L’OTAN contre l’Europe

L’Alliance atlantique, avec son appareil multidimensionnel, se présente encore comme le meilleur instrument pour maintenir le Vieux Continent dans une condition de captivité géopolitique « éternelle ». Une partie de cette histoire trouble sera retracée ici.

Lord Hastings (Baron Ismay), premier secrétaire général de l’OTAN, a eu l’occasion de déclarer que le but de l’Alliance était de maintenir une présence anglo-américaine ferme sur le continent européen, l’Allemagne dans un état de soumission et la Russie hors de l’Europe.

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L’OTAN se prépare à un grand coup…

Avec la Roumanie en tête de pont.

Lorsqu’il s’agit de préparer une nouvelle étape dans l’escalade qui sévit en Europe aujourd’hui, la Roumanie est considérée comme le cœur silencieux de la stratégie. Pendant que le public européen s’occupe de broutilles tels que la politique de genre ou les pompes à chaleur, le fait accompli s’installe lourdement sur le flanc est de l’OTAN. Et ce sont des réalités nouvelles qui rappellent davantage les échecs que l’apaisement apporté par la diplomatie – où la Roumanie est comme un cavalier mis en avant dans le jeu que joue l’Occident contre la Russie.

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Fatal error

L’État profond occidental a instrumentalisé l’Ukraine (qui a fait la grosse bêtise de ne pas rester neutre) pour déclencher cette guerre en pensant que la Russie reculerait. Erreur fatale. Quand Moscou a répondu, ils ont crié à l’“agression”, inversant les rôles pour justifier leur propre escalade. Mais l’arnaque touche à sa fin. L’Ukraine est en ruines, et l’Europe s’enfonce dans la crise : récession, industrie à l’agonie, énergie hors de prix, colère populaire qui gronde. L’Allemagne vacille, la France est en faillite, et Bruxelles n’a plus que la répression pour tenir. L’Union européenne, ce projet artificiel imaginé et financé à ses débuts par les Etats-Unis après la Deuxième Guerre mondiale (voir la déclassification des archives 1950-1960 consultées par le journaliste anglais Ambrose Evans Pritchard) et tenu à bout de bras par Washington qui maintenant se désengage, ne survivra pas (et c’est tant mieux, un mal pour un bien) au choc de cette guerre qu’elle a elle-même alimentée. L’histoire ne pardonne pas les mauvais calculs.

L’Europe dans l’abîme

Les intellectuels proches de Bruxelles ont lancé une campagne émotionnelle pour adopter l’européisme comme moyen de défense de la démocratie et de la liberté sur notre continent. Ils basent leurs arguments sur l’histoire, les guerres et la menace russe, et les assaisonnent d’attaques contre Trump, lui reprochant de ne pas être assez démocrate et même de ne pas être un bon dirigeant.

On voit donc qu’ils veulent diffuser un « nationalisme non nationaliste »… Un européisme basé sur les valeurs mondialistes « de l’inclusion, de la diversité, de la liberté », etc. Comme un déguisement pour la soumission la plus claire à l’impérialisme néoconservateur avec lequel les Etats-Unis viennent de rompre à travers l’élection de Donald Trump, pour un bellicisme contre une Russie dépeinte comme le mal absolu pour avoir osé se défendre face à l’entreprise de déstabilisation régionale et d’avancée de la menace de l’OTAN contre son territoire.

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Trump, les néocons et l’inversion du projet interventionniste mondialiste

Depuis des années, Donald Trump est présenté par les politiciens mainstream et les médias européens comme un danger pour l’Occident. Sa critique de l’OTAN, son aspiration à une solution diplomatique en Ukraine et son rejet des projets mondialistes sont interprétés comme les preuves d’une volonté de détruire les valeurs de la communauté occidentale. Mais cette présentation méconnaît le véritable cœur de son programme politique, dans l’intérêt également du contribuable américain. Trump ne démantèle pas l’Occident, mais fait marche arrière sur un projet d’intervention néoconservateur qui a impliqué les États-Unis et l’Europe dans diverses guerres. Son objectif n’est pas l’isolationnisme, mais une réorientation pragmatique de la politique américaine, qui offre également à l’Europe une chance historique d’accéder à la souveraineté.

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La nouvelle donne de l’ère Trump et les intentions du parti fédéraliste européen

Emmanuel Macron a été installé par l’État profond mondialiste américain servant les présidences passées. En voie d’être détruit aux États-Unis par l’administration Trump et le D.O.G.E, l’État profond américain active en Europe ses agents pour tenter de survivre à la gouvernance Trump/Vance. Sa stratégie ? Une guerre Europe/Russie.

