La domination d’un homme bon s’appelle monarchie. Celle d’un mauvais, la tyrannie. Celle de quelques bons, l’aristocratie. Celle de quelques mauvaises, l’oligarchie. Et celle de toutes les mauvaises, la démocratie.
— Tommaso Campanella
Catégorie : Philosophie politique fondamentale
Tradition contre Modernité
L’affrontement majeur qui anime la France est binaire. Républicains contre traditionnalistes depuis le XVIIIe siècle, modernes et antimodernes aujourd’hui. La guerre civile française met aux prises deux forces, nées au moment de la Révolution :
1° Les « républicains » sont aujourd’hui de très loin les plus nombreux et les plus puissants. Ils se subdivisent en deux courants, l’un libéral (la « droite »), l’autre plus social (la gauche), ces deux courants étant les deux ailes de la même volaille, ou le fait qu’il y a deux grands partis de gauche en France dont l’un s’appelle la droite pour reprendre Ghislain de Diesbach. Au sein de la gauche, les « communistes » n’ont jusqu’ici jamais été en mesure de l’emporter sur les républicains : cette mouvance politique reste cependant fortement présente dans les réflexes et la façon de penser d’une partie de la population. Libéraux de la droite guimauve et « communistes » constituent, au-delà de leur opposition sur les finalités et les méthodes, le camp de la modernité.
2° Les « traditionnalistes », qui nonobstant sont toujours présents. L’attachement à certains éléments constitutifs de l’organisation sociale traditionnelle reste fortement présent au sein de la société française.
Lire la suite « Tradition contre Modernité »Contribution des « valeurs » universalistes à la déliquescence française
Depuis le Bill of Rights anglais de 1689, les droits de l’homme (l’expression apparaît pour la première fois en France en 1762 avec le Contrat social de Rousseau) ont été déclinés en de multiples versions, toutes empreintes d’universalisme et d’égalitarisme hérités de l’Évangile. Universalisme, égalitarisme, mais aussi droit au bonheur. L’article premier de la Déclaration de 1793 dispose que « le but de la société est le bonheur commun ». Au regard de ce que nos tenants du régime, maçons patentés ivres de ces belles déclarations, ont fait de la France et de la situation, il y a loin de la coupe aux lèvres !
Lire la suite « Contribution des « valeurs » universalistes à la déliquescence française »Petit viatique contre l’accusation de racisme
Comment faire face à une accusation de racisme si celle-ci vous est jetée au visage à l’occasion d’une discussion ? Attention, traiter de ce sujet, c’est mettre le pied dans des sables mouvants, sur un terrain miné par la rhétorique de gauche, c’est naviguer dans un domaine où tout a été brouillé à dessein, un domaine pour lequel votre moteur de recherche internet est fortement susceptible d’afficher une falsification, par exemple la définition attribuée au racialisme est en fait celle prise au racisme.
Tout d’abord commençons par une bonne nouvelle : les races existent ! Sans quoi certains ne pourraient pas porter l’accusation de racisme. Ce sont donc ceux qui portent cette accusation qui sont les premiers à affirmer ainsi l’existence des races. Qu’ils soient remerciés pour leur bêtise. Il n’est pas inutile de le rappeler, parce qu’il fut une époque pas si lointaine, celle du premier quinquennat d’Emmanuel Macron où en juillet 2018 la mode du moment (en fait déjà en cours sous le funeste François Hollande) fut de prétendre que les races n’existaient pas, les parlementaires français ayant voté à l’unanimité la suppression du mot race dans la constitution. Effacer le mot allait faire disparaître le réel. On était là dans le domaine de l’incantation, de la pensée magique.
Lire la suite « Petit viatique contre l’accusation de racisme »Doit-on respecter la démocratie ?
La question est légitime. Oui, doit-on la respecter lorsque la majorité, ou même une partie significative de la population, élit des dirigeants ou adopte des politiques qui mettent clairement en danger la sécurité, la liberté et l’avenir de nos enfants ?
La démocratie n’est pas une religion. Elle n’est qu’un outil, un mécanisme destiné à permettre à un peuple de choisir librement son destin. Sa légitimité ne repose pas sur le simple fait que « la majorité a voté », mais sur l’idée qu’elle doit servir le bien commun et protège les conditions mêmes de son existence : la sécurité des citoyens, la cohésion sociale, la transmission d’un héritage viable aux générations futures.
Lire la suite « Doit-on respecter la démocratie ? »Faux socialisme et vrai socialisme
Pourquoi s’interroger sur le passé et l’évolution passée du socialisme, à l’heure où, souvent, il recule électoralement en Europe, où il n’a plus ni projet politique cohérent ni bras armé, soviétique ou autre, où un individualisme forcené, gros de catastrophes sociales, prend le pas dans les mentalités post-modernes du « premier monde », de l’engouement yuppy au burrowing du citoyen branché sur son petit monde virtuel ? Parce que le socialisme, qu’on le veuille ou non, demeure un réflexe, une aspiration, communautaire. Pour reprendre un discours aussi banal que réalitaire, l’homme n’est pas un être centré exclusivement sur lui-même, sur sa propre égoïté. Il est l’enfant de parents, il est aussi petit-fils ou petite-fille, frère ou sœur, père ou mère, cousin, voisin, collègue. En ce sens, il peut désirer le bien de son groupe ou des groupes au sein desquels il vit et agit, et hisser ce bien commun au-dessus de son bien-être individuel.
