C’est un fait désormais bien connu des Français qui ont un minimum entendu parler de l’islam, il ne dissocie pas le temporel du spirituel. La charia (la loi islamique) doit s’appliquer à tous les aspects de la vie sans exception. Religion prosélyte, l’islam s’est assigné la mission de convertir toute l’humanité, par la persuasion ou par la force.
Samuel Huntington remarque que « certains Occidentaux (…) soutiennent que l’Occident n’a pas de problèmes avec l’islam, mais seulement avec les extrémistes islamistes violents. Quatorze cents ans d’histoire démontrent le contraire. Les relations entre l’islam et christianisme, orthodoxe comme occidental, ont toujours été agitées. Chacun a été l’autre de l’autre ». Aujourd’hui, l’exacerbation de ce phénomène a déclenché une Troisième Guerre mondiale qui ne dit pas son nom. Dans laquelle le poids de l’islam est énorme : 1,8 milliard d’êtres humains, présents sur tous les continents.
L’islam (ce mot signifie « l’acte de se soumettre à Dieu ») est fondé sur le Coran, parole de Dieu, révélée au prophète Mahomet par l’archange Gabriel. Et la sunna (coutume en arabe), constituée des paroles et actes de Mahomet, rapportés par ses compagnons sous la forme de Hadiths (traditions), qui sont de courts récits à vocation édifiante pour le fidèle. On distingue une sunna « confirmée », étayée sur une chaîne ininterrompue remontant à un témoignage visuel ou auditif contemporain à Mahomet. Et une sunna constituée de traditions apocryphes, parfois de précédents juridiques fictifs pour justifier le droit musulman, fixé dans les cent cinquante ans suivant la mort du prophète. Si bien que les Hadiths, sont classées en « récurrentes », « fiables », « bonnes », « faibles », et même « forgées de toutes pièces ». La sunna est, après le Coran, la seconde source de la charia, la loi islamique.
L’islam n’est pas seulement un appareil de dogmes religieux. Loin de se confiner au spirituel, il intervient dans tous les aspects de la vie du croyant : les droits et les obligations de ce dernier dans les domaines politique, social, militaire, domestique, hygiénique, moral… sont définis avec précision par la charia, loi canonique de l’islam tirée du Coran et des Hadiths.
Au fil des conquêtes islamiques, s’est posé le problème de l’adaptation de la charia, ensemble normatif contenu dans le Coran et les Traditions, à des cultures bien différentes de celle des tribus bédouines d’Arabie qui furent le berceau de l’islam. Aussi fallut-il procéder à une mise en ordre de l’enseignement et de la pratique coraniques. Des savants s’en chargèrent, qui fondèrent des écoles de pensée islamiques. Et aussi des juges, chargés de l’application du droit islamique : ils tissèrent la jurisprudence islamique (fiqh) assimilée à la théologie. Le fiqh est une création humaine (comme le Coran d’ailleurs) de normes, venues compléter les textes fondateurs, au point que les notions de charia et fiqh s’entremêlent. Cela pose le problème de l’interprétation (ijtihad) des sources de la loi. Ce furent les hommes de religion, les oulémas (docteurs de la loi) qui s’imposèrent comme les interprètes officiels du consensus (ijma) de la communauté de l’islam : ils s’arrogèrent les prérogatives de dire qui avait le droit de définir le droit, et selon quelle procédure le définir. La problématique des oulémas et de l’ijtihad, centrale tout au long de l’histoire de l’islam, est restée cruciale de nos jours : elle conditionne étroitement la nécessaire modernisation canonique de l’islam, toujours en suspens, et dont on ne voit pas comment elle pourrait être possible puisque de simples hommes ne sauraient modifier la parole de Dieu.
