les domaines culturel et de l’apparence physique. Comme le souligne Guillaume Faye, « Le vivre-ensemble bienveillant n’est possible qu’entre des populations apparentées, biologiquement et culturellement. Tout le reste n’est que fumisterie ».
L’antiraciste, cosmopolite apatride dénonce la pensée nationaliste selon laquelle si les nationaux et les autres sont traités sur le même pied, alors il n’y a plus de patrie, plus d’identité nationale. Nous sommes désarmés pour lui faire comprendre l’évidence et le caractère exact de cette pensée, puisqu’il veut précisément le contraire, il veut la destruction des identités nationales pour créer des pays en « libre-service » où n’importe qui peut venir quand bon lui semble, sans discernement d’origine ni de nombre et avoir de facto une égalité de droits avec tous les autres, avec les nationaux faits par les siècles d’histoire les légitimes du dit territoire, on ne peut pas lutter contre un cerveau frappé par un fonctionnement irrationnel et par l’utopie de l’égalitarisme communiste.

