Après que l’Amérique de Trump ait déposé le dictateur vénézuélien Nicolás Maduro, il est peut-être utile de rappeler, notamment à ceux qui s’émeuvent à longueur de tweets sur le droit international bafoué, que l’exercice de la puissance par ceux qui en disposent est un état de fait aussi vieux que le monde. Qu’il est le seul état de fait qui soit constant dans l’histoire du monde en matière politique, depuis des milliers d’années. Que l’exercice de la puissance par ceux qui en disposent est une réalité observable dans absolument toutes les situations humaines et non-humaines. Jusqu’au règne bactérien en passant par les cours d’école ou par le monde de l’entreprise, chacun profite d’une faiblesse de l’autre pour le subjuguer d’une manière ou d’une autre.
Lire la suite « La puissance et le retour au réel »Catégorie : Philosophie politique fondamentale
Politiciens
Ce qu’il y a de plus odieux chez les politiciens, c’est leur mépris des gens honnêtes. Ils ont l’impudence de leur forfaitures, pour ne pas dire de leurs forfaits. La politique est l’art de parvenir au pouvoir sans compétence et de s’y maintenir en promettant de réaliser, en cas de réélection, ce que l’on n’a pas fait lorsque l’on était élu.
— Ghislain de Diesbach (Petit dictionnaires des idées mal reçues)
Fascisme et antifascisme : l’erreur tragique de la fausse droite
Il est devenu courant d’entendre, au sein d’une certaine droite contemporaine, la formule suivante : « Les vrais fascistes sont les antifascistes. » À première vue, cette formule semble habile. Elle retourne contre l’adversaire l’accusation qu’il profère en permanence. Mais en vérité, cette inversion n’est qu’un écran de fumée. Derrière cette facilité verbale se dissimule une incapacité profonde à comprendre ce qu’est véritablement le Fascisme. Et c’est là toute la faiblesse doctrinale de cette droite : elle raisonne encore avec les catégories mentales de ses ennemis.
Lire la suite « Fascisme et antifascisme : l’erreur tragique de la fausse droite »Ils sont forgés dans le mensonge
Le mensonge, c’est la BASE de l’activité politique, c’est le bagage de pourriture mentale indispensable à toutes ces sales gueules que l’on voit devant les caméras, qui utilisent les médias pour mener leur action. Celui qui n’a pas la capacité de mentir sans scrupules n’a pas sa place en politique telle qu’elle est conçue par le système en place et par ceux qui en vivent. Le mensonge, c’est :
Lire la suite « Ils sont forgés dans le mensonge »Ne pas confondre autoritarisme malveillant et autoritarisme bienveillant
Selon une enquête récente du Cevipof relayée dans les pages du Figaro, 41 % des Français sondés seraient d’accord avec le fait d’avoir à leur tête un homme fort qui n’a à se préoccuper ni du parlement, ni des élections. Ces Français deviendraient-il étrangers à la démocratie ?
Ce chiffre n’est pas nouveau, il revient depuis une dizaine d’années, 41 % favorables à un régime d’ordre, face au bavardage parlementaire, face à la tyrannie des minorités, face au mouvement du monde qui semble échapper au politique, il y a presque un désir bonapartiste ou césariste, il nous faudrait un chef qui soit capable de reprendre les choses en main pour l’intérêt général, sans être exagérément tenu par des intérêts particuliers. Dans le contexte actuel comment comprendre ce chiffre ?
Lire la suite « Ne pas confondre autoritarisme malveillant et autoritarisme bienveillant »La vilaine parenté que voilà !

