Au cours du dix-huitième siècle, concomitamment à tout ce qui va participer à la philosophie des « Lumières » (scientisme, idées universalistes de contestation de l’ordre établi, etc.), s’est développée une puissante bourgeoisie d’affaires, banquiers, industriels, qui désormais forte de son rôle économique, en est venue à considérer qu’il « fallait compter avec elle » dans la direction du pays, contester le leadership royal de droit divin qui jusque-là avait été respectueusement accepté. C’est ce que l’avocat grenoblois et révolutionnaire Antoine Barnave résumera par cette formule en 1790 : « Une nouvelle distribution de la richesse appelle une nouvelle distribution du pouvoir ». Désormais, qui tient le fric ne se contente plus de cela et de financer les emprunts royaux. Qui tient le fric veut être le maître, est le maître. Mayer Rothschild, le fondateur de sa dynastie, ne dira pas autre chose : « Donnez-moi le contrôle sur la monnaie d’une nation, et je n’aurai pas à me soucier de ceux qui font ses lois ».
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