Quand Oswald Spengler a parlé du « déclin de l’Occident », il décrivait un processus historique impressionnant qui a atteint aujourd’hui sa phase finale. Et même à cette date tardive, très peu de gens possèdent la force morale et intellectuelle pour reconnaître toute l’étendue de ce déclin. Ce à quoi nous sommes confrontés n’est pas simplement une structure politique devenue décadente et corrompue. Chaque facette de la civilisation occidentale telle que nous la connaissons aujourd’hui, tout un système culturel, a dégénéré. La décadence a infecté toutes les institutions de la société : sociale, économique, religieuse, morale et culturelle, ainsi que politique. Depuis le déclin de Rome, la Terre n’a pas été témoin d’un phénomène similaire. Nous trouvons ici l’homme d’affaires, qui est le dieu du profit ; l’homme politique, qui se prostitue dans les bordels parlementaires et dans le clientélisme électoral prêt à tous les abandons et à tous les reniements pour glaner une voix ; le prédicateur, qui dans son église ou dans son temple exhorte son troupeau à adorer l’imaginaire sémite tout en proclamant les maux de la race ; l’enseignante qui prône le féminisme, l’homosexualité et le transgenrisme comme mode de vie « alternatif » ; l’officier militaire, qui est plus préoccupé par ses promotions et ses prestations de retraite que par son honneur de soldat ; ainsi que le citoyen ordinaire qui, rassasié de bière et de télévision, accepte tout cela sans guère de protestation.
Voilà qui est symptomatique d’un cancer, d’une maladie en phase terminale, qui voue la civilisation occidentale à la mort. La condition est terminale. Aucune récupération de ce monde infecte dans son aboutissement actuel n’est possible ni n’est souhaitable. Il n’y a aucun espoir de la sauver et personne ne devrait tenter de le faire. Ce qui est devenu décadent ne doit pas être préservé artificiellement, il devrait être éliminé. Ce qui veut tomber, dit Nietzsche, il ne faut pas le retenir ; il faut le pousser encore. La civilisation occidentale moderne constitue une parodie grotesque de la vraie culture. Elle représente un ordre périmé, dont les valeurs sont fausses, étrangères, anti-naturelles, anti-vie et anti-race. Ce à quoi nous assistons actuellement est la phase finale d’une détérioration organique, qui suivra son cours, aboutissant à la mort et au chaos. Rien ne peut arrêter ce processus.
Face à cette sombre perspective, comment réagir ? Comment affronter la mort imminente d’une civilisation, de toute une culture dont on a fait partie intégrante avant qu’elle ne dégénère ? Comment faire face au traumatisme de cette expérience ? Se tourne-t-on vers l’auto-indulgence et l’excès hédoniste ou vers le nihilisme autodestructeur ? Est-ce que quelqu’un abandonne sa rationalité et embrasse les assurances d’un autre monde de n’importe quel chaman ou culte religieux ? Ou bien est-ce que l’on ignore tout simplement la réalité et insiste avec nostalgie sur la restauration de ce qui est irrémédiablement perdu… ? Tenir à la vie est une faiblesse mortelle. Les civilisations sont créées par des gens qui n’ont pas peur de mourir, et perdues par des gens qui aiment vivre. Une civilisation peut-elle être aussi supérieure qu’elle veut si le nerf viril se détend ? Ce n’est plus qu’un colosse aux pieds d’argile, « Plus imposant l’édifice, plus effroyable sera la chute » – (Ernst Jünger, La guerre comme expérience intérieure.)
Les Français ayant été ravagés par 2 000 ans de Christianisme puis 230 ans de République, n’ont tout simplement plus les connections pour comprendre ce qu’il leur arrive. Biberonné par la laïcité et la démocratie avec ses sacro-saints « droits de l’homme », le pékin moyen a perdu toute volonté de préservation et de transcendance. L’homme nouveau qu’ils disent…… Un con sommateur, un hilote errant sans conscience, abruti, niant les réalités biologiques et naturelles fondamentales, le voilà non binaire, gender fluide et autres inepties sorties de cervelles (Judith Butler militante gay américaine…) et de leurs larbins marxistes jusqu’à la racine des cheveux. « Je me suis déconstruit » disent-ils… Cruellement ironique quand on pense que la race Blanche est un peuple de bâtisseurs. Le culte du héros a fait place au culte du zéro et le médiocre prévaut sur l’excellence, d’Ulysse à Conchita Wurst. En tout cas, nous assistons au moins aux prémices de la chute de toute cette folie que la Nature va expédier dans les caniveaux de la vie. Ce pays est en état de mort cérébrale et sous assistance respiratoire depuis trop longtemps, on ne sait pas qui débranchera la prise mais ce n’est pas nous qui allons l’en empêcher, il faut en passer par un effondrement pour avoir une chance de reconstruire autre chose.