Comme l’ont souligné tous les tenants des grandes religions et aussi les adeptes de l’humanisme classique, un homme peut sacrifier son bien-être pour ses enfants, pour une cause, pour toutes sortes de motifs qui transcendent la pure égoïté. Son intelligence et sa mémoire instinctuelle (deux qualités qui ne sont pas nécessairement hétérogènes et incompatibles) peuvent donc postuler des sacrifices pour un temps sensé être meilleur mais qui doit encore advenir. L’homme n’agit pas seulement dans une perspective présentiste, mais table souvent sur le long terme, sur la prévision, parie sur l’avenir des siens. En énonçant ces banalités, qu’anthropologues et sociologues connaissent trop bien, notre but est de signaler l’inanité des théories philosophiques ou économiques qui postulent, têtues, un individualisme méthodologique et que cherche à imposer en tous lieux la marotte contemporaine de la « political correctness ».
Lire la suite « Faux socialisme et vrai socialisme »Quadrature du cercle
- Je ne vote pas.
- Pourquoi ?!
- Parce que je pense que la démocratie représentative est un leurre géré par une oligarchie dont les électeurs sont les complices.
- Oui d’accord mais dans ce cas comment le peuple reprendra-t-il le pouvoir ?
- Quand il aura compris ce que je viens de dire.
— Alexis Haupt
L’amour d’une société ne s’impose pas par décret
« La Science de l’Homme, écrit Gustave Le Bon dès les premières pages de L’Homme et les sociétés, condamne tous les systèmes, quels qu’ils soient, qui rêvent la réorganisation des sociétés sur un plan préconçu comme les révolutions l’ont inutilement tenté. Elle ne saurait admettre que ce soient les institutions politiques qui créent les organisations sociales et modifient les peuples ». Propos fondamental, qui explique pourquoi la France est malade, malade de cette instabilité qui fracture le corps social et place dans l’insatisfaction la moitié du peuple contre l’autre. Cela étant posé, il faut bien admettre que si l’idée révolutionnaire a été ainsi néfaste, il faudra bien passer par une autre révolution pour rétablir la situation à l’endroit.
Lire la suite « L’amour d’une société ne s’impose pas par décret »La démocratie mérite bien un procès
Pourquoi ce titre ? Parce que si on l’observe avec attention, rigueur et honnêteté, elle apparaît pour ce qu’elle est, une somme de tromperies. On tiendra la Suisse à l’écart de cette critique. On connaît la phrase de Churchill, « La démocratie est le pire des régimes, excepté tous les autres », elle nous a toujours semblé insuffisante pour justifier son choix, un beau prétexte pour faire accepter malgré tout une mécanique qui nous prend pour des cons à longueur de temps, un peu comme si l’on décrétait qu’il vaut mieux préférer le choléra à la peste. De plus, cette phrase ne signifie littéralement rien. Il suffit de regarder l’histoire pour voir que d’autres systèmes ont donné satisfaction du point de vue de la gestion d’un territoire et d’une population, mais on ne développera pas sur dernier point, ce n’est pas notre propos du jour.
Lire la suite « La démocratie mérite bien un procès »Le Mal existe, et des devoirs nous incombent
Dès les premiers chapitres du Seigneur des Anneaux, apparaissent deux axiomes moraux : le Mal existe, et des devoirs nous incombent. Le Mal est intrinsèquement mauvais. Il n’y a pas de tentative d’explication, de mise en contexte, de relativisation. Le Mal existe en lui-même. Quand Gandalf dit à Frodon que l’Anneau est l’instrument de Sauron pour la domination, il n’a pas besoin d’expliquer ce qu’est le Mal ni pourquoi il est ce qu’il est. De même, quand Frodon comprend que l’Anneau doit être détruit et que cela lui revient, sa réticence ne pèse pas dans la balance. Le devoir de l’action lui incombe et il l’accepte sans barguignage ni négociation. Au vu de la situation, les Français auraient bien besoin de reconnaître de tels principes aujourd’hui, et de leur obéir, de reconnaître que le Mal est à la tête de l’État, dans le gouvernement, chez les parlementaires, chez leurs journalistes subventionnés, chez les intellectuels cosmopolites (voir notre article titré Sous quelle influence s’est faite la submersion migratoire ? thématique Mondialisme, Cosmopolitisme), et qu’ils ont le devoir, ces Français, de libérer leur pays de cette mafia de parasites qui la dirige et oriente son destin depuis des décennies.

