
Nous assistons à une instrumentalisation manifeste des tares que l’on attribue aux réseaux sociaux, par le pouvoir qui s’empare de la question de la santé mentale des mineurs, une question de santé publique nous dit-on, pour plus largement imposer une obsession qui se laissait deviner depuis un temps : l’obsession du contrôle numérique de la population. Ce contrôle se laissait deviner dans quelques déclarations récentes, par exemple :
– Laure Miller, député macroniste à l’origine de la proposition de loi : « Ils avaient promis de relier, d’informer. Ils ont fragmenté, saturé ». Traduisons. Ils ont fragmenté le consensus du pouvoir, les réseaux sociaux ne font pas ce qu’on leur dit de faire, alors il faut les mater.
– Clara Chappaz, ministre en 2025, qui nous avait dit que les plateformes devaient apprendre à chasser les « fausses opinions ».
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