La France est dans une séquence très particulière de son histoire contemporaine. Nous sommes les témoins de la mise en place d’un dispositif répressif contre les réseaux sociaux, pour les mater, les casser, les censurer s’il le faut, et c’est à la lumière de cette intention souvent annoncée qu’il est possible de comprendre cette opération.
Tout ce que les lucides « complotistes » annoncent depuis des mois sinon des années de ce qui trotte dans la tête de la gouvernance se concrétise :
L’algorithme ne produirait pas les « bons contenus » selon les vues du pouvoir. Parce qu’on comprendra bien que la « haine » que X et Elon Musk sont accusés de laisser circuler, est une notion éminemment subjective par définition. Dès lors, si les autorités considèrent que certains propos sont « haineux », elles se donnent le droit de frapper l’algorithme, en font un prétexte pour pénétrer chez X.
Le réseau est accusé par ailleurs de véhiculer le « complotisme ». Or l’écoulement des années, montre que ce qui passe pour être de la théorie du complot finit par s’avérer exact. L’expérience Covid est là pour en attester. Le problème avec les « complotistes » c’est qu’ils ont raison trop tôt. À l’heure où sont enfin rendus publics les contenus des Epstein files, il en est de même, on voit que ce qui était taxé de complotisme à leur sujet s’avère exact. Sans X, l’abyssale, vertigineuse et degueulatoire affaire Epstein se résumerait dans les médias du Système à un « poison complotiste confus menant à Moscou ». Et les normies nourris au JT de FranceTV avaleraient ce narratif sans broncher.
Pouvoir français qui reproche également à X de favoriser les contenus politiques « nauséabonds », en clair d’offrir un espace public parallèle, d’expression à l’extérieur des critères de « modération » que sont aujourd’hui dans les faits les lois sur la « haine », la « désinformation », etc., un espace d’expression dans d’autres termes que ceux qui sont souhaités au sommet. C’est l’éternel problème que connaît la France de la « pensée unique obligatoire » et du terrorisme intellectuel que le pouvoir veut à travers son narratif officiel imposer à tout le monde, sur les évènements historiques et sur l’actualité.
Le discours modèle la pensée. Vladimir Volkoff, qui fut un bon connaisseur des techniques de désinformation et de manipulation de l’opinion, nous dit à propos du communisme qu’il ne s’est pas contenté d’exiger que l’on agît comme il fallait et que l’on pensât comme il fallait : il a voulu que l’on parlât comme il fallait… C’est exactement ce que font les pouvoirs des pays d’Europe occidentale actuellement contre leurs populations, du pur dressage communiste, ils veulent nous contraindre à parler comme eux.
En fait, le pouvoir a besoin d’un « modération » de l’expression, de régulation, d’interdits qui dominent la vie publique depuis cinquante ans, parce qu’il sait bien qu’une expression modérée, lénifiante est inefficace à réveiller les foules, et il veut que les foules continuent de dormir. Un discours radical, parler « viril », au contraire est à même de secouer les consciences.
Les réseaux sociaux sont un espace où peuvent donc apparaître des courants de pensée qui autrement n’apparaîtraient pas et qui pourraient nous libérer de la philosophie maçonnique qui œuvre à notre disparition dans la société multiraciale et le métissage, un espace où peuvent surgir des images, des faits, qui racontent une actualité qui n’est pas racontée par les gros médias mainstream, par le service public alignés sur la volonté du pouvoir, un espace où des courants de pensée frappés d’interdit, cantonnés à la périphérie du discours autorisé, peuvent toucher un grand public. C’est un espace essentiel contre la désinformation, la manipulation et la propagande constantes qui sont pratiquées et portées par les médias au service des volontés idéologiques du pouvoir (il suffit de voir comment la figure noire et métisse a été imposée à toute la production d’image publicitaire et cinématographique, comment la propagande de gauche a le monopole sur les médias du service public, radios et télévision). Cette apparition d’acteurs, d’individus, de faits, d’images, de sons qui viennent troubler le récit politique dominant est vue comme une forme de déstabilisation par le pouvoir.
Et qu’en est-il de la « polarisation » érigée en menace selon le vocable utilisé par l’accusation contre X ? La polarisation, c’est l’autre nom pour une partie de l’opinion publique qui se détache des consensus obligatoires imposés par le pouvoir. Ce que les autorités qualifient de polarisation, c’est la simple volonté de voir autrement qu’elles. Pensée unique toujours…
À travers cette opération générale de fliquage des internautes sur les réseaux, de censure, on voit simplement l’intention explicite du pouvoir de reprendre en main le débat public et d’empêcher toute expression différente de la sienne. Et tout cela se fait au nom de « l’État de droit », lequel pratique son propre arbitraire. L’État de droit est un masque juridique et administratif qui permet de persécuter les adversaires politiques. Et voilà pourquoi ce qui s’est passé chez X doit être compris comme un évènement politique à part entière qui se maquille en opération de police.
Dans l’air du temps de censure qui a cours partout dans les pays d’Europe occidentale, les réseaux sociaux sont le lieu où s’est réfugiée la liberté. Liberté de voir le monde autrement, liberté de dire que l’on voit le monde autrement, liberté de débattre autrement que selon la forme qui convient à la pensée unique. Les réseaux sociaux sont des contre-pouvoirs essentiels face à l’extrême-centre. Ils sont, malgré leur part de censure et comparativement à la censure qui vient, sont pour l’heure le refuge de la liberté.
Rappelez vous comme ils ont essayé de défendre certaines « vaches sacrées du journalisme public et du monde politique.
Rappelez vous comme ils ont voulu planquer Betharram.
Regardez comme ils minimisent le plus grand scandale pédocriminel de l’histoire.
Et ils veulent faire croire qu’ils censurent les réseaux pour le bien des enfants ?

