
Les serpents qui nous gouvernent depuis cinquante ans ont beau faire ce qu’ils font, la population dans sa très grande part ne mesure pas la nature de cette classe politique et la dimension de sa forfaiture. Une impossibilité de comprendre qui interroge. Une fuite que les gens adoptent sans doute inconsciemment face au réel pour se protéger de l’horreur qu’il porte. Ce qui permet aux serpents de continuer à œuvrer librement, actuellement en matière agricole.
Dans le passé la France était autosuffisante en matière agricole, et avec une qualité des produits qui a fait la renommée mondiale de sa gastronomie. Elle était même un grand exportateur. Une situation favorable insupportable pour les démons au pouvoir.
Pour être en mesure d’importer des productions extérieures, il fallait donc commencer par casser l’outil de production français (comme dans d’autres domaines, comme dans l’industrie). Cela a été fait, ils sont parvenus à faire disparaître une quantité considérable de fermes et d’exploitations, afin de casser l’autosuffisance, cela leur fournissant le prétexte d’importer ensuite pour compenser, fut-ce avec des produits de qualité inférieure, produits avec des méthodes qu’ils avaient interdites ici (hormones, OGM, antibiotiques, certains pesticides…). Résultat en matière d’exportation, la balance commerciale agricole de la France est négative pour la première fois en 2025, une profession est en voie d’extinction, et la malbouffe mondiale va envahir les assiettes françaises.
Alors quel genre de scélérats faut-il être pour concevoir une telle politique, y adhérer et la mettre en œuvre ? D’où leur vient ce goût pour détruire ce qui peut exister de bon ? De quoi est-on fait pour préférer la dégradation ? La recherche de la réponse à une telle énigme dans la nature humaine ronge le cerveau de tout être normalement constitué.
Ce que vit le monde agricole français, c’est la raison d’être même de l’Union européenne : l’abandon de souveraineté nationale pour être dirigés par une autorité que l’on reconnaît comme supérieure. C’était facile à comprendre de bien longue date, depuis Maastricht et Schengen. Cela n’a pas été compris manifestement, sous la propagande empoisonnée de tous les eurolâtres de Bruxelles, de Giscard à l’occupant actuel de l’Élysée. Cela n’a pas été compris. Et cela nous ramène une fois de plus à cette observation imparable, malheureusement, faite par Louis-Ferdinand Céline, fin observateur de la population et de sa psychologie : « Pour que dans le cerveau d’un couillon la pensée fasse un tour, il faut qu’il lui arrive beaucoup de choses, et des bien cruelles. »
Aujourd’hui la cruauté est là, mais il est trop tard, l’accord du Mercosur sera signé par Ursula von der Leyen sans que personne en France puisse s’y opposer, et certainement pas la gouvernance en place pleinement partisane de cette forfaiture à travers l’abandon par la France de sa souveraineté, tout en tentant de jouer sur le tard un désaccord avec ce traité et un semblant de défense des agriculteurs français aux yeux de l’opinion, et si les médias annoncent qu’Emmanuel Macron « ne signera pas le Mercosur », ils se mettent à son service et participent à cette tromperie. Des serpents se comportent selon leur nature.
