Europe et Occident, un divorce indispensable

Occident et Europe sont deux mots auxquels on attribue souvent le même sens. Il est vrai que pendant très longtemps, l’Occident a coïncidé avec l’idée de civilisation européenne. Mais est-ce encore le cas aujourd’hui ? De réalité civilisationnelle inscrite dans une terre bien particulière, l’Occident n’est-il pas devenu de nos jours un projet et un mode de vie à part entière non seulement distinct de la civilisation européenne mais même surtout opposé à elle ? Et si, pour vivre, l’Europe devait se défaire de l’Occident ?

« La vieille tradition se trompe : l’Occident n’est plus européen, et l’Europe n’est plus l’Occident. Dans sa marche vers l’Ouest, le soleil de notre civilisation s’est terni. Parti d’Hellade, investissant l’Italie, puis l’Europe occidentale, puis l’Angleterre, et enfin, ayant traversé les mers, s’étant installé en Amérique, le centre de l’Occident (mot à mettre en guillemets de l’autre modèle) s’est lentement défiguré. Aujourd’hui, comme le comprit Raymond Abellio, c’est la Californie qui s’est installée comme épicentre et comme essence de l’Occident. Terre pacifiée des bords du Pacifique, elle est le symbole de ce bonheur où meurt notre civilisation ; terre de la fin de l’histoire, et terre hollywoodienne du simulacre, elle marque l’asymptote qui monte jusqu’à la folie, de la société marchande, de la société du spectacle, et du cosmopolitisme. » – Guillaume Faye, L’Occident comme déclin

Sans avoir forcément lu le livre d’Oswald Spengler Le déclin de l’Occident, tout le monde a déjà entendu cette expression. Quand on n’appartient pas aux idées de l’oligarchie politique qui tient la France depuis 1945, il s’agit en effet d’une expression que l’on accepte généralement sans prendre la peine d’y réfléchir profondément. Les raisons de parler de déclin de l’Occident sont nombreuses, on pensera notamment au bouleversement démographique de l’Europe, au vieillissement de la population européenne, à la fin de la culture classique et à ce que Renaud Camus nomme « la grande déculturation », au déclin du courage, etc. 

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Du berceau au tombeau, dans le bain républicain

On ne dira jamais assez le mal qu’aura fait Rousseau à la France en pavant la voie sur laquelle nous sommes encore menés aujourd’hui. 

La Révolution française, dans sa démarche de limitation puis d’anéantissement du rôle de l’Eglise, a fait via Robespierre la promotion de la religion laïcarde artificielle de l’Être Suprême, entité divine adoptée par la franc-maçonnerie, dont le « delta lumineux » se trouve au sommet de la Déclaration des droits de l’homme de 1789. 

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Christianisme, Socialisme, Droit-de-l’hommisme, Mondialisme…

Funeste chemin, funeste enchaînement. Il faut connaître certains éléments du passé pour comprendre le présent que nous subissons. De tout temps, les hommes se sont plu à imaginer une ère fortunée, réalisant toutes leurs espérances, tous leurs rêves de félicité. C’était l’âge d’or, dont la tradition se retrouve chez presque tous les peuples de l’Antiquité. Tandis que les modernes considèrent l’humanité comme s’élevant par un progrès continu vers un état meilleur, les Anciens inclinaient au contraire à croire que les générations suivent, surtout sous le rapport des mœurs, une marche rétrograde, et qu’elles sont en proie à une corruption toujours croissante. Et de fait, quand on compare par exemple ce que furent les 300 Spartiates des Thermopyles avec les élucubrations du Gender et l’éclosion de l’écriture inclusive, du « iel », on ne peut que donner raison aux Anciens. (à propos de l’écriture inclusive vous pouvez découvrir ses délires dans notre article Destruction de la langue).

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Pour le camp le moins mondialiste

Dans le conflit de civilisations qui s’annonce à travers le prétexte ukrainien, nous ne pouvons pas être du côté de l’Occident dégénéré sous la gouverne des francs-maçons, avec ses excès, ses dérives, son inversion des normes, et ses dogmes contre-nature, son ingénierie sociale, sa rage de détruire notre identité dans son modèle de melting-pot et de métissage, sa promotion de l’homosexualité, du mariage et de l’adoption par des couples homosexuels et lesbiens, sa promotion de la transition de genre, sa gestation pour autrui, ses drag queens dans les écoles prenant en main le cerveau des enfants, son wokisme, sa cancel culture, son système éducatif qui pond des idiots à la chaîne, sa société superficielle d’entertainment diversion, sa religion de la consommation, ses obèses, ses drogués, son insécurité et sa criminalité florissante. Ce modèle est celui d’une société malade, rebutante, infecte. Nous ne pouvons nous situer que du côté de la société traditionnelle et naturelle reconnue par le reste du monde. Nous ne pouvons être que du côté de ceux qui sont le moins mondialistes.

