Tranche de vie…
Tu veux ouvrir un resto, faire bouffer des gens, créer un peu de vie, de boulot, de chaleur humaine… et l’État te balance une pile de paperasse grosse comme un Code pénal sous stéroïdes. C’est même plus un dossier, c’est un mausolée administratif. Un truc qui te regarde de haut en disant « Vas-y, rampe, supplie-moi, prouve que t’as le droit d’exister ». Tu te retrouves à remplir des formulaires qui se contredisent, à fournir des diagnostics qui disent tous la même chose, à payer des machins obligatoires qui n’ont aucune utilité pratique, juste pour rassurer un régime bureaucratique qui ne produit absolument rien, mais qui te prend tout ton temps, ton fric, ton énergie. Tu veux juste ouvrir une porte, mettre quatre tables, une cuisine correcte, respecter les règles normales de propreté et de sécurité, et eux exigent un roman réglementaire en trois volumes. Et encore, sans l’épilogue.
