Ironie et lucidité

Les signes s’accumulent, clairs : l’année 2026 va pulser en France. La majorité politique, claire et déterminée, n’hésitera pas à proposer un programme politique audacieux, avec un plan bien défini. Comme la classe politique se répartit actuellement sur des partis politiques clairement décidés à sauver les libertés fondamentales et à placer la propriété privée, la liberté d’expression au-dessus du reste, on sait déjà qu’on part sur d’excellentes bases.

Bien évidemment, tout ceci ne marcherait pas sans un budget taillé au cordeau. Lecornu – que la paix budgétaire soit sur son nom – a heureusement réussi le pari de proposer une ligne budgétaire réaliste, qui permettra aux administrations d’améliorer encore leur efficacité déjà légendaire. Les choix réglementaires, l’empilement de normes et l’application rigoureuse des textes français comme européens garantiront à nos entreprises un environnement stable, prévisible et parfaitement dissuasif. Nos charges sociales quasiment anecdotiques continueront d’encourager l’emploi… ailleurs.

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Natalité ou submersion migratoire ?

Dans son édition de ce 16 décembre 2025, l’un des haut-parleurs grassement subventionnés de la politique mondialiste et du pouvoir français, le journal Le Parisien, titre de façon péremptoire qu’à l’image de l’Italie elle aussi confrontée à davantage de décès que de naissances, « la France ne pourra plus se passer de l’immigration ».

Alors faut-il préférer que le pays décroisse jusqu’à disparaître plutôt qu’il continue en n’étant plus lui-même ? Idéalement il est préférable qu’il continue en restant lui-même évidemment, mais s’il devait se montrer incapable de continuer en restant lui-même et qu’il devait réclamer l’assistance de l’immigration pour continuer tout de même, alors là ne devient-il pas préférable qu’il décroisse jusqu’à disparaître ? Il est préférable que dans mille ans on dise « La France a été un grand pays, puis ce pays a disparu mais ça a été une belle aventure », plutôt que « La France a dû se laisser envahir par les zones en sous-développement économique et culturel pour continuer de vivoter péniblement en devenant une extension du tiers-monde. »

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Retour sur l’œuvre magistrale d’un expert en sadisme

Je n’aimais déjà pas le président. Ce n’est pas une question d’amour, mais de la façon dont il est arrivé au pouvoir, bon déjà je me suis dit qu’est-ce que c’est que ce truc-là, qui le met au pouvoir alors qu’il a à peine quarante ans – bien que l’on puisse quelquefois être très doué en dessous de quarante ans – sans qu’il n’ait jamais eu de responsabilités, pas de parcours particulièrement brillant comme on a pu le vérifier par la suite. Donc comment arrive-t-il là ? 

Ensuite il y a eu la crise des Gilets Jaunes, et là il arrive et il nous dit « nous sommes en guerre » Ah ! Mon grand-père était à Verdun, on a tous des gens qui enfants ont connu les guerres. Là nous sommes en guerre contre un virus. D’emblée on nous prend un peu pour des imbéciles. Et puis, il y avait dans sa façon de dire les choses absolument pas le côté posé, celui de ces gens qui vous entrainent, De Gaulle ou d’autres, ces gens qui quand ils vous parlent vous donnent envie de les suivre, vous sentez une authenticité, vous sentez le chef en quelque sorte, et là je ne sais pas si vous l’avez ressenti comme ça mais moi j’ai ressenti le gars qui prenait son pied à nous raconter six fois de suite qu’on allait être en guerre et que ça allait être très grave. Là je me suis dit ce type semble pervers. Il faut reconnaître que moi j’ai des antennes parce que dans notre métier on en croise énormément. Donc mes antennes ont un peu frémi. 

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Ouvrir l’agriculture française au marché mondial…

Compte tenu du différentiel des coûts de production entre d’une part la France et ses charges sociales délirantes imposées aux employeurs, modèle dont les gouvernants refusent l’abandon, et d’autre part les zones de la planète où ces coûts sont dérisoires, ce qui rend les agriculteurs français non concurrentiels dans un marché ouvert, livrer la France au marché mondial c’était à terme l’offrir en sacrifice, l’envoyer à la mort. Trop chers, les produits français ne se vendent pas dans les pays à bas coût de production, pas plus qu’il ne se vendent en France face à des produits importés beaucoup moins chers. Et le consommateur, à qui l’État laisse si peu de moyens de subsistance est obligé de préférer les prix bas. Dans ce contexte, l’agriculture française n’était pas à armes égales, tel un boxeur combattant avec une main attachée dans le dos, un cheval devant trainer deux enclumes dans une course. Tout le monde a pu observer au fil des décennies les difficultés désespérées des agriculteurs français dans ce combat déloyal.