Mahomet est le dernier en date des nombreux messagers, la série ayant été pour tout le microcosme monothéiste sémite inaugurée par Adam et comprenant Abraham, Moïse et Jésus. Aussi l’islam possède-t-il en commun avec les monothéismes qui l’ont précédé (le judaïsme et le christianisme) plusieurs dogmes de première importance : la croyance en Dieu, aux anges, aux Livres révélés (la Bible, les Évangiles), aux prophètes et au Jugement dernier. Cependant, l’islam introduit des différences par rapport au judaïsme et au christianisme : il exclut le péché originel, celui d’Adam et Eve, et la déchéance de la nature humaine qui en est la conséquence selon les élucubrations culpabilisatrices des esprit ayant échafaudé cette fable. Il rejette la trinité chrétienne et met l’accent sur l’unicité et la transcendance divine. Aussi, considère-t-il Jésus, non pas comme le Fils de Dieu, donc d’essence divine, mais comme un humain prophète semblable aux autres. En outre, l’islam réduit le libre arbitre à la portion congrue. A cause de ces différences, l’islam estime avoir atteint à ce qu’il appelle « l’unification religieuse ». A ce titre, il se juge supérieur au judaïsme et au christianisme (lesquels ne lui sont pas plus supérieurs), pervertis à ses yeux par une falsification des textes bibliques et les manquements de leurs adeptes. Il se considère comme la meilleure des religions existantes, celle qui est indépassable.
Le monde musulman s’est divisé en deux principales tendances. La plus importante en nombre (900 millions environ d’adeptes) est sunnite. Les sunnites acceptèrent dès l’origine comme successeurs du prophète (qui n’avait pas de descendance mâle pour reprendre le flambeau) les quatre premiers califes, appelés « les Quatre califes bien guidés », qui tous avaient connu Mahomet : Abu Bakr, Omar, Othman et Ali. La deuxième grande tendance est le chiisme, principal schisme de l’islam, né dès le VIIe siècle d’une contestation de la succession du prophète : Abu Bakr, Omar et Othman, les trois premiers Califes bien guidés, auraient selon les chiites en vérité accédé au califat au détriment d’Ali, cousin, fils adoptif et gendre de Mahomet, dont il avait épousé une des filles, Fatima. Ali connut un sort malheureux : il fut assassiné en l’an 661. Son fils Hussein fut à son tour massacré en 680, par les troupes de Moawiya, gouverneur de Syrie, qui assuma le califat et le rendit héréditaire. Il fonda la dynastie omeyyade (661-750) du nom de son ancêtre Omayya. Le chiisme entretient avec le sunnisme des divergences à la fois politiques et doctrinales. Sur le plan doctrinal, deux points principaux les opposent. Les chiites « duodécimains » croient au Mahdi, en référence au douzième imam, Muhamad Abu al-Qazim, disparu et qui ne reviendra qu’à la fin des temps, amenant alors justice et perfection. En outre, les chiites attribuent à l’imam un rôle beaucoup plus important que les sunnites : ils le considèrent non pas seulement comme un dirigeant, mais comme l’héritier inné des fonctions du prophète.
Le dogme islamique traditionnel sépare le monde en deux territoires distincts. Le joyau, le sanctuaire, c’est la « maison de l’Islam » (dar al-Islam). Les musulmans y exercent directement la souveraineté et le pouvoir politique. Pour les non-musulmans résidant dans le dar al-Islam, c’est autre chose. Les mieux lotis sont les juifs, et les chrétiens, appelés « Gens du Livre », parce qu’ils sont les fidèles des deux autres religions dites « révélées », les monothéismes (judaïsme et christianisme) que l’islam est venu « sceller ». Leur statut est celui des dhimmis (les « protégés ») : ils paient un impôt spécial, le tribut (jiziyya). Il leur est interdit par exemple de porter des armes, de commander un « vrai croyant », de manifester leur foi non musulmane et d’exercer leur prosélytisme, de monter à cheval, d’empêcher des « vrais croyants » d’entrer dans les églises pour prêcher l’islam. Ils doivent se soumettre totalement au pouvoir temporel islamique. En contrepartie de tout cela, les dhimmis ont le droit de pratiquer leurs cultes religieux monothéistes. C’est le sort qui de façon certaine attendra tous les Français si par malheur les musulmans finissent par devenir numériquement majoritaires en France et s’emparent du pouvoir. C’est pourquoi tous les islamophiles de souche française, qu’ils soient de gauche ou de droite, amoureux de la présence musulmane sur le territoire européen, sont des renégats criminels envers lesquels il ne faut avoir aucune pitié, ce qu’ils font et leurs idées sont trop graves pour l’avenir. Hormis les Gens du Livre, il existe une seconde catégorie