Bibliographie Célinienne

« Ils achèteront plus tard mes livres, beaucoup plus tard quand je serai mort, pour étudier ce que furent les premiers séismes de la fin, et la vacherie du tronc des hommes, et les explosions des fonds d’âme… Ils savaient pas , ils sauront ! » (Louis-Ferdinand Céline).

On ne présentera pas Louis-Ferdinand Céline. L’écrivain a acquis une renommée mondiale qui dispense de l’exercice. Pourtant, certains s’en écartent directement ou hésitent à venir vers ses ouvrages du fait de la réputation « sulfureuse » que les vainqueurs de 1945 ont forgé à son sujet. Un auteur qui a été aussi lucide et prophétique que Céline sur la situation de la France, sur son futur, et sur l’influence qui dirige le pays (« de Vercingétorix à Gunga Diouf ! »), ne pouvait pas subir un autre traitement. Ainsi, interrogé par le mensuel Information juive (février 1987) à propos de l’œuvre de Louis-Ferdinand Céline, l’écrivain Jacques Lanzmann répondait : « Céline est pour moi l’un des plus grands criminels de l’histoire de France. Je le dis comme je le pense : Céline n’est pas un homme, mais un chien. » Nous disons lucide et prophétique. À comparer ce que la France est devenue aujourd’hui avec ces mots de Céline, il n’y a pas à douter : « En vérité les Français sont mûrs pour toutes les servitudes, et toutes les chiasses, et tous les mensonges. »

Pour ceux qui souhaitent en savoir davantage sur la bibliographie de l’auteur, ci-après la liste de ses publications, dont nous encourageons vivement la lecture.

• Les premiers livres de Céline ont été publiés chez Denoël à partir de 1932, avec Voyage au bout de la nuit, qui obtient le Prix Renaudot. Suivent L’Église, une pièce de théâtre (1933), un nouveau roman, Mort à crédit (1936), et la thèse de médecine, Vie et œuvre de Semme/weiss (1936).

Viennent ensuite les pamphlets : Mea culpa, son « retour d’URSS, en 1936, puis Bagatelles pour un massacre (1937), L’École des cadavres (1938), enfin Les Beaux draps (1941). La première partie de Guignol’s band, le troisième roman, est publiée en 1944. 

En 1952, Céline signe un contrat d’exclusivité avec Gallimard. La première partie de Féerie pour une autre fois est publiée cette même année1952, puis la série des Entretiens avec le professeur Y, dans la Nouvelle Revue Française (NRF), ainsi que Casse-Pipe.

En 1955, paraît sous le titre de Normance, la deuxième partie de Féerie pour une autre fois. Les volumes de la trilogie allemande, D’un Château l’autre, Nord et Rigodon sont publiés respectivement en 1957, 1960 et 1969, cette fois à titre posthume. Ballets sans musique, sans personne, sans rien paraît en 1959. Le Pont de Londres (Guignol’s band 1~ est publié après la mort de l’écrivain, en 1964. Les Lettres de Céline à la NRF ont paru en 1991.

• Dans la Pléiade, quatre volumes ont été publiés.

• Tous les romans de Céline ont été repris en format de poche dans la collection Folio.

• Les pamphlets n’ont jamais été réédités.

• Les Cahiers Céline (Gallimard), deux Cahiers de l’Herne (réunis en un seul en 1972, disponible en Folio) ont publié articles, correspondances, interviews …

• Le numéro 43 de la Revue L’Infini a reproduit le texte de Mea culpa.

• Les Éditions du Lérot publient régulièrement L’Année Céline co-éditée avec I’IMEC qui possède un important fonds sur Céline.

• Signalons aussi la publication du Bulletin célinien dirigé par Marc Laudelout (161 rue Théodore De Cuyper Bte 26, 1200 Bruxelles Belgique) bulletinlfc@gmail.com

Louis-Ferdinand Céline