L’Université française est en putréfaction

La mainmise sur l’Université par la gauche en France est malheureusement une affaire ancienne, elle s’inscrit sur plusieurs décennies.

En 1970, Jules Monnerot, aujourd’hui oublié, auteur entre autres de Sociologie du communisme (1949) dont nous ne pouvons que vous recommander la lecture, avait publié Démarxiser l’Université. Autrement dit il avait déjà constaté la conquête idéologique de l’Université par la gauche radicale. La gauche a compris depuis longtemps qu’il lui fallait réaliser la conquête du pouvoir clérical. Et cette conquête dans notre société c’est celle du pouvoir médiatique et du pouvoir universitaire, là où se forment les concepts qui demain gouverneront, qui vont féconder l’univers social, l’imaginaire mental, ainsi que les concepts à partir desquels fonctionne l’État.

Identité de genre, « blanchité », racisme systémique, etc., toute cette chiasse mentale provient de l’Université qui a produit cette espèce de nouvel imaginaire que l’on impose à tous. L’Université ne produit non plus du savoir mais de l’idéologie, et fait passer cette idéologie pour un savoir. Elle produit les diplômes qui viennent ensuite certifier ce pseudo-savoir dans l’espace public. Ce sont des savoir artificiels idéologisés puis médiatisés, ce qui fait que toute cette semaine postérieure au meurtre de Quentin Deranque, tous les « experts » qui ont défilé sur les plateaux des médias systémiques pour parler de ce qu’est l’extrême-droite, l’extrême-gauche, étaient tous des militants de gauche radicale maquillés en experts avec le titre universitaire qui va bien.

Ce qui fait que nous évoluons aujourd’hui dans un univers mental parallèle dans lequel nous avons une gauche qui est cléricale, qui est hégémonique sur le plan culturel médiatique même si elle est minoritaire dans le pays et résiduelle dans les résultats électoraux, mais la véritable influence aujourd’hui est moins politique que médiatique.

Pour illustrer la mainmise de la gauche dans l’Université, on peut rappeler l’infâme Georges Boudarel, qui fut commissaire politique du camp 113 de prisonniers au Vietnam, dans lequel sur 320 soldats prisonniers français 278 sont morts. À son retour en France, en passant par l’Union soviétique, on lui tailla un poste de maître de conférences à l’Université Paris 7 où il a enseigné le Vietnam, avant d’obtenir un poste de chercheur au CNRS, cet autre bastion tenu par la gauche. Et il n’est pas le seul cas, mais on a franchi un seuil supplémentaire, avec par exemple le cas de la brillante Rachele Borghi maître de conférences en Géographie à l’université de Paris 4 Sorbonne, qui parle de « géographie de l’anus », et qui donne des conférences à poil dans les amphithéâtres. La science et la vérité ne sont plus les sujets de l’Université en France.

Quelle est la leçon évidente à tirer de cette situation ? C’est qu’il faut mettre fin à l’autonomie de fonctionnement des universités. Elles sont des lieux d’étude et de transmission du savoir au même titre que toutes les autres catégories d’établissements, écoles primaires, collèges, lycées, établissement qui sont tous sous le commandement d’un ministère. Le fait que les universités soient pour leur part fréquentées par des élèves adultes ne change rien à l’affaire, il n’y a aucune raison qu’elles ne soient pas soumises à la direction du gouvernement. Parce que si être autonome aboutit à les faire tomber sous la mainmise tyrannique de gauchistes qui les transforment en lieux de militantisme et transforment les amphis en salles de meetings, il y a mieux à faire ! Les universités doivent redevenir politiquement neutres et de purs lieux d’étude. Pour cela, il va de soi qu’il faut les purger totalement : nouveaux chefs d’établissement qui obéiront aux instructions d’un gouvernement déterminé, sous peine de révocation immédiate ; renvoi de tous les enseignants militants de gauche avec inscription sur une liste nationale d’interdiction d’enseigner : expulsion de tous les étudiants gauchistes avec inscription sur une liste nationale d’interdiction de se réinscrire dans toute autre université du pays (ça va vite calmer les velléités de militantisme dans ces établissements !) ; création d’une police interne à ces établissements et présente en permanence pour veiller à la neutralité et interpeller tout contrevenant. On ne soigne pas la gangrène avec un cachet d’aspirine. Seules des mesures volontaristes menées sans faiblesse pourront remettre à l’endroit l’Université française, sur le chemin de la neutralité politique. Mais que personne ne se berce d’illusions, nous savons parfaitement que sous cette classe politique de queues plates complices de la chienlit qu’ils ont créée, rien de tel ne sera entrepris, c’est la « social-démocratie », vous savez, ce merveilleux régime qui laisse la porte ouverte à toutes les dérives…