Le XXe siècle aura été pour les Européens celui où leurs pays furent convoités par deux pôles en apparence opposés, mais en réalité animés par les mêmes Fils du désert, qui étaient d’une part à Wall Street et à la City, d’autre part dans la révolution bolchevique de 1917. Dès 1870, une puissance continentale s’affirmait de plus en plus en Europe et ne lassait pas d’inquiéter l’Angleterre qui craignait pour sa suprématie mondiale ? Mais au nom de quoi devrions-nous avoir été condamnés à vivre sous la domination commerciale et diplomatique britannique ? Cette puissance continentale qui osait s’affirmer sur son sol, insupportable à l’Angleterre, devait d’une façon ou d’une autre être réduite, contrariée, étouffée, mise à bas. Seule cette puissance continentale, l’Allemagne, qui ne faisait que jouer légitimement sa partition compétitive dans le concert des nations, a œuvré pour sortir le continent européen de ces deux mâchoires, la capitaliste des places financières américano-anglaises et la bolchevique du Kremlin, qui finirent par s’allier contre elle, montrant bien que l’opposition de ces deux mâchoires n’était que alors que de façade. Opposition qui put devenir réelle après 1945 avec la guerre froide, une fois l’Europe neutralisée. Mais le destin de notre continent ne peut pas être celui-là dans l’histoire du monde. Il faut travailler à sa renaissance et à sa véritable libération.
Oui, nos ancêtres fêtaient équinoxes et solstices, avant que le christianisme ne vienne à partir du IVème siècle y coller ses fadaises pour leur imposer cette importation religieuse qui n’a rien à faire ici. La chose est évidemment tellement installée (on a été jusqu’à construire des cathédrales), perpétuée de générations en générations, qu’elle paraît encore normale à certains qui de fait trouveront notre propos délirant. C’est qu’ils ne sont pas libres mentalement. L’Europe vit sous la domination d’une pensée extérieure. Les églises sont des temples orientaux servant une foi étrangère. Que ceux qui le peuvent ouvrent les yeux. Face à une mise à mort programmée du peuple européen, nous devons renouer avec les anciennes traditions qui nous sont propres. Il est temps de reconstituer un cycle héroïque à l’image des anciens guerriers de notre histoire, faire resurgir l’âge des héros.
« Pour diriger les mouvements de la poupée humaine, il faudrait connaître les fils qui la meuvent. Que les philosophes pénètrent donc de plus en plus dans l’abîme du cœur humain : qu’ils y cherchent tous les principes de son mouvement, et que le ministre profitant de leurs découvertes en fasse (…) une heureuse application » – Helvétius (1715 – 1771). Edward Bernays, neveu de Sigmund Freud, théoricien concepteur du Social Learning et auteur de Propaganda, s’en est chargé (voir notre article Comment manipuler l’opinion en démocratie, répertorié dans la thématique Désinformation, Manipulation, Médias, Propagande). Le citoyen-mouton est conditionné dès sa naissance à s’intégrer docilement à la foule, à faire ce que fait le groupe, à ne pas se démarquer. Quelques-uns s’en libèrent. On le sait, les idées les plus simples, les plus radicales, sont facilement comprises des hommes qui sont encore éveillés, les seules idées qui aient la puissance d’émouvoir les passions. Là est le secret de la force des partis dits « extrêmes », et de la faiblesse des partis intermédiaires, en temps de révolution. Ce n’est pas nous qui nous sommes radicalisés, ce sont les autres qui se sont ramollis. L’Histoire nous enseigne que dans les périodes de forte intensité politique les oppositions tendent à se cristalliser à l’essentiel sous la forme d’une question cardinale : « tu es avec nous ou avec eux ? » Si tu adoptes contre ton propre peuple le même langage et les mêmes accusations que ceux qui veulent nous liquider alors tu n’es pas avec nous, tu es avec l’ennemi. Et on a toujours un ennemi prioritaire et des adversaires secondaires. L’Ennemi est en train de sortir au grand jour, les