de non-musulman ayant un statut spécifique dans le dar al-Islam : les polythéistes. Au regard de l’islam traditionnel, ces « idolâtres », ces païens, sont ce qu’il y a de plus impur dans l’humanité : ils occupent le bas de l’échelle humaine. Pour ces polythéistes réputés insanes, trois possibilités : la conversion, l’esclavage, ou la mort. Seul le dar al-Islam est véritablement digne de respect et de paix. Il surplombe le reste du monde. Mahomet a été catégorique : « Vous formez, a-t-il dit aux musulmans, la meilleure communauté suscitée parmi les hommes ; vous ordonnez ce qui est convenable, vous condamnez ce qui est blâmable » (Coran sourate III, verset 110). Dans le dar al-Islam, le temporel est totalement inféodé au spirituel, le politique au religieux. Le très chrétien « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » est aux antipodes de la doctrine islamique, dans laquelle Dieu est César. Le droit canonique de l’islam doit commander l’ensemble de la vie politique. La notion d’État laïque est étrangère à l’islam. A l’extérieur du dar al-Islam, cette maison de l’islam, ce saint des saints, c’est le dar al-Harb, la demeure ou zone de la guerre. C’est-à-dire un espace géographique, juridique, politique et spirituel dominé non par les musulmans, mais par les « impies », les « infidèles » : les juifs, les chrétiens et les polythéistes qui sont la faction « impure », donc inférieure, de l’humanité. « Tous, sans exception, seront jetés dans les feux de la géhènne, où, immortels, ils demeureront. Ceux-là sont le pire de l’humanité », dit le Coran (sourate XCVIII, verset 6). Le musulman acceptant de vivre dans le dar al-Harb doit secouer le joug politique de l’infidèle dès qu’il est en mesure de le faire. S’abstenir de le faire serait une faute : « N’appelez pas à la paix alors que vous avez la supériorité » (Coran sourate XLVII, verset 35). Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce principe n’est pas de nature à favoriser l’intégration du bon musulman aux sociétés occidentales qu’il est contraint d’endurer en attendant le moment où sa communauté, à la natalité supérieure, sera devenue majoritaire. D’où le choix insensé, gros de danger et de menace, fait par une gouvernance occidentale de véritables traîtres à nos intérêts vitaux futurs en ayant sciemment installé le monde musulman sur le sol du continent européen, avec l’aval électoral de millions d’idiots ignorants croyant la parole empoisonnée de cette gouvernance.
Il est déconseillé à l’infidèle de se dérober au prosélytisme islamique, « car quiconque se sépare du prophète après que la direction s’est manifestée à lui, nous lui ferons affronter la géhenne » (Coran, sourate IV, verset 15). Le statut légal des non-musulmans, qui implique un rejet de leur pouvoir politico-juridique par les musulmans, est formulé et conceptualisé par les quatre écoles juridiques du sunnisme ainsi que dans la tradition chiite. Toutes les tendances de l’islam sont unanimes au sujet de ce credo depuis le onzième siècle, et même depuis l’époque de Mahomet : il s’inscrit dans une continuité historique qui va de la soumission des juifs d’Arabie en l’an 638 jusqu’à nos jours. Point n’est besoin d’ausculter les professions de foi les plus intégristes pour trouver la source idéologique des conflits de légitimité qui déchirent des nations peuplées de musulmans et de non-musulmans : elle sourd de l’orthodoxie islamique elle-même. Selon celle-ci, la charia devra, coûte que coûte, régner finalement sur l’humanité impure. Le temps viendra où le genre humain en son entier sera unifié autour du Coran : il se sera converti à l’islam. Même les écoles religieuses réputées les moins islamistes enseignent cela. Il y a là un effrayant esprit de prosélytisme religieux, dont la détermination n’a aujourd’hui d’équivalent dans aucune autre religion. L’islam est un mouvement politico-religieux, un totalitarisme théocratique ayant un projet de conquête planétaire. Qui ne se prépare pas mentalement et physiquement à repousser cet assaut s’en fait complice. Religion guerrière et conquérante, l’islam le fut dès l’origine, puisque né dans la guerre : Mahomet se mêla à plus de quatre-vingts combats contre les « infidèles ». Contrairement au Christ, à Bouddha ou à Confucius, il ne se cantonna pas à la prédication, il fut aussi un virulent chef de guerre. Mahomet, fondateur de religion, fit couler le sang à maintes reprises pour l’imposer à ses détracteurs juifs et païens de l’Arabie de « l’ignorance », celle d’avant l’islamisation. Il fit de l’islam une religion pyromane.
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