A bon entendeur…

« Il ne s’agit pas d’affirmer dans l’absolu la supériorité de notre civilisation sur les autres mais de refuser toute forme de repentance. Et de rappeler que notre identité ne vient pas de nulle part mais a pour origine notre hérédité et notre héritage européens. Il s’agit aussi d’affirmer notre volonté de respecter notre civilisation, d’en reprendre et d’en enrichir les traditions et de les transmettre à nos descendants. Bref de refuser la table rase et le grand remplacement génocidaire. »

Jean-Yves Le Gallou

La corrida, ultime rite païen ?

Entre le torero et le toro, il est un dieu qui n’a pas de nom. Ou s’il a un nom, c’est le duende.

Ce duende est intraduisible, la chanteuse gitane La Malena s’écrie en écoutant du Bach : « Ole, ça c’est du duende ! » Federico Garcia Lorca y a consacré un livre, où il écrit : « L’esprit de la terre, le même duende qui embrasa le cœur de Nietzsche sans savoir que le duende avait sauté depuis les mystères grecs jusqu’aux danseuses de Cadix. » Un autre espagnol, Ignacio Gárate Martinez, écrit plus récemment : « Le duende […] dort en sa demeure, il est comme mort. Soudain quelque chose le touche, si le déchirement n’est pas mortel, il sera le facteur véritable de tout ce qui, d’humain, dans l’agonie d’un désir fait vérité, et dans un jaillissement fugace, produit cet art différent, hors technique académique, c’est-à-dire bien au-delà de la muse et de l’ange, et qui est en rapport étroit avec les marécages de la mort. »

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Regrouper les aspirants à la liberté

La majorité des gens ne désirent pas vraiment la liberté, ni ne sont capables de l’assumer. La plupart préfèrent être choyés, protégés, ou manquent simplement de l’intelligence nécessaire pour saisir les conséquences de leurs choix. La liberté s’adresse aux individus moraux et intelligents. C’est Pouchkine qui écrit « Que sert à des troupeaux d’être libres ? Le lot qui leur échoit est d’âge en âge : un joug, des grelots et un fouet. » J’aspire à un moyen pour les individus moraux et intelligents de s’extraire de la société, de laisser les masses à leur sort. Je saisis de mieux en mieux la portée du roman de Ayn Rand, La Révolte d’Atlas* (1957), l’idée d’une vallée secrète où se réuniraient les esprits moraux et intelligents. Regrouper les aspirants à la liberté dans un petit État, voire un petit village, prend tout son sens. Se regrouper aussi virtuellement, pour s’entraider. La stratégie d’éducation des masses est condamnée à l’échec face à des afflux massifs de cultures incompatibles et une propagande d’état toujours plus forte – mais celle du regroupement, elle, a de l’avenir.

*Selon une étude de la bibliothèque du Congrès américain, La Révolte d’Atlas figure parmi les livres favoris et le plus influent aux États-Unis, après la Bible.

Dominique Venner, un phare dans les ténèbres de notre temps

Il y a douze ans, le 21 mai 2013, nous perdions Dominique Venner, cœur rebelle dans un monde en perdition, qui traçait, par son geste — abrupt, mais longuement mûri — une frontière invisible entre l’oubli et la fidélité.

Son chemin fut une quête intérieure d’accord authentique entre la pensée, la mémoire et le destin. Il savait que les blessures de l’âme européenne ne peuvent se panser — ni même se penser — qu’au prix d’un retour lucide aux sources, qu’il incarna tel un samouraï : solitaire, discipliné, et fidèle jusqu’au bout. Aujourd’hui, l’œuvre de Dominique Venner continue de nourrir ceux qui refusent la dissolution dans l’indifférencié, et qui sentent toujours, dans leur chair, l’appel silencieux de la transmission, portée par le lien au sol, aux ancêtres, et à la beauté tragique de l’histoire. Ce 21 mai ravive en nous l’exigence de vivre en conscience, d’habiter pleinement notre être sans jamais le trahir, et de tenir bon — non par orgueil, mais par fidélité à ce qui nous fonde, dans ce qu’il y a de plus ancien et de plus vrai. Puisse le geste de Dominique Venner résonner encore dans les consciences éveillées, comme un rappel à l’essentiel.

Dominique Venner, présent !

« N’oubliez pas mon enseignement. Les ébranlements de notre temps ont des causes qui excèdent les seules forces de la politique. Il ne suffit pas de modifier des lois ou de remplacer un ministre par un autre pour construire de l’ordre là où sévit le chaos. Pour changer les comportements, il faut réformer les esprits. Quelle que soit votre action, votre priorité doit être de cultiver en vous, chaque jour, comme une invocation inaugurale, une foi indestructible dans la permanence de la tradition européenne. « 

Cycle primordial

Les religions païennes pré-chrétiennes étaient axées sur la nature, les cycles de récolte et les saisons basées sur la mort annuelle et la renaissance du soleil. Commençons par une idée importante : la vision du monde de nos ancêtres était cyclique, non linéaire comme celle imposée par les monothéismes orientaux. Mais en même temps, un aspect de la renaissance spirituelle était la compréhension de la nature du Temps.

Roue cyclique, notre conception du Temps

Passant, va dire à tes enfants…

que nous sommes morts ici, gisant dans les ruines de Berlin, comme l’ordonnait notre serment (02/05/1945)

Cela fait 80 ans que Berlin est tombée, entraînant avec elle l’Allemagne et l’Europe entière dans une tragédie qui ne faisait que commencer. Ses derniers défenseurs ont tenu comme les 300 de Sparte aux Thermopyles*. Je ne cesse de penser à quel point cette guerre aura été cruciale pour la suite. L’Allemagne avait prédit que, si elle perdait la guerre, ce serait une catastrophe pour les Blancs. L’état actuel de nos pays d’Europe occidentale confirme cette prédiction.

Le résumé de tout cela : du courage, encore du courage, être actif et exemplaire dans son comportement, incarner son idéal malgré les difficultés. Rappelez-vous que vous êtes votre propre forteresse : prenez-en soin. Ne renoncez jamais et gardez la tête haute. Toujours et en toutes circonstances !

*(« Passant, va dire à Sparte que nous sommes morts pour obéir à ses lois. »)

Fidélité !

Celtes, Ibères, Germaniques, Italiques, Nordiques, Grecs, Slaves, tous frères de la grande identité d’Europe, honorez vos dieux, vivez noblement et affrontez courageusement votre destin tout en faisant progresser l’héritage de votre peuple. Protégez et reproduisez avec vos semblables, faites preuve d’honnêteté, de discipline et de loyauté, et défendez farouchement votre identité contre vos ennemis. Vivez en harmonie avec les lois de la nature, chérissez vos ancêtres et assurez un avenir à vos enfants grâce à un engagement indéfectible pour la survie de votre peuple.

Du sang guerrier dans l’armure chrétienne

« Le christianisme a construit des hommes guerriers ! » affirment certains. Non. Les hommes guerriers ont construit l’image du christianisme, puis ont saigné pour leur terre malgré cela.

Soyons clairs : les croisades, la Reconquista, les conquêtes, n’ont pas été fondamentalement des actes chrétiens. Ce furent des actes européens. Les justifications chrétiennes étaient de la peinture d’apparence. Mais l’acier, la rage, le feu ancestral étaient plus anciens que n’importe quelle Église.

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