
Entre la situation financière critique du groupe France.tv (40 millions d’euros de déficit attendus fin 2025) constatée par la Cour des comptes dans un rapport cinglant publié le 23 septembre 2025, le récent scandale de l’engagement militant de ses membres (en l’occurrence l’affaire Thomas Legrand et Patrick Cohen) au service de la cause électorale de gauche, et les critiques justifiées dont France.tv fait l’objet avec les radios du groupe Radio France quant au monopole de l’expression de gauche dans ce secteur, au manque de neutralité du discours et à l’absence de pluralité politique dans les intervenants et les émissions alors que des Français qui ne sont pas de gauche regardent et écoutent aussi ces médias financés par leurs impôts, c’est tout l’audiovisuel public qui reçoit enfin actuellement les coups justifiés qu’il mérite de longue date.
Quand un organe d’enseignement est tenu par une couleur politique, à quoi pouvez-vous vous attendre d’autre que des enseignés nourris de cette couleur politique ? En France, 90 % des journalistes sont de gauche ou fortement sympathisants de ce courant d’idées parce qu’ils sortent tous de l’école supérieure de journalisme de Lille, de l’École supérieure de journalisme Paris Tolbiac, des IUT de journalisme de Tours ou de Bordeaux, autant de bastions tenus par la pensée gauchiste (comme les écoles de cinéma, comme les lieux formant les enseignants parce que « Qui tient les écoles tient la France » – Jean Macé, franc-maçon et fondateur de la Ligue de l’Enseignement), résultat d’un travail de longue haleine qui fut largement balisé par l’« élite » intellectuelle française influencée d’abord par le Parti communiste, avant qu’elle le soit par des intellectuels de la Ligue communiste révolutionnaire dont le travail de lobbying auprès des élites parisiennes constitue une priorité politique. Des écoles où ne vont pas ceux qui savent qu’ils n’ont rien à y faire de par leurs idées, mais au contraire des gens issus de familles de gauche, qui y sont comme « à la maison ». Quelques jeunes exceptions courageuses émergent cependant de nos jours, dans le sillage d’un Eric Brunet alors bien seul dans la profession à son époque et qui l’avait noté au chapitre III (Être de droite dans les médias, pp. 93 à 152) de son livre Être de droite, un tabou français (Éditions Albin Michel 2006).
Il y a un honneur du journalisme, totalement oublié en France par un grand nombre de membres de la profession, honneur consistant à respecter la vérité et à la rechercher honnêtement. Tout militant politique défend sa cause. Mais un gauchiste est par définition quelqu’un d’intellectuellement malhonnête. Pour lui plus que pour d’autres, la fin justifie les moyens, sans foi ni loi. S’il fait du journalisme, il mettra naturellement cette malhonnêteté intellectuelle au service de son activité. Les hommes de droite n’agissent pas ainsi dans la défense de leur cause, quelle que soit la vérité, ils la reconnaissent, même si elle ne sert pas leur cause, même si ça leur coûte, parce qu’ils ont une droiture morale dont est dénué l’homme de gauche. Un journaliste de gauche n’a que faire du réel, c’est en cela qu’il est dénué d’éthique et de déontologie. La chose a été constatée mille fois. Tout ce qui importe au journaliste de gauche c’est de faire progresser ses idées dans le corps social. Un journaliste de gauche est un disciple de Salvador Allende, icône du panthéon gauchiste pour qui, et il faut peser chaque mot de son propos « Pour un journaliste de gauche, le devoir suprême est de servir non pas la vérité, mais la révolution. » Tout ce qui importe au journaliste de gauche c’est de faire progresser ses idées dans le corps social (la révolution dans les mots de Allende) au mépris du réel, et non l’expression du vrai. C’est la raison de tant de mensonges qu’il propage, mais aussi de l’occultation dans son discours de tout ce dont parlent par opposition les médias dits de droite, à commencer par exemple par l’insécurité et le lien entre celle-ci et l’immigration.
Alexandre Soljenitsyne a parlé dans Avant Quatorze, (Éditions Fayard, p. 683) de « Cette assurance vulgaire et débridée que nul n’a manifestée avec autant d’éclat, en notre XXe siècle, que les journalistes ». À sa lecture, comment ne pas penser à de nombreux noms, pour le coup non seulement dans les médias publics mais aussi dans ceux du secteur privé, télé et presse écrite.
Si le journaliste est un rouage indispensable d’un Système, c’est-à-dire un élément nécessaire à la survie de ce dernier, il va de soi qu’il en perd de sa crédibilité. Les Français ne s’y trompent plus d’ailleurs, ils fuient de plus en plus ces gros médias pour aller rechercher une information libre ailleurs, ce qui est insupportable à Emmanuel Macron qui s’est pris de mettre en place un outil de contrôle et de censure des sources « non alignées » sur le narratif officiel.

L’information des médias mainstream est une mise