La France dévisse

Notre pays est devenu l’Argentine* de l’Europe, la démagogie faisant basculer des pans entiers de la classe moyenne dans la pauvreté tout en organisant l’exil des talents et des cerveaux, des entreprises et des capitaux.

— Nicolas Baverez (docteur en histoire et agrégé en sciences sociales)

*NDLR : dans les années 1930, l’Argentine faisait partie des 10 pays les plus riches du monde, comme la France dans les années 1970 était la quatrième puissance du monde. On sait où la gestion de gauche et centre-gauche a malheureusement mené par la suite ce magnifique pays sud-américain, plongé dans une crise économique majeure en 1998 et placé sous la tutelle du Fonds monétaire international.

Démagogie en effet, une majorité électorale de Français ayant toujours été trop frileuse pour essayer « autre chose » que les partis établis dans la gouvernance, malgré le chemin visible sur lequel ils plaçaient le pays. Le connu les rassure, l’inconnu les effraie. Ils préfèrent un malheur connu parce qu’il les rassure, plutôt qu’un éventuel bonheur dont l’idée les inquiète parce qu’ils ne le connaissent pas. Dramatique travers de la psychologie de l’humain de base…

France : le réseau social X sous perquisition

Les autorités françaises soupçonnent donc la plateforme d’avoir modifié son algorithme dans le but de déstabiliser le débat démocratique en France, c’est le prétexte qu’elles ont échafaudé. Vous sentez venir la douille pour 2027 ? Ils vont interdire X si la levée de l’anonymat n’est pas suffisante, voire faire annuler le futur résultat de l’élection présidentielle s’il n’est pas du goût de la mafia qui tient la France, comme en Roumanie sous prétexte « d’ingérence étrangère » ! Ces gens qui n’ont que « démocratie » à la bouche refusent le risque de l’alternance et de perdre le pouvoir, leur conception de la démocratie ne vaut que dans l’entre-soi systémique socialistes/centristes/faussse droite qui a gouverné la France depuis cinquante ans et l’a mise dans le gouffre. La « démocratie », c’est seulement quand c’est eux qui gagnent. L’heure est grave, vraiment…

Ce n’est pas un pays libre

À 11h30 heure française ce 3 février 2026, Pavel Durov (fondateur de Telegram) publie sur son compte X : « La police française perquisitionne actuellement les bureaux de X à Paris. La France est le seul pays au monde à poursuivre pénalement tous les réseaux sociaux qui offrent une certaine liberté aux utilisateurs (Telegram, X, TikTok…). Ne vous y trompez pas : ce n’est pas un pays libre.

Impuissance ? Incapacité ?

Quel que soit le sujet, dont l’insécurité, on entend les chroniqueurs médiatiques dire que les autorités sont « impuissantes », « incapables », de résoudre un problème. Ce discours est insupportable, parce qu’il ancre le pays dans la stagnation et la régression, et installe dans les têtes la conviction que c’est impossible. Or, les situations ne sont que le fruit de choix précédents, elles ne naissent pas spontanément ex nihilo, et les mesurettes homéopathiques prises sans rien modifier des causes profondes du mal ne change rien, changer les choses véritablement n’est qu’une question de VOLONTÉ et de COURAGE. Ce qu’une loi a fait, une loi peut le défaire. Mais nous sommes gouvernés par des gens qui n’ont aucune intention de mettre fin aux anormalités en place.

Tous pourris…

En ces jours où les plus de six millions de pages des Epstein files mettent les réseaux sociaux en ébullition par la révélation des noms de personnalités politiques, économiques, artistiques internationales qu’ils contiennent, cloaque de magouilles, d’affairisme, de prostitution, d’homosexualité et de pédophilie (au service de quel lobby, de quels services, de quel pays oeuvrait Epstein tenant les « grands » de ce monde sous chantage ?), relisons ce texte de Dominique Venner d’avril 2013 qu’il avait titré Tous pourris… :

L’exclamation est un peu facile sans doute, mais elle résume le sentiment d’écœurement nauséeux qui se répand ces temps-ci dans le beau pays de France. Tandis que s’alourdissaient les impôts en faveur de diverses clientèles électorales, explosaient les révélations sur la corruption du ministre chargé de faire rentrer de force ces impôts. Ce joli scandale s’ajoutait à la colère montante d’une large fraction de l’opinion devant une évidente volonté de détruire, dont témoignent la politique d’immigration massive ou le projet de mariage gay.

La corruption et les malversations des gens de pouvoir, politiciens ou agents d’une administration pléthorique, n’est pas une nouveauté. Des bibliothèques entières ont été consacrées aux « affaires » des républiques successives, la Vème ayant cependant battu tous les records depuis sa fondation par le général de Gaulle, un homme intègre qui aimait s’entourer de coquins. Ce n’est pas seulement que les tentations étaient devenues plus nombreuses, alimentées par de nouveaux pouvoirs financiers accordés aux élus et par l’énorme pactole des administrations, syndicats et associations d’aide à ceci ou à cela. Non, il y avait autre chose.

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Républicain !

En France, tout est « républicain », jusqu’à l’overdose. Le comportement, les passations des pouvoirs, les dépôts de gerbes sur la tombe du Soldat inconnu, les banquets des campagnes électorales, l’accueil organisé par les élus et les préfets sur le territoire à l’occasion de chaque déplacement d’un membre du gouvernement, le village Potemkine (entendez les Champs-Elysées déserts de public) organisé pour un chef de l’État honni par le peuple, le fait de dire bonjour, de se serrer la main, de demander des nouvelles des enfants, de se sourire, de ne pas s’insulter d’emblée.

Que des hommes politiques qui se sont côtoyés sur les bancs de l’Assemblée, parfois sur les bancs des mêmes écoles, souvent dans les mêmes cercles ou les mêmes restaurants, fassent preuve de la plus élémentaire courtoisie, passe apparemment dans leur esprit comme un signe révélateur de leur connivence. Voulant à tout prix échapper à ce mortel soupçon, ils éprouvent donc le besoin de s’abriter derrière le sacro-saint viatique : « républicain ». Si votre voisin ne vote pas comme vous, mais si vous le saluez dans l’escalier, sachez donc que, vous aussi, vous accomplissez un acte « républicain ». Comme ce bon monsieur Jourdain faisait de la prose en l’ignorant.

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Mineurs et VPN…

La question n’est pas seulement de savoir si la technologie est « anonyme » ou « sécurisée ». La question est de savoir si nous acceptons que le droit de s’informer et de naviguer soit désormais conditionné par un signal binaire envoyé par l’État ou une multinationale. Si la liberté demande une permission, ce n’est plus une liberté.