

Ruhollah Khomeini et Alija Izetbegović
Dans ses Principes politiques, philosophiques, religieux et sociaux (traduits du persan aux éditions Libres-Hallier par Jean-Marie Xavière), ouvrages majeurs de Ruhollah Khomeini, celui-ci indique :
Sur l’impureté
« Sont impurs l’urine, l’excrément, le sperme, les ossements, le sang, le chien, le porc, l’homme et la femme non-musulmans, le vin, la bière, la sueur du chameau mangeur d’ordures. Tout le corps d’un individu non-musulman est impur, même ses cheveux, ses poils, ses ongles, et toutes les sécrétions de son corps. »
L’intégralité de l’être de l’Infidèle (kafir) est « impure ». C’est d’ailleurs cette impureté intrinsèque des non-musulmans qui fonde l’interdiction par le Coran (sourate IX, verset 29) de leur présence sur le territoire sacré de La Mecque, réservé aux seuls musulmans. C’est également cette impureté intrinsèque qui dans le Coran interdit au musulman de contracter amitié avec le polythéiste, le juif et le chrétien (sourate V, verset 56). Ces vues ne sont pas une exclusivité chiite, elles sont partagées par le sunnisme, courant principal de l’islam.
Sur le Jihad
« Les musulmans n’ont d’autre alternative qu’une guerre sainte armée contre les gouvernements profanes. Une guerre sainte signifie la conquête de tous les territoires non musulmans. Il sera du devoir de chaque homme adulte robuste de se porter volontaire pour cette guerre de conquête, dont le but final est de placer la loi coranique au pouvoir d’un bout à l’autre de la terre. »
De son côté, s’agissant de la guerre sainte, Alija Izetbegović, musulman lui aussi, ancien président de Bosnie-Herzégovine soutenu par les occidentaux contre les Serbes dans le cadre des conflits des Balkans de la décennie 1990, indiquait quant à lui dans sa Déclaration islamique en 1970 ((Islamska deklaracija), texte où il exprime ses vues concernant la relation entre l’État, la religion et la société :
« A la question « Qu’est – ce que la société musulmane ? » nous répondons : c’est la communauté composée des musulmans et nous considérons qu’avec cela tout est dit ou presque tout. La première et la plus importante de telles conclusions est sans doute celle sur l’impossibilité du lien entre l’Islam et d’autres systèmes non islamiques. Il n’y a pas de paix ni de coexistence entre la religion islamique et les institutions sociales et politiques non islamiques ».
« Ayant le droit de gouverner lui-même et son monde, l’islam exclut clairement le droit et la possibilité de la mise en œuvre d’une idéologie étrangère sur son territoire. Il n’y a donc pas de principe de gouvernement laïc, et l’État doit être l’expression et le soutien de concepts moraux de la religion ».
« Le mouvement islamique doit et peut prendre le pouvoir dès qu’il est normalement et numériquement fort, à tel point qu’il puisse non seulement détruire le pouvoir non-islamique, mais qu’il soit en mesure d’être le nouveau pouvoir islamique ».
Izetbegović poursuivait en 1984 :
« L’islam ne peut en aucun cas coexister avec d’autres religions dans le même État, sauf comme un expédient à court terme. Sur le long terme, par contre, après être devenue plus fort, dans un pays quel qu’il soit, les musulmans ont le devoir de s’emparer du pouvoir et de créer un État authentiquement islamique ».
Les musulmans, et notamment leurs leaders, premiers et meilleurs connaisseurs de l’islam ne sauraient être plus clairs quant aux intentions de leur système politico-religieux.
Depuis qu’elle a entrepris, pour des raisons liées tant aux utopies maçonniques de fraternité universelle qu’aux intérêts économiques du patronat, d’importer des masses de sujets appartenant à la sphère de l’islam, la gouvernance française à travers son narratif officiel n’a donc cessé de mentir aux naïfs et aux ignares quant à la possibilité d’une coexistence pacifique et harmonieuse avec l’islam. Quant à ceux ayant une culture historique et un niveau minimal d’érudition sur la matière, ils ne pouvaient être trompés de la sorte. Cette gouvernance continue de mentir de la sorte bien sûr, pour tenter de faire tenir, en vain, son « vivre-ensemble » maintenant que lesdits sujets sont présents par millions et que seule une faible proportion d’entre eux est disposée à abandonner sa culture d’origine pour embrasser les valeurs d’un Occident chrétien ou laïc et réaliser son assimilation à nos sociétés. En agissant comme elle l’a fait, cette gouvernance a engagé nos pays sur une voie extrêmement préoccupante et dangereuse pour l’avenir.
Le Jihad est évidemment en cours, mais il n’est le fait pour l’instant que de quelques éléments isolés répartis dans le temps à travers attentats et agressions. Il n’attend qu’une supériorité numérique des musulmans dans le corps social français pour prendre une dimension toute différente, comme cela a toujours été constaté ailleurs à travers le monde dans leurs conflits de conquête et de revendication territoriale, avec les expurgations de populations ou les conversions qui les accompagnent.