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On ne soigne pas la gangrène avec un cachet d’aspirine

De nombreux députés ont montré depuis des semaines des signes évidents de contagion à l’Hyperfiscalose Invasive Contagieuse Administrative. Il n’existe malheureusement pas de vaccin contre cette maladie très contagieuse qui détruit irrémédiablement les fonctions cognitives et pousse les infectés dans la fuite en avant préjudiciable. Il faut en appeller aux autorités sanitaire qui doivent organiser au plus vite un abattage de ce troupeau malade. Nos voisins observent avec effroi la propagation de l’infection et ses effets délétères : de nombreux contribuables ont déjà franchi la frontière pour se protéger de la contagion, mais ça ne suffira pas. Il est temps d’agir au plus vite !

L’offre politique dans la démocratie française

Les manuels de droit constitutionnel sont formels : c’est dans l’urne, en déplaçant leurs votes, que les citoyens manifestent leur volonté. Encore faut-il que les choix proposés permettent aux nouveaux courants de se manifester, qu’ils ne reflètent pas seulement la situation antérieure. 

Que se passe-t-il lorsque les électeurs se voient toujours proposer le même menu ? ou que tout est fait pour les écarter d’un nouveau menu ? Comment peuvent-ils dire « Nous souhaiterions que vous changiez de cuisine » ? 

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La querelle des crèches chrétiennes dans les mairies

Depuis plusieurs années, à la saison concernée, on voit resurgir cette querelle dans le débat public à propos de l’installation de crèches dans les mairies, installation contestée par des militants au nom de la laïcité, militants qui il ne faut pas se le cacher sont des francs-maçons se présentant sous l’étiquette de la « Fédération nationale de la libre pensée », les mêmes qui trouvent à contester ici ou là sur le territoire la présence d’une croix, d’une statue. Et à chaque fois ces épisodes municipaux ne manquent pas de nous amuser du point de vue païen. Pourquoi ? Il faut rappeler quelques évidences.

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Réagir quand tout sera beaucoup plus difficile

Pourquoi certains n’osent enfin dire ce que d’autres disent depuis trente ans, quand il est déjà trop tard, ou presque trop tard !?! Pourquoi faut-il que dans ce pays le peuple historique, dont une partie a le cerveau infecté par le socialisme mental, par les programmes télé de l’État et par la parole des « partis de gouvernement », de la façon la plus stupide qui soit laisse la situation atteindre un seuil critique ouvrant sur le pire au lieu d’avoir la sagesse en amont suffisamment tôt de comprendre ce qui va arriver et le courage d’empêcher les architectes politiques du désastre de poursuivre leur action ? Les mises en garde n’ont pourtant pas manqué, jamais entendues, toujours méprisées, sous le regard désespéré de ceux qui les lançaient. Mais le médecin que fut Louis-Ferdinand Céline avait finalement par son observation de ses contemporains parfaitement analysé et compris ceux-ci en disant que pour que dans le cerveau d’un couillon la pensée fasse un tour, il faut qu’il lui arrive beaucoup de choses, et des bien cruelles.

Plusieurs choses bien identifiées sont à l’origine de cette dégradation : une frousse pathologique d’être confrontés à l’accusation de « racisme », une disparition de l’instinct élémentaire de préservation, un effacement très réussi par le régime du souci de l’identité. Les temps sinistres prédits par tous les lucides ne font que commencer. Malheur au peuple qui tombe sous l’influence de la franc-maçonnerie.

Pierre Brochand le 27 octobre 2025 dans les pages du Figaro

L’État contre la nation

Les observateurs se sont souvent demandé, dans la grande crise politique que nous traversons, sur quoi l’État en France allait-il trébucher. Sur l’immigration ? L’insécurité ? Non, c’est sur son fonctionnement ordinaire que l’État est en train de se décomposer aujourd’hui.

Le modèle de l’État Léviathan, c’est-à-dire l’État protecteur à qui le citoyen en abandonnant beaucoup de sa liberté confie en échange la tâche de le protéger, s’effondre sous nos yeux. Un État qui n’est plus capable, comme c’est le cas actuellement en France, d’assurer la sécurité des personnes et des biens, est un État qui rompt le pacte fondamental qui fait en sorte que nous lui obéissons. 

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Budget 2026, vous reprendrez bien un peu de poire d’angoisse…

Un État comme l’État français qui dispose d’autant de leviers pour réduire ses dépenses annuelles de dizaines de milliards, soit bien plus que les maigres recettes qu’il gagnera en soumettant la population à de nouvelles contraintes, mais ne fait rien pour réduire ces dépenses, n’agit pas réellement pour des motifs budgétaires mais pour des motifs psychologiques. Ce qu’il fait n’est pas équilibrer les comptes, c’est tester le seuil de résistance de la population, son énergie vitale. Sans réaction de la part de celle-ci, il n’aura certes toujours pas sauvé les finances publiques mais il aura la réponse à sa question : oui, le peuple continue de subir sans broncher. Fort de cette nouvelle confirmation, il saura que son emprise psychologique est toujours intacte, et cela l’encouragera à poursuivre son œuvre malfaisante consistant à précipiter la fin de la France.