Origines d’une dégénérescence occidentale

Le monde qui nous intéresse, c’est-à-dire l’Europe, subit une rupture qui touche à tout, sa puissance, sa prospérité, sa population, son âme. La rupture d’aujourd’hui est totale, elle amène un déclin sans précédent. Il y a une ligne de faille qui s’élargit sans cesse, toujours plus rapidement, entre la planète d’hier et celle d’aujourd’hui, entre la France d’il y a cinquante ans et celle de 2025. Ce n’est pas un effet d’optique. C’est un gouffre qui s’ouvre sous nos pieds : jamais Européen n’a connu cela. Ce qui était beau depuis des siècles se trouve contesté et sali, ce qui était tenu pour vrai est balayé d’un revers de main, ce qui était honorable, ce qui était juste, est montré du doigt. Hier, le général de Gaulle pouvait définir la France comme une nation blanche, européenne et chrétienne, aujourd’hui parler d’Europe boréale passe pour le pire des crimes de l’esprit chez les tenants de la chiasse mentale contre lesquels nous nous battons, cette pensée gauchiste marxiste aujourd’hui boostée par l’écologie punitive et toutes les élucubrations psychiatriques du wokisme. C’est le triomphe de l’inversion des normes, selon la formule désormais bien identifiée. Et ce qui donne sa forme à notre réalité, c’est la rupture mentale qui s’est opérée par le biais de l’école et des médias, c’est le bouleversement dans les têtes (pas dans toutes mais dans la plupart) de moins en moins blondes de l’Europe, ce qui soumet sa population dans son entier, sans insurrection, sans même qu’elle renâcle (ou à peine).

Nous sommes victimes d’une révolution pédagogique. D’aucuns prétendent que ceux qui passent le moins de temps dans le système de l’éducation nationale sont « plus perméables aux thèses de l’extrême-droite ». On suggère ainsi que les gens les plus frustres et les plus bêtes se laissent prendre à la « grossière propagande » des démagogues jouant sur la peur et les bas instincts. On suggère ainsi que les gens d’extrême-droite, si tant est que cette étiquette ait un sens, nous y reviendrons, sont les moins instruits et les plus cons. Si cela était vrai, nous ne serions pas en train d’animer ce blog. Et si ceux qui passent le moins de temps dans le système de l’éducation nationale sont plus perméables aux thèses de « l’extrême-droite », ce serait donc la preuve et l’aveu que ce système de l’éducation nationale moule à l’inverse les esprits dans la pensée gauchiste. Remercions l’adversaire pour cet aveu. Cela induit à se demander, en retour, ce qui est enseigné aux « well educated » et aux « open minded ». En réalité, il n’y a pas d’extrême-droit, il n’y a que des gens qui veulent simplement et légitimement vivre en sécurité, dans un pays soit sain et bien géré. Il n’y a rien d’extrême à cette aspiration naturelle et élémentaire. Et le fait que certains, trop nombreux hélas, puissent ne pas adhérer à cette aspiration et ne veuillent pas adopter la politique nécessaire à sa réalisation, soient capables de consentir au développement de la chienlit et de l’odieux parce que c’est le sacrifice nécessaire pour ne pas contrarier la mise en pratique de dogmes gauchistes, prouve à quel point ils ont la cervelle frelatée.

Cette idéologie des « modérés de bonne éducation » enseigne le mépris des ploucs, des péquenots, des beaufs, réfractaires au nouveau civisme du citadin citoyen. Cette instruction choisie pour éloigner les générations les unes des autres, cette pédagogie de rupture, fait qu’un homme de soixante ans, s’il a conservé, malgré le goutte-à-goutte des médias, la forme mentale que lui ont donné ses parents, se trouve forcément haï par les morveux wokistes. Dans leur meilleur des mondes, il n’y a plus de place pour l’homme, L’homme pue, pète, rote, dit des gros mots, frappe ses enfants, trompe sa femme, fraude le fisc, bassine ses amis, étale ses manies, mais il vit, il a le mérite d’avoir une âme libre ; ceux qui le remplacent ont des passages cloutés et des bons points dans la tête. Ils obéissent avec révérence au grand conseil qui décide qui dérape, quand, comment et pourquoi et condamne les traces de pneus morales. Ce sont des zombies mondialisés, de enfants de la morale qui a prévalu au pouvoir à Washington avant l’élection de Donald Trump.

