Au carrefour de Thulé et d’Athènes

Allocution de Pierre Krebs lors de la XVIIIe Table Ronde du mouvement Terre & Peuple, décembre 2013.

En ces temps délétères où l’Europe se traine à genoux dans les abominations ethno-masochistes mortifères de plus en plus invraisemblables, il fait bon avoir nos idéaux et nos volontés pour se hisser au-dessus de la fange sociétale multi-bâtarde dans laquelle viennent périr les masses zombies de l’homo consumens. Je veux dire que nous sommes devenus, à notre insu, des oiseaux migrateurs de l’espérance : les oiseaux migrateurs d’une conception du monde à la fois archaïque et post-moderne que nous portons au fond de nous tel un empire intérieur, les oiseaux migrateurs d’un état d’esprit révolutionnaire qui essaime dans les îlots multiples et les cerveaux hardis de la résistance identitaire, de Lisbonne à Moscou. Cet état d’esprit, nous en faisons quotidiennement l’expérience, a fait de nous des mutants. Nous cohabitons, certes, sur la même planète que les assassins de l’identité mais nous vivons dans un autre monde de l’esprit et dans un autre archipel des valeurs, celles-là même qui survivront toujours à l’éradication des siècles, immuables dans leur essence parce que spéculaires de l’hérédité raciale qui les transmet depuis l’aube des temps :

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Arès contre Héphaïstos

L’une des plus célèbres rivalités parmi les dieux grecs.

Héphaïstos était l’époux d’Aphrodite, un mariage arrangé par Zeus. Arès, dieu de la guerre, devint l’amant passionné de la déesse. Lorsque Héphaïstos découvrit leur liaison, il emprisonna les amants dans un filet de bronze incassable et les exposa aux Olympiens – l’une des plus humiliantes scènes de la mythologie grecque.

Forger les outils pour vivre notre paganisme

Alain de Benoist est un important penseur de notre famille d’idées. Il écrit :

Le paganisme aujourd’hui ne consiste pas à dresser des autels à Apollon ou à ressusciter le culte d’Odhinn. Il implique par contre de rechercher, derrière la religion, et selon une démarche désormais classique, l’« outillage mental » dont elle est le produit, à quel univers intérieur elle renvoie, quelle forme d’appréhension du monde elle dénote. Bref, il implique de considérer les dieux comme des « centres de valeurs » (H. Richard Niebuhr), et les croyances dont ils font l’objet comme des systèmes de valeurs : les dieux et les croyances passent, mais les valeurs demeurent. C’est dire que le paganisme, loin de se caractériser par un refus de la spiritualité ou un rejet du sacré, consiste au contraire dans le choix (et la réappropriation) d’une autre spiritualité, d’une autre forme de sacré. Loin de se confondre avec l’athéisme ou l’agnosticisme, il pose, entre l’homme et l’univers, une relation fondamentalement religieuse – et d’une spiritualité qui nous apparaît comme beaucoup plus intense, plus grave, plus forte que celle dont le monothéisme judéo-chrétien se réclame. Loin de désacraliser le monde, il le sacralise au sens propre, il le tient pour sacré – et c’est précisément en cela, qu’il est païen. Ainsi que l’écrit Jean Markale, « le paganisme, ce n’est pas l’absence de Dieu, l’absence de sacré, l’absence de rituel. Bien au contraire, c’est, à partir de la constatation que le sacré n’est plus dans le christianisme, l’affirmation solennelle d’une transcendance. L’Europe est plus que jamais païenne quand elle cherche ses racines, qui ne sont pas judéo-chrétiennes ».

(Alain de Benoist, Comment peut-on être païen ? Éditions Albin Michel, 1981)

Pour ne pas rougir de honte…

« En fait si l’idéologie partisane est l’ennemie du Politis pragmatique, l’économie est l’ennemie de la politique, et la finance l’ennemie de l’économie… Aujourd’hui plus aucun repère nulle part dans une gouvernance qui de fait ne gouverne plus car elle n’obéit plus à des valeurs mais des bilans comptables.

Après celle des clercs et des princes, la tyrannie des banquiers atteint aujourd’hui son paroxysme qui est autant suicidaire qu’esclavagiste…. Mais on ne peut lui reprocher une telle audace quand 99 % de la population est déjà tombée dans un asservissement volontaire. 

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Retrouver le sens de la communauté

Dans son ouvrage de 1994, Un peuple qui demeurera seul, l’ancien professeur de psychologie Kevin MacDonald a théorisé le judaïsme non seulement comme une religion, mais aussi comme une « stratégie d’évolution de groupe » (GES). L’ouvrage soutient que certains groupes survivent et prospèrent en privilégiant les intérêts collectifs aux intérêts individuels, grâce à des mécanismes tels que :

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D’où leur vient cette pulsion de mort ?