Les élites qui ont été au pouvoir depuis les années 1990 aux États-Unis et en Europe perdent leur influence avec l’arrivée de Donald Trump, marquant une transition historique du pouvoir. Trump a deux ans pour s’imposer et changer la stratégie américaine, ce qui va fortement perturber l’Europe, surtout la France. Des têtes pourraient tomber, et celle de Macron en fait partie.

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La fin de la diplomatie linéaire

Ou Comment le 24 février 2025 a bouleversé la politique mondiale

La géopolitique suit des schémas simples – du moins le pensions-nous. Pendant des décennies, la diplomatie s’est déroulée selon des règles claires et linéaires : ceux qui sont contre la Russie sont alliés aux États-Unis. Ceux qui se rapprochent de la Chine s’éloignent de Washington. Et lorsqu’un chef d’État entreprend un voyage, il poursuit un objectif – et idéalement, il l’atteint. Cependant, le 24 février 2025, le troisième anniversaire de la guerre russo-ukrainienne, tout cela s’est évaporé. La politique mondiale a perdu son ancien mode d’organisation.

C’était une journée pleine d’événements où bien des certitudes se sont effondrées comme une série de dominos – et à la fin, une image s’est présentée qui ne correspondait pas du tout à la compréhension antérieure du monde. Une crise de la diplomatie linéaire qui dépasse de loin les simples manœuvres politiques.

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Retour sur l’affaire ukrainienne et ses risques futurs

Face au concert écœurant des gouvernances occidentales enragées à vouloir poursuivre une guerre contre la Russie, chacun de ses membres y allant de sa petite phrase avec les mêmes éléments de langage grotesques, meute rejointe par les journalopes stipendiés par le système français dans le soutien au sinistre pitre de Kiev, il faut rappeler la vérité et les conséquences sur le déclenchement de ce conflit.

Ce sont les puissances occidentales, précédent pouvoir américain, gouvernants occidentaux dont les britanniques premiers acteurs avec l’OTAN, qui en bafouant sciemment les accords de Minsk et la promesse faite aux Russes de ne pas étendre le territoire de l’OTAN aux frontières de la Russie, ce sont ces gens qui ont comploté, agi sournoisement en Ukraine instrumentalisant ce pays, voulant le faire rentrer dans l’OTAN, ceci afin de provoquer une inévitable riposte des Russes qui de ce fait ont été obligés d’intervenir militairement les premiers pour mettre un terme à cette tentative d’avancée et par ailleurs pour mettre un terme aux bombardements qui avaient cours depuis 2014 par Kiev sur les régions ukrainiennes russophiles de l’Est et limitrophes de la Russie. Provocation et machinations occidentales véritablement inutiles et animées d’une malfaisance que l’on ne parvient ni à expliquer ni à comprendre, la Russie vivait sans emmerder qui que ce soit depuis la chute du mur de Berlin, et ne menace encore aujourd’hui aucun pays européen contrairement à la fable diffusée par les dirigeants européistes pour gouverner leurs peuples dans la crainte.

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Andrei Fursov et la prochaine grande crise

Si certains refusent de voir la montée de certaines dynamiques de crise, le 21ème siècle les écrasera impitoyablement. L’historien russe Andrei Fursov a nommé ce phénomène le « syndrome de Sidoine Apollinaire ».

Dans l’Empire romain de l’antiquité vivait un évêque chrétien, écrivain et poète du nom de Sidoine Apollinaire. Une vaste collection de lettres qu’il a écrites à ses proches et amis nous est parvenue, offrant un précieux témoignage sur l’histoire du 5ème siècle. Dans l’une de ces lettres, il écrit à un ami : « Nous vivons une époque magnifique, la paix et le calme règnent partout ; je suis assis au bord du bassin de ma villa, une libellule plane au-dessus de l’eau, le monde est beau… » Peu de temps après, l’Empire romain s’effondrait. Fursov déplore l’aveuglement des hommes, qui « découle en partie de l’ignorance, en partie du simple refus de voir et de comprendre ».

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Fanatisme occidental

L’une des raisons qui peut conduire des individus, des groupes et leurs chefs à aller contre leur intérêt évident est l’attachement, le dévouement absolu et exclusif à une cause qui l’emporte sur cet intérêt, fut-il lié à leur conservation. C’est ce qu’on appelle le fanatisme. Ce dernier peut conduire à la commission d’actes extrêmes et violents, pas seulement contre les autres, mais aussi contre soi-même.

Les dirigeants actuels des pays européens nous semblent, pour la plupart, entrer dans cette catégorie du fanatisme quand on considère leur attitude à l’égard de la Russie depuis le début de la guerre ukrainienne. Ce n’est pas le seul angle de vue qui peut expliquer leur conduite : il y en a d’autres qui se conjuguent au facteur fanatique, mais c’est celui-là que nous allons spécifiquement envisager maintenant.

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