Ce qui est à portée de baffe

Selon les statistiques, il y aurait 48 atteintes physiques envers les élus locaux par semaine en France. Et d’aucuns, qui ont la tête on ne sait où mais pas dans le réel, de se demander comment expliquer cette dérive violente ? Nous allons les aider :

Ça s’appelle le mécontentement. Les gens sont à bout, ils n’en peuvent plus de la façon dont on les fait vivre en France, de l’excès de réglementation et des injustices administratives. Mais ne pouvant s’attaquer aux coupables détestés comme jamais qui sont placés au sommet, à l’abri dans leurs palais, leurs voitures escortées, protégés par leurs gardes du corps, les Français finissent par reporter leur colère sur ce qui est accessible, les maires, qui sous le knout des préfets s’avèrent par ailleurs n’avoir aucune indépendance d’action et être des courroies scrupuleusement obéissantes au niveau local de la politique et des mille tracasseries, interdits et contraintes décidées en « haut lieu », auxquelles n’échappe pas un aspect de la vie quotidienne. Un cumul qui ne peut fini qu’en cocktail explosif. Parmi les commentateurs médiatiques, personne ne semble voir cet aspect des choses. Et les maires de crier qu’il faut que cela cesse – le fait qu’ils soient agressés. Eux non plus ne semblent pas voir que ce qui doit cesser, c’est la politique folle à laquelle les gens sont soumis dans ce pays. Quand on étouffe, on n’a pas d’autre choix que de repousser le couvercle.