Mobiliser et réfléchir

J’ai croisé des gens (club de sport, amis, famille etc.) massivement indifférents ; pire : ils m’ont demandé de ne pas trop en parler, pour ne pas gâcher leur week-end. Ça les « déprime trop ». On peut le comprendre (sentiment d’impuissance, fatigue psychique…). Mais voilà : on n’a plus le droit de cloisonner, on n’a plus le droit de jouer les petites natures fragiles – on doit se battre, parler à chaque flic ou CRS même de loin, planifier une résistance. Réveiller tous les français endormis.

Ceux qui ne s’occupent pas de la politique, c’est bien connu, ne savent pas que c’est la politique qui va s’occuper d’eux. C’est très précisément ce qui se passe : chaque strate, chaque corps social est méthodiquement démantelé.

La caste de mondialo-crapules, de globalo-fascistes ne prospère que grâce à 3 leviers (je fais simple) : nos multiples divisions ; notre épuisement psychologique ; notre désengagement politique (lassitude et résignation induites). Tout ceci ayant été savamment inoculé en nous, pour nous atomiser.

Il est même à parier que cette crise atroce pourrait – en ce qui les concerne – représenter de nombreux bénéfices : au premier rang desquels, l’assèchement de nos ultimes énergies.

Tuer le monde paysan artisanal fait partie d’un plan qu’ils estiment rentable : économiquement d’une part, et de l’autre politiquement pour achever de pulvériser nos racines, notre identité. Notre âme.

Voilà pourquoi il nous faut réagir, oui, mais avec un PLAN : avec une doctrine et des principes. Avec un Directoire de transition, structuré pour garantir l’établissement de la première véritable démocratie.

Ayons confiance en NOUS : Nous sommes prêts, et bien plus que nous n’avons tendance à le penser. Recouvrer notre souveraineté : par la démocratie directe, locale et nationale. Nous sommes acculés à toujours réagir avec les tripes quand eux, calculent toutes les étapes de cette guerre contre le peuple avec une froideur diabolique et des moyens colossaux.

Ce combat-là, contre le monde rural (encore un, c’est leur technique), nous détourne encore durablement de la Cause des causes : à savoir que nous ne sommes toujours pas souverains, toujours pas législateurs, pas en mesure de régler nos enjeux avec des règles simples de votation permettant au plus élémentaire bon sens de s’exprimer collectivement.

Mais n’oublions pas – et ne pardonnons pas. Car ces pourritures devront faire l’objet d’un châtiment si exemplaire qu’il devra traverser la mémoire du millénaire suivant : pour que jamais d’autres ne s’essayent à nous déposséder encore de notre propre avenir. Ils savent ce qu’ils font. À nous savoir quoi leur faire. Faites-vous confiance.

— Frédéric Bascuñana

Notre commentaire : Frédéric Bascuñana, brillant partisan comme nous de la démocratie directe, montre avoir été formé malgré lui par le discours dominant, comme des millions d’autres, à la vision repoussoir du fascisme (il use de « globalo-fascistes » dans son texte), et le condamne comme on le voit par ce chef-d’œuvre de la désinformation des vainqueurs sur le sujet puisqu’il est impossible à beaucoup de citer le fascisme sans devenir, par l’effet du vampirisme, désinformé et désinformant en même temps. Des individus de bonne foi, les fameux « idiots utiles » de Lénine, se transforment alors, sans s’en rendre compte, en caisses de résonance et se mettent à propager, en toute bonne conscience, un vocabulaire idéologiquement orienté par ceux qui parce qu’ils sont les vainqueurs, écrivent l’histoire officielle. Pour le reste, nous sommes pleinement d’accord avec lui.