De ses activistes de rue ignares jusqu’aux figures nationales chez lesquelles on pourrait s’attendre à davantage de bagage culturel, la gauche qualifie Quentin Deranque de « néo-nazi » parce qu’elle considère que c’est une qualification infamante. Voilà un marqueur de plus (s’il en était besoin) du vide ou de la malhonnêteté intellectuelle qui prévaut dans toutes les cervelles socialistes au sens large. Il apparait que ledit Quentin Deranque a fréquenté un temps l’Action Française, mouvement royaliste français (fondé en 1899 et surtout actif dans l’entre deux guerres mondiales), élément justifiant pour ses ennemis trotskistes et staliniens de le qualifier ainsi.
Or, l’Action Française, c’est Charles Maurras, sa figure majeure, un homme particulièrement hostile à l’Allemagne, et à l’Allemagne des années 1930, position dont il marquera la doctrine du mouvement. Alors venir qualifier de « néo-nazi » un disciple de Maurras qui toute sa vie n’a cessé d’afficher son antigermanisme, il faut être porteur d’une bêtise crasse, ou de cette malhonnêteté intellectuelle qui occupe de façon monopolistique les cervelles de gauche.
Le malheureux Quentin était un jeune catholique traditionnaliste, peut-être sensible à la lutte identitaire (rien n’est moins sûr), bienveillant et chevaleresque à l’égard de quelques jeunes femmes du Collectif Némésis venues dire leur opposition à la transformation malhonnête des amphithéâtres universitaires en salles de meetings politisés islamo-gauchistes, taillé dans un manche à sucette selon ce que donne à voir la photo de lui qui circule, naïf et non préparé aux méthodes de l’ultra-gauche et à la violence des bastons de rue, mais certainement pas un « néo-nazi ».

L’internationale psychiatrique rouge qui voit des nazis partout.