choses deviennent sérieuses là alors écarte toi si tu as peur et laisse faire les grands. Aujourd’hui, l’instinct de survie s’oppose à la léthargie des masses chez qui on l’a fait disparaître et, ironiquement, le seul espoir de l’humanité repose sur les épaules des rebelles, ceux qui peuvent supporter de marcher seuls… Dans le rebelle, dans celui qui ne s’adapte pas, qui refuse la loi d’un système dont la philosophie est extérieure, il faut voir en général l’homme sain. Nous parlons du ribellu Corse, de l’indépendantiste irlandais, de celui qui a eu suffisamment d’intelligence pour refuser quoi qu’il lui en coûte des injections douteuses vendues par les autorités dont les effets secondaires et les déclenchements de pathologies sont désormais connus. Nous ne parlons pas du militant « antifa » ou du « punk à chien » qui se voit en rebelle au Système alors qu’il n’en est que l’idiot utile ou la victime. Dominique Venner dans son livre éponyme a traité du cœur rebelle, « Comment peut-on être rebelle aujourd’hui ? Je me demande surtout comment on pourrait ne pas l’être. Exister, c’est combattre ce qui me nie. Être rebelle, c’est préférer se mettre tout le monde à dos que de se mettre à plat-ventre ». Dans un monde anormal les valeurs se renversent : celui qui apparaît anormal par rapport au milieu existant, il est manifeste que c’est justement lui le « normal », qu’en lui subsiste encore un reste d’énergie vitale intègre. Le rebelle appartient à cette minorité qui, en tout temps, a préféré le danger à l’esclavage et qui sait que le respect de soi doit toujours être conquis. La peur tue la liberté, seuls ceux qui sont courageux sont libres. La liberté ne peut être atteinte par la diligence ou la patience, ni ne peut être achetée avec de l’argent. Si vous voulez l’obtenir et la garder, vous devez la prendre. Cela demande du courage et seuls les intrépides sont courageux. S’il vous plaît, ne confondez pas l’intrépidité avec l’imprudence, ce sont deux paires de chaussures différentes. Les personnes effrayées (les assurés) ne pourraient pas garder ou user de leur liberté même si on leur offrait ce cadeau…
Pourquoi donc la canaille triomphe insolemment et se maintient à tous les échelons du dispositif politique et étatique ? Parce que trop de « Gaulois » sont encore prisonnier de l’illusion que le monde tourne à la gentillesse et à l’honnêteté. Alors qu’en réalité tout ce que leur gentillesse leur garantit c’est d’être les premiers à y passer. Mais la plus cruelle blague de toutes, le truc qui coulera à chaque fois celui qui s’en approchera, c’est l’espoir que le monde va redresser tous les torts, qu’il va récompenser les bons, punir les méchants et les traîtres. Depuis le temps ça se saurait. Celui qui se laisses avoir par ces utopies n’a pas l’ombre d’une chance. Pour l’honnête homme comme pour la nation, le seul moyen de survivre dans cet univers fétide, c’est de parvenir à prendre les commandes pour faire le ménage. La seule chose que nous puissions faire est d’attendre, nous renforcer, et créer parmi nous une classe supérieure de gens capables de commander, capables de prendre un jour la direction de la race dans chaque pays. Il faudra que nos chefs soient des hommes de simarre et d’épée, des combattants autant que des doctes, car qui fait une distinction entre ses érudits et ses guerriers verra ses réflexions faites par des lâches et ses combats menés par des imbéciles. Le pouvoir arraché des mains de l’oligarchie mondialiste, si la chose s’avère possible, il faudra paraphraser Louis Antoine de Saint-Just et que cette formule devienne une règle d’airain : « Pas de liberté pour les ennemis de l’Identité ». La Grandeur est un glaive. Et ce glaive représente la conscience d’appartenir à une entité souveraine qui dépasse absolument tout chez l’être humain. A partir du moment où nos contemporains auront la conscience d’appartenir à quelque chose de grand, le glaive de l’Europe pourra être retiré de son fourreau.

