Une femme sera moins sévère

La magistrature est une profession qui en France a fait l’objet en quelques décennies d’une féminisation dans de telles proportions qu’une évidence s’impose : cela n’a pas pu être la résultante d’une simple tendance naturelle. Une main discrète a piloté cette évolution.

Les éléments suivants sont le fruit d’une recherche documentaire poussée sur le sujet, données récentes et fiables issues de multiples sources, dont principalement des publications officielles du ministère de la Justice (Références Statistiques Justice).

Pour l’ensemble de la magistrature judiciaire (juges du siège et parquet confondus)

Au 31 décembre 2023, les femmes représentent environ 70 % des juges professionnels (ordre judiciaire principalement). Cela inclut une répartition légèrement variable selon les niveaux :

– 72 % dans les juridictions de première instance (tribunaux de police et de grande instance, etc.),

– 66 % dans les cours d’appel, 

– Environ 54 % à la Cour de cassation, et au Conseil d’État (ordre administratif distinct).

Spécifiquement pour la magistrature pénale

Il n’existe pas de statistique officielle distincte et récente isolant précisément la « magistrature pénale » (qui couvre les fonctions telles que les juges d’instruction, juges d’application des peines, juges correctionnels, ou procureurs). Cependant : 

La magistrature dans son ensemble est fortement féminisée, et les affaires pénales représentent une part importante de l’activité des tribunaux de police et de grande instance (où le taux est de 72 % de femmes). 

En résumé, la magistrature française est l’une des plus féminisées d’Europe, avec un taux global autour de 70 % de femmes en 2023-2024, y compris dans les domaines relevant du pénal.

Pour les juges d’application des peines (JAP), qui sont ces magistrats du siège inventés pour casser la décision de condamnation définitive par le tribunal (ce que l’on nommait l’autorité de la chose jugée) à travers une intervention dans l’exécution et l’aménagement des peines pénales, ces juges qui sont le cœur nucléaire de l’élargissement de la canaille, les statistiques spécifiques sur la féminisation sont plus rares et datent un peu, car les rapports officiels ne les isolent pas toujours des autres fonctions. Cependant, une étude des données de 2017 (Infostat Justice n°161, avril 2018) détaillant les effectifs par fonction et par sexe, montre une forte féminisation des JAP. Les pourcentages de femmes varient par tranche d’âge, mais sont globalement très élevés : 

– Moins de 30 ans : 81 % de femmes (17 femmes pour 4 hommes).

– 30-34 ans : 86 % de femmes (50 femmes pour 8 hommes). 

– 35-39 ans : environ 80 % (données partielles indiquant une tendance similaire).

– Pour les tranches plus âgées, le taux baisse légèrement mais reste majoritaire (autour de 70-75 %).

Évolution récente

Aucune statistique isolée pour les JAP n’apparaît dans les rapports plus récents (comme les Références Statistiques Justice 2023 ou les Chiffres clés de l’égalité 2024). Cependant, la magistrature pénale dans son ensemble suit la tendance globale à la féminisation. Si des données plus actualisées existent (par exemple dans un rapport 2025), elles pourraient confirmer une féminisation accrue, alignée sur la progression générale.

Connaissant la psychologie des deux sexes, il n’est pas difficile de supposer ce qu’il y avait dans la cervelle des doctrinaires du droit pénal français qui ont encouragé cette féminisation, et probablement fait appliquer pour y parvenir une forme de discrimination positive au bénéfice des étudiantes candidates à l’École de la magistrature de Bordeaux, car on se demande bien comment et pourquoi les garçons se seraient d’eux-mêmes et spontanément détournés massivement de ces professions. Et ce qu’il y avait dans la cervelle de ces doctrinaires, c’est qu’une femme, pour des raisons inhérentes à sa nature de femme, sera moins sévère qu’un homme dans le traitement des malfaiteurs, parce que ces doctrinaires ont un souci obsessionnel pour le sort du pauvre délinquant (« victime de la société », on connait le discours) qui compte bien davantage à leurs yeux que le sort de la victime. C’est toute la harangue du juge Baudot qui plane en fait et de très longue date, bien avant qu’il l’ait rédigée, sur la vision que les doctrinaires du droit pénal ont du malfaiteur. Et de fait, nous avons connu d’anciens policiers relater que quand un prévenu qu’ils présentaient devant un magistrat « old school » – substitut du procureur ou juge d’instruction – se plaignait du « traitement policier », ledit magistrat se levait de son bureau pour aller lui coller une tarte, tandis qu’une femme substitut du procureur dans leur département d’exercice prenait quasiment sur ses genoux les crapauds délinquants présentés pour leur faire une leçon de morale. Il y aura toujours une fibre maternelle chez la femme qui n’existe pas ou de façon beaucoup moins marquée chez l’homme. Et si cette fibre est encouragée, nourrie, d’une part par une formation idéologique gauchiste de mansuétude envers la canaille, et d’autre part par une législation qui a permis au magistrat l’individualisation de la peine (au lieu de s’en tenir de façon immuable à la peine indiquée par le code), alors on aboutit à la situation actuelle d’insuffisance de sanction dissuasive dans la pratique. La fonction de JAP, par son aspect social et de suivi individualisé des condamnés, était taillée pour les femmes, et les pourcentages relevés sont patents.

Le redressement de la situation et le sauvetage de la France des griffes de la délinquance dans lesquelles elle a été mise passera donc nécessairement, entre autres(*), par une déféminisation de ces professions au bénéfice d’un retour inverse très majoritaire d’hommes dont le mental, par nature et par un enseignement réformé, sera beaucoup moins bienveillant pour tous ceux qui choisissent de se ranger du côté de la malveillance.

Pour une compréhension plus étendue se reporter également à notre article Parlons Justice, Police, et droit pénal, répertorié dans la thématique Insécurité, Criminalité, Trafic.

(*)révolution philosophique de la profession, abrogation de toute la jurisprudence en vigueur qui est l’ensemble des décisions érigées en références des tribunaux, des Cours d’Appel et parfois de la Cour de cassation qui font échec au droit, comme à la morale et au bon sens, réforme de la profession (le rôle des juges doit être de vérifier si la culpabilité du mis en cause qu’on leur présente est bien réelle au regard de l’enquête et si tel est le cas de prononcer ce qui est prévu par le code, ils doivent redevenir « les bouches qui prononcent les paroles de la loi », et rien de plus, fin des délires « humanistes » de l’individualisation de la peine), construction des places de prison nécessaires afin de pouvoir isoler de la société les malfaiteurs (construction dogmatiquement refusée par la philosophie en place afin de ne pas pouvoir enfermer, l’incarcération étant enseignée comme devant être l’ultime recours, lorsque l’on s’est obstiné à essayer en vain tout le reste au préalable – mais en attendant combien de victimes de vols, d’agressions, de dégradations, de viols supplémentaires générés par cette doctrine ?).