Sarkozy a créé le macronisme

« Tout commence en 2008. Jacques Attali remet à Nicolas Sarkozy un rapport sur la « libération de la croissance ». Un texte technocratique, saturé de jargon économique, qui rêve d’un pays géré comme une entreprise. Parmi les rédacteurs : un jeune énarque, Emmanuel Macron. Sous Hollande, ce même Macron devient le relais discret de cette vision. Ministre de l’Économie, il recycle les formules du rapport Attali : flexibilité, innovation, “modernisation”. Toujours le même ton, prétendument neutre, au-dessus du politique. En 2017, il transforme ce discours en esthétique de campagne : ni droite ni gauche, mais la réforme permanente. Sourire contrôlé, langage managérial, promesse d’efficacité. Derrière le vernis, le même fond. Le macronisme n’a pas succédé au sarkozysme : il en est le prolongement. »

— Pierre Sautarel

Les limites de la séparation des pouvoirs sont atteintes

Nous ne sommes pas des partisans de Nicolas Sarkozy, très loin de là. Si nous aimerions voir sous les verrous le soldat du mondialisme qui a voulu nous imposer de « relever le défi du métissage », c’est pour d’autres raisons que celles invoquée par la justice pénale française actuelle (voir nos articles Nicolas Sarkozy, rappel partiel de l’itinéraire d’un soldat de l’anti-France, Sarkozy, l’un des plus gros champions de la démolition française, et Sarkozy, point de bascule majeur vers le chaos (tous trois répertoriés dans la thématique France).

Ne soyons pas naïfs, il ne fait guère de doute que Nicolas Sarkozy ne pouvait pas ne pas être au courant de la démarche attribuée à deux de ses collaborateurs seuls en direction de la Libye pour rechercher un financement illégal de sa campagne présidentielle, s’il n’a pas échafaudé lui-même ce projet avec ces deux collaborateurs. Mais il apparaît au final que les magistrats en charge du dossier ne sont pas parvenus à trouver trace de cet argent libyen qui aurait été perçu : pas d’enrichissement personnel, rien dans les comptes du parti. C’est ce qu’on appelle une absence manifeste de preuve. Où que soit passé cet argent, s’il a été perçu, il n’est pas là où les accusateurs prétendent qu’il était. Or la preuve est tout de même l’élément fondamental en droit établissant la culpabilité d’un prévenu.

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Focus sur Raphaël Glucksmann

À la rubrique connaissance de l’ennemi, l’intéressé, atlanto-mondialiste qui se rêve à l’Élysée, est avant tout le petit-fils d’un agent de Staline.

Mais aussi, comme nul ne l’ignore, l’avantageux Raphaël est le fils du défunt maoïste puis néo-philosophe André Glucksmann, l’un des idéologues de Mai 68 avec ses acolytes Bernard-Henri Lévy, Alain Finkielkraut et Pascal Bruckner, avant de verser dans le néo-conservatisme à l’instar des trotskistes américains Richard Perle, Caspar Weinberger ou Paul Wolfowitz, les boutefeux des guerres contre l’Irak sous les deux présidences Bush.

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Meurtre de la petite Lola

D’aucuns sont tentés de penser que le drame de la petite Lola illustre avant tout le paradoxe d’un pays capable de contrôler jusqu’au moindre cabanon dans votre jardin, mais qui laisse entrer sur son territoire, sans véritable vérification, des dizaines de milliers d’individus potentiellement dangereux, issus de pays dépourvus de système psychiatrique fonctionnel et livrés à eux-mêmes dans nos rues. Aucun principe de précaution. Rien.

En réalité, cela n’a rien de paradoxal, non. C’est caractéristique d’un État couard et félon. On surveille ceux qui respectent les règles, parce qu’ils sont faciles à atteindre, dociles, prévisibles. On contrôle le pavillon, la haie, la déclaration d’impôts du type qui paie tout au centime, pendant qu’on ferme les yeux sur ceux qu’on ne saurait ni tracer ni contraindre. L’autorité se montre seulement là où elle ne risque rien. Les forts, les violents, les véritables dangers, eux, profitent du vide moral et administratif d’un pouvoir qui n’ose plus se confronter à la brutalité réelle. On préfère humilier les disciplinés que d’affronter les sauvages. Et à force de traquer le citoyen modèle, on finit par le plonger dans la dépression, ou bien, résultat hétérotélique, le forger dans la révolte salutaire.

Ridicule !

En fait, c’est à la fois épouvantable et ridicule ce qui nous arrive. Une caste cravatée, hypnotisée par un dément en fin de course, s’est approprié notre pays. Elle va aujourd’hui tenter un numéro de prestidigitation pour imposer sa vision écolo euro bureaucratique qui nous détruit – sous les vivats somnambuliques des commentateurs. Un premier de la classe aux airs onctueux nous la joue un numéro sacrificiel à la limite de la farce. On s’étonne qu’il n’ait pas encore parlé de « faire don de sa personne ». Pour quelle cause immense, historique ? Protéger un président fantoche haï par 82% d’un peuple (et désavoué élection après élection), « sauver » un système a-démocratique, déconnecté, qui naufrage gaillardement riches et gueux et – ah j’oubliais – « donner un budget » ruineux pour tous, otage de partis ultra minoritaires déments avides de totems dérisoires, effrayés en vérité de perdre leurs revenus gras en cas de dissolution. Et leurs frais de bouche.

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Le domaine du vice total

Le domaine politique n’est pas un lieu de création de valeur, mais de coercition et de redistribution des ressources d’autrui. Pour qu’un groupe gagne (donc obtienne par exemple un nouveau transfert de richesse ou une réglementation favorable), d’autres groupes doivent perdre (payer l’impôt, se conformer à ladite réglementation, décevoir un électorat côté partis, etc). Ce mécanisme crée une hostilité structurelle en interne, tout en lésant la population.

La finalité de la démocratie est de s’emparer de l’État par la majorité et les moyens importent peu. Il faudra bien convaincre du monde et ralentir nos ennemis dans cette course effrénée. Les incitations perverses ne peuvent alors que se démultiplier à tous les étages. Cela est encore plus vrai quand la situation est dramatique et que la population réclame de l’apaisement, ce que chaque parti estime évidemment pouvoir apporter.

En bref, le processus démocratique décourage en tendance les comportements vertueux et récompense la domination. Il revitalise la barbarie en provoquant l’inversion des bonnes mœurs. Les politiques privilégient donc des outils qui reflètent ces pulsions destructrices (sophismes, slogans, appels aux émotions etc). Écraser l’autre fait partie du deal. L’institution étatique démocratique est bien celle du vice total.

Cloaque républicain

La vie politique française est une gigantesque fosse à purin dans laquelle s’ébattent une ribambelle de petits étrons qui se chamaillent, s’allient, se trahissent, s’embrassent, se poignardent, se rabibochent, s’enculent, etc, sans jamais penser une seule seconde à la France et aux Français, sauf peut-être en fin de mois quand tombe leur gros chèque…

Quand le « macronisme » s’effondre sur lui-même

La démission de Sébastien Lecornu, à peine 24 heures après sa nomination au poste de Premier ministre, fait l’effet d’un scandale politique. En réalité, elle est l’expression d’une rupture structurelle plus profonde. La France assiste à la lente désintégration du macronisme, une forme de pouvoir technocratique qui a perdu sa base sociale.

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Quand la France aura été libérée…

Ce jour-là, le Panthéon devra être vidé de ses cénotaphes et reconverti en Musée des Crimes de la République. Joséphine Baker et les Manouchian n’ont rien à faire au Panthéon, mais leur entrée dans ce lieu sinistre n’a pas le degré de putréfaction morale de celle de Simone Veil avec son cortège d’enfants tués dans le ventre de leurs mères, et de l’éructant Badinter. Mais on dépanthéonisera.

Robert Badinter a été un accompagnateur du désastre

Il se vantait d’avoir fait voter l’abolition de la peine de mort contre l’opinion populaire qui lui était favorable aux deux tiers. Ce n’était donc pas un démocrate mais très exactement un républicain en ce sens qu’il se prenait pour un homme dont l’opinion individuelle surpassait en qualité celles cumulées de 20 millions de Français.

Il a fait partie de cette petite élite littéralement oligarchique qui, depuis des décennies, gouverne au nom du peuple mais contre lui en réalité.

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