Pourquoi les politiciens de l’Union européenne insistent-ils autant pour que l’Europe se suicide ? Réponses au choix sur leur macabre entreprise… ou constituant un tout explicatif :

– Ils sont complètement déconnectés de la réalité. C’est comme communiquer avec les membres d’une secte suicidaire. Toute discussion avec eux est impossible. Ils ont aussi trop investi et ne veulent pas perdre la face, leur pouvoir et leur argent. On se croirait face à l’élite de la RDA des années 1980.

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Europe et monde sémite : deux conceptions radicalement distinctes du divin

C’est une banalité que de le dire, mais le monde occidental a perdu la mesure de tant de choses évidentes… La diversité des races et des ethnies dans ce monde ne s’est pas manifestée uniquement à travers les couleurs de peau et les apparences physiques. La Nature a accompagné ces différences de couleurs de peau et d’apparence, d’une différence notoire de mental. Et la vision que l’on peut avoir du divin est un terrain privilégié d’expression de ces différences.

Du Nord au Sud, d’Ouest en Est, les Européens ont inventé des panthéons et des mythologies fantastiques, qui constituent de véritables livres d’aventures, avec leurs héros, leurs prouesses, et des dieux tellement humains, avec leurs rivalités, leurs faiblesses, Zeus est un incorrigible coureur de femmes, Dionysos célèbre la fête, Aphrodite la fécondité et l’amour, Apollon la beauté masculine… Sur notre continent les figures divines attribuées à une fonction ont toutes leurs équivalents dans les autres panthéons celte, nordique, slave, romain, révélant une pensée et une vision commune du merveilleux, du légendaire et de la vie. Pendant ce temps-là qu’a inventé la pensée sémite ?

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Mode d’emploi pour les animaux dressés

« Pour diriger les mouvements de la poupée humaine, il faudrait connaître les fils qui la meuvent (…). L’habileté de l’écuyer consiste à savoir tout ce qu’il peut faire exécuter à l’animal qu’il dresse et l’habileté du Ministre à connaître tout ce qu’il peut faire exécuter aux peuples qu’il gouverne. Que les philosophes pénètrent donc de plus en plus dans l’abîme du coeur humain : qu’ils y cherchent tous les principes de son mouvement, et que le Ministre profitant de leurs découvertes en fasse selon les temps, les lieux et les circonstances, une heureuse application. »

— Claude-Adrien Helvétius, philosophe du courant des « Lumières », De l’homme, de ses facultés intellectuelles et de son éducation (1776).

Les hommes des « Lumières » s’étant imposés à la direction de la France, ils se sont qualifiés (on n’est jamais mieux servi que par soi-même et l’histoire est écrite par les vainqueurs) d’humanistes aux yeux du peuple manipulé. Ils furent en réalité des matérialistes « mécanicistes », voyant l’homme comme une machine sur laquelle on peut intervenir, dans une posture de demiurges, et dans un rapport qui est celui de l’argile et du potier. La gouvernance accouchée par la République n’est jamais sortie de cette vision et de cette méthode de « gestion du troupeau ». Le mépris qu’affiche la classe politique et la façon dont elle se fout de la gueule du monde à chaque prise de parole en sont la manifestation.

La Commission européenne communique…

Répéter en boucle le même mantra comme s’ils étaient en pleine transe mystique, c’est assez exactement la définition du bourrage de crâne ou du lavage de cerveau. L’antiracisme est une secte mentale administrée par des pervers désireux d’enrégimenter des naïfs, et qui continue (ils n’ont jamais cessé en réalité) l’application du plan de métissage de l’Europe fomenté par Richard de Coudenhove-Kalergi en 1924 (voir notre article Qu’est-ce que le Plan Coudenhove-Kalergi ? répertorié dans la thématique Mondialisme, Cosmopolitisme). Compte tenu de l’intensité du bourrage de crâne auquel nous sommes exposés depuis des décennies en cette matière, soyez certains que si l’opération n’a pas fonctionné sur vous c’est que vous êtes un monstre de résistance psychologique et intellectuelle.

La guerre inutile…

La vérité est douloureuse à ceux que l’on a trompé, elle brise la gangue qui empêchait leur compréhension. Ceux qui liront (en anglais, pas d’édition française pour l’heure) ce livre de Pat Buchanan (éditions PRH Christian Publishing 2009), et qui peuvent avoir une admiration pour Churchill sur la base du narratif officiel martelé par les vainqueurs de 1945, la verront disparaître comme dans la cuvette des toilettes. Ils verront que Churchill porte une lourde responsabilité dans la chute de l’Occident, en raison de ses actions qui ont précédé et accompagné la Première et la Deuxième Guerre mondiale.