Elle n’est pas militaire. Elle est culturelle.
Il a imposé la France à la table des vainqueurs de 1945. Il a rebâti l’État. Il a rendu à la France sa souveraineté. Et pendant qu’il tenait le pouvoir visible, il a laissé l’autre camp prendre le pouvoir réel. Il a rétabli la Franc-Maçonnerie, source philosophique de tous les maux dont la France crève à petit feu, qui avait été interdite par le maréchal Pétain. Il a confié l’école, l’université, la transmission des idées à ceux qui voulaient précisément détruire ce qu’il défendait. Quel aveuglement ! Il croyait que la France se jouait à l’Élysée. Elle se jouait dans les loges et dans les salles de classe.
Soixante-dix ans plus tard, on regarde le résultat sans filtre, et il est terrible. À quelques exceptions, la pensée des magistrats est une pensée unique, la pensée des professeurs est une pensée unique, la pensée des journalistes est une pensée unique, la pensée des intellectuels est une pensée unique. Un pays entier formé dans le même moule idéologique, tellement homogène qu’il a fini par confondre son moule avec la neutralité.
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