Pensée dominante et conformisme du troupeau

La pensée dominante (c’est-à-dire l’opinion partagée par le plus grand nombre sur un sujet) est toujours prise à contre-pied par les zigzags de la réalité. Il n’est point d’exemple dans toute l’histoire de l’humanité, où une pensée dominante ait prévu et anticipé un virage politique, culturel, économique et financier décisif. La pensée dominante est comme un immense paquebot lancé sur une trajectoire rectiligne, que sa masse empêche de virer court. Lorsque le mastodonte commence à tourner pour prendre un nouveau cap, la réalité, ce hors-bord bondissant, y cinglait à pleine vitesse depuis longtemps déjà. Par sa lenteur extrême, l’opinion publique, à l’instar du lourd navire, se trouve constamment en porte-à-faux par rapport à la réalité. Si bien que la pensée dominante peut servir de boussole, la bonne méthode consistant à chercher les tendances de l’avenir à l’opposé de l’idée que s’en fait le plus grand nombre.

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L’Übermensch contre l’éthique chrétienne

Dans les couloirs labyrinthiques de la moralité, le Surhomme, l’Übermensch de Friedrich Nietzsche apparaît comme un contraste frappant avec l’éthos chrétien dominant, remettant en question ses principes fondamentaux et exposant ce qu’il perçoit comme les faiblesses inhérentes du cadre moral chrétien. Nietzsche, avec sa critique implacable, nous invite à remettre en question le dogme chrétien qui s’est enraciné dans la psyché collective, et à considérer plutôt l’alternative libératrice de l’Übermensch. 

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Recommandation de lecture

« Ce que j’appelle Sparte, c’est la patrie où les hommes sont considérés en raison de leurs qualités viriles qui sont mises au-dessus de toutes les autres. Ce que j’appelle les Sudistes, ce sont les hommes qui s’efforcent de vivre selon la nature des choses qu’ils ne prétendent corriger qu’en y ajoutant de la politesse et de la générosité. »

Voilà expliqué, par l’auteur lui-même, le titre a priori obscur de cet ouvrage. Sparte est une idée, c’est une attitude devant la vie, le refus de la médiocrité, la reconnaissance de l’inégalité des hommes devant l’épreuve, le mépris de la mort ; c’est une image que l’on se fait de l’humain et qui doit servir de guide.

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Le mensonge en méthode de gouvernement

La démocratie et née le jour où le premier démagogue a rencontré le premier crédule. La démagogie et le clientélisme sont les ressorts fondamentaux du système démocratique. Selon Varron (Marcus Terentius Varro, 116-27 av. J.C), il est besoin que le peuple ignore beaucoup de choses vraies et en croie beaucoup de fausses. Le principe démocratique est vicié dès ses origines. Il consiste en une petite élite qui fait ce qu’elle veut d’un peuple à qui l’on donnera par la suite une illusion de participation avec la représentation parlementaire (voir notre article Sommes-nous en démocratie ? (thématique République, Démocratie, Vie politique française). Et dans ce cadre, la manipulation, c’est la maladie des démocraties. C’est l’arme du pouvoir pour convaincre des citoyens sans user de contrainte. Ce mal insidieux qui se glisse dans les institutions démocratiques vise précisément à mettre le citoyen hors circuit, à lui conférer une apparence de responsabilité alors que tout se décide en dehors de lui. C’est la République des illusions, celle qui, aujourd’hui, se trouve condamnée par un nombre croissant de Français.

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La séparation des pouvoirs est une fiction

Montesquieu, cette figure chérie des crétins et des salopards qui n’ont que « liberté » et « République » à la bouche, a écrit, prêtez bien attention s’il vous plait : « Lorsque dans la même personne ou dans le même corps de magistrature, la puissance législative est réunie à la puissance exécutrice, il n’y a point de liberté ; parce qu’on peut craindre que le même monarque ou le même sénat ne fasse des lois tyranniques pour les exécuter tyranniquement ». Et Montesquieu continue par ailleurs : « Il n’y a point encore de liberté si la puissance de juger n’est pas séparée de la puissance législative et de l’exécutrice… ». On reconnaît sa célèbre théorie de « séparation » nécessaire des pouvoirs. Mais que voit-on dans notre réalité ? Dans les deux cas évoqués, le régime sous lequel nous souffrons, est en parfaite contradiction avec ce que prône son illustre idole du XVIIIe siècle, ces pouvoirs séparés. Démonstration :

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Nous avons vu La Passion de Dodin Bouffant

Film franco-belge sorti en 2023, selon le scénario du réalisateur d’origine vietnamienne Tran Anh Hung, avec Juliette Binoche et Benoît Magimel. Le film est sélectionné pour représenter la France (il arrive encore des choses normales dans ce pays) aux Oscars 2024 dans la catégorie du Meilleur film en langue étrangère. Et il y a de quoi !

Nous sommes en 1885, au cours de la vie d’un célèbre gastronome, Dodin Bouffant, et de sa cuisinière, Eugénie, entre amour pour la cuisine, amour de ce couple, et amour du don aux convives formant le cercle d’amis de Dodin. L’esthétique du film est superbe, comme savent la soigner les réalisateurs asiatiques (Wong Kar-wai, Zhāng Yì-Móu, Mika Ninagawa…). L’évocation des recettes, qui donnent l’eau à la bouche, n’est pas sans rappeler les menus décrits par Umberto Eco dans son roman Le Cimetière de Prague où Simonini, fin gastronome de la fin du XIXe siècle lui aussi, a son rond de serviette dans quelques grandes tables parisiennes. Le film évoque les grands noms d’Antonin Careme, Auguste Escoffier, et met à contribution le chef Pierre Gagnaire (14 étoiles au Guide Michelin) en tant que conseiller technique, également mis en scène dans un personnage d’officier de bouche.

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