À quoi servent les milieux alternatifs et dissidents en France et en Europe ?
1. Nous alimentons et solidifions progressivement une opposition intérieure dans l’opinion publique face à l’oligarchie occidentale qui nous détruit culturellement, démographiquement et économiquement depuis quarante ans.
2. Nous démontons son narratif et sa falsification systématique du réel à partir de l’expérience vécue, du travail et du simple bon sens. Nous contribuons à déconstruire en permanence le matraquage médiatique oligarchique – qu’il soit guerrier, politique, sanitaire ou sociétal.
3. Nous influençons la lecture de l’actualité et des sujets clés, et nous façonnons ainsi les attentes politiques d’une partie croissante de la population, y compris dans des segments électoraux parfois opposés.
4. Nous faisons émerger des alternatives concrètes et nous alimentons la créativité et l’adaptabilité de la société en diffusant des travaux, thèses et productions innovantes trop souvent ignorées ou censurées. Même si certaines pistes se révèlent erronées, le gain global en vitalité intellectuelle et civique est largement positif.
5. Nous prenons en charge la tension émotionnelle et le sentiment d’injustice d’une population de plus en plus désespérée. Nous rationalisons ces émotions, structurons ses attentes et canalisons les énergies potentiellement destructrices vers des coopérations concrètes, des productions éditoriales sérieuses et des projets durables.
6. Nous créons des synergies, des activités et des projets qui redonnent du travail, des objectifs et de l’espoir, tout en bâtissant des écosystèmes résilients et, à terme, hégémoniques dans certains domaines.
7. Nous reconstruisons une mémoire collective et une continuité historique. Face à la démolition anthropologique – déconstruction identitaire et rupture des transmissions –, nous recousons le fil : nous transmettons les savoirs oubliés, les textes fondateurs, l’histoire non expurgée et les codes culturels qui permettent de dire à nouveau « nous ».
8. Au-delà de la simple critique, nous contribuons à former et influencer des individus capables de gouverner, d’administrer, d’enseigner, de juger et d’entreprendre sans être prisonniers de l’idéologie dominante : cercles de lecture, écoles parallèles, think-tanks, réseaux professionnels…
9. Contrairement à une certaine agitation radicale de droite et de gauche pour marginaux, violents, ou étudiants, souvent déconnectée du réel, ce travail est majoritairement porté par des adultes actifs, socialement et professionnellement insérés : développeurs, ingénieurs, entrepreneurs, artisans, avocats, médecins, artistes, boulangers, agriculteurs, mécaniciens, universitaires, fonctionnaires, enseignants, scientifiques, coachs, journalistes, soignants, musiciens, militaires, parents ou retraités. La dissidence, ce sont des gens qui travaillent, élèvent leurs enfants, éduquent, soignent, conseillent, résistent et parlent aux autres. C’est cet ancrage profond dans la vie réelle qui constitue la force principale de cette nébuleuse alternative. Sans traduction politique directe pour l’instant, ces réseaux innervent déjà largement la périphérie de l’opinion et de la vie publique. Objet de toutes les préventions et de toutes les interrogations, cette nébuleuse s’est édifiée sur des crises, des colères et des injustices, sur des mensonges publics et le cynisme d’une caste inculte, incompétente mais encore puissance. Cette dissidence n’est pas seulement soudée par le ressentiment légitime qui explique parfois son humeur révolutionnaire, mais par l’espoir d’une société plus saine, fière, rationnelle, digne, innovante, solidaire, prévoyante et l’attente d’un bouleversement qui remette enfin, son pays et son peuple sur ses deux pieds.