Nous disent certaines personnes de droite qui se pensent instruites à qui l’on a appris à être hostiles à ces doctrines. En effet, c’est absolument exact, fascisme et nazisme sont du socialisme. Mais ces gens ne voient pas un élément fondamental : le nazisme et le fascisme sont des doctrines sociales qui portent leur intérêt sur leurs populations respectives, l’amour des Italiens pour le fascisme, l’amour des Allemands pour le nazisme. Tout comme le franquisme s’est attaché à la protection des Espagnols. Et ces doctrines améliorèrent considérablement la vie de leurs peuples respectifs, avant d’être vaincues. Un socialisme d’intérêt national donc, parfaitement légitime, que ceux qui ne supportent pas cette idée devaient forcément diaboliser. Un socialisme national qui est tout le contraire du socialisme INTERNATIONALISTE cosmopolite des bolcheviques marxistes et des francs-maçons vainqueurs de 1945 sous lequel nous vivons encore aujourd’hui. Les flammes de cette image, sont celles de nos pays dans le feu des émeutes « racisées », frappés par l’explosion de la criminalité, ce sont les flammes de nos pays européens menacés de disparition, ce sont celles de la merde générée par ce socialisme marxiste internationaliste, pas celles des doctrines sociales nationales. « Learn the difference », comme le dit l’expression anglaise. Qu’il sera long de dépolluer les têtes de quatre-vingts ans d’intox !…
Amalgame fallacieux
L’essence de la tyrannie réside dans l’application de lois stupides.
— Edmund Burke
Combien de lois stupides pondues par les technocrates en France, jusqu’à la récente idée d’imposer un thermostat « connecté » sur chaque radiateur ?… Ce sont des mots séduisants que ces mots de Burke, on serait aisément portés à les adopter, l’homme ayant dit un certain nombre de choses pertinentes par ailleurs. Cependant Burke fait ici erreur, les lois stupides ne sont pas la marque de la tyrannie, car une tyrannie n’est pas nécessairement malfaisante contrairement à l’idée qui en a été installée dans les têtes par ceux qui n’ont pas intérêt à la voir appliquée parce qu’ils ne peuvent pas en vivre, à savoir toute cette clique de politiciens vivant de la « démocratie ». Voir notre article Réhabiliter la Tyrannie répertorié dans la thématique Philosophie politique fondamentale. Pour être plus exact, c’est l’essence de la persécution étatique, qui réside dans l’application de lois stupides.
L’État contre la nation
Les observateurs se sont souvent demandé, dans la grande crise politique que nous traversons, sur quoi l’État en France allait-il trébucher. Sur l’immigration ? L’insécurité ? Non, c’est sur son fonctionnement ordinaire que l’État est en train de se décomposer aujourd’hui.
Le modèle de l’État Léviathan, c’est-à-dire l’État protecteur à qui le citoyen en abandonnant beaucoup de sa liberté confie en échange la tâche de le protéger, s’effondre sous nos yeux. Un État qui n’est plus capable, comme c’est le cas actuellement en France, d’assurer la sécurité des personnes et des biens, est un État qui rompt le pacte fondamental qui fait en sorte que nous lui obéissons.
Lire la suite « L’État contre la nation »L’heure approche de faire un choix fondamental
Nous avons suffisamment fait l’expérience de la démocratie pour être fixés à son sujet et sur la société qu’elle engendre. Factuellment, la démocratie, c’est prendre le risque que ceux qui ont fait la démonstration de leur nuisance puissent revenir au pouvoir s’ils en ont été chassés, parce qu’il y a toujours une partie de l’électorat qui n’est pas raisonnable, on ne peut s’y fier. Dans les faits, compte tenu de la gravité des dégâts que nous inflige l’option démocratique, est-ce encore une option raisonnable que de prendre ce risque ?
Nuance messieurs dames…
La France n’est pas plus démocratique que d’autres pays à travers le monde qui ne le sont pas, puisque la démocratie n’existe que dans l’illusion sous laquelle on a fait vivre les Français depuis l’instauration du suffrage universel. Rappelons sans cesse les mots d’Alexis de Tocqueville : « Je ne crains pas le suffrage universel, les gens voteront comme on leur dira. » La différence avec ces pays non démocratiques à travers le monde est que ce sont des pays autoritaire, alors que la France est un pays totalitaire, ou du moins est-elle menée sur cette voie actuellement par son président.