Ce n’est pas pour rien que le meilleur des mondes fait peser sa contrainte principale sur la morale par le biais de l’histoire, qu’il organise le Total recall de l’Europe, qu’il lui impose un devoir de nouvelle mémoire. Cela vient de l’origine américaine du mondialisme. Comment voudrait-on qu’un pays fondé par des puritains anglais et passé sous l’influence de juifs ashkénazes n’ait pas été animé d’une haine profonde de l’Europe, d’un mépris maladif de ses us, mœurs, croyances, de son histoire et de son identité ? C’est George Washington qui dit « Les malheurs de l’Europe sont autant d’avantages pour les États-Unis ».

De là, sous l’influence de la pensée mondialiste et de l’idéologie gauchiste des « démocrates » américains, toutes les macérations, les folles repentances où l’on nous pousse et où la plupart se précipitent comme des bœufs à l’abattoir. La haine d’une certaine partie des élites américaines pour l’Europe engendre dans notre continent aliéné un nouveau regard sur soi, halluciné, empoisonné. Le Nouveau Monde condamne l’ancien et celui-ci se voit avec les yeux du nouveau.

Et ce Nouveau Monde porte toutes les théories contraignantes qui prétendent changer la Femme et définir le Genre. Ces élucubrations qui ne paraissaient que loufoques à l’origine alors qu’elles étaient mortelles sont venues de la gauche américaine. Il ne faut jamais traiter les idées folles par le mépris ou l’indifférence, elles finissent par prospérer. L’homosexuelle américaine Judith Butler est en pointe sur toutes les divagations qui nient la part prépondérante de la nature dans les rôles des sexes, et, sous couvert de liberté des individus, asservissent la société à une vision purement sociale de l’Homme. Les prêtres mondialistes de la nouvelle organisation des sexes exercent aux États-Unis, ou sont localisés en Amérique du Nord, comme le sexologue néo-zélandais John Money, qui par haine de l’identité, par un désir fou de se substituer à la nature, prétendit dès les années 1960 changer un jeune Canadien, David Reimer, en fille. Cela se solda par deux suicides et une famille massacrée. Les signalements des drames engendrés par ces méthodes de chirurgie, d’endoctrinement et de gavage hormonal commencent à remonter partout où l’on a laissé libre cours à ces délires, mais tout cela n’entame pas les certitudes péremptoires des idéologues du genre. 

Les droits indument accordés aux homosexuels et le mariage pour tous ont la même origine. L’organisation du lobby gay, la gay pride, ont pris leur source aux États-Unis (ce pays capable du meilleur comme du pire, et nous ne récupérons d’eux que le pire). Cette opération politique de nature maçonnique (voir notre article Détails d’une publication maçonnique, répertorié dans la thématique Franc-Maçonnerie) ne traduit nullement les revendications du plus grand nombre des homosexuels, mais seulement celle d’une minorité groupusculaire d’activistes. L’établissement de droits spéciaux pour les minorités sexuelles descend des institutions internationales, des conférences de consensus de l’ONU, programmé à long terme par les loges américaines. Et les outils de communication dialectique nécessaires à le faire advenir ont été forgés aux États-Unis. Ainsi par exemple de la centrale, la primordiale « homophobie ». Il fallait discréditer le sentiment général de l’humanité, la pratique constante des sociétés, l’opinion convergente des médecins, des prêtres, des femmes, comme quoi les actes homosexuels étaient une anomalie nocive (l’OMS, l’organisation mondiale de la santé maintint l’homosexualité parmi les « paraphilies » jusqu’en 1973) : un génie de la propagande lança la grande inversion en faisant passer ce consensus du bon sens, de la religion et de la médecine pour une folie, une manière dangereuse et honteuse, un acte de peur et de haine. Il s’appelait Kenneth Smith et présenta cette idée géniale en 1971 dans son livre Homophobia, a tentative personnality profile. Il avait pioché le mot dans un magazine pornographique gay Screw de 1969.

Il est important de faire peur aux Européens hétérosexuels et de leur faire honte de leurs « préjugés » de façon à leur interdire toute défense, que l’on rebaptise « discrimination ». Ce mouvement anime toute la classe dirigeante européiste, quelle que soit sa couleur politique. On souligne que la loi liberticide de 1990 dite Gayssot a été votée sous un gouvernement de gauche et rapportée par un communiste ; mais la loi Pleven, de 1972, pionnière en la matière, fut élaborée sous Pompidou et portée par un ministre atlantiste et centriste. Le message qui doit être inlassablement adressé à ces militants de la subversion est « Ne vous mêlez pas de vouloir imposer des idées et des politiques à des peuples qui n’en veulent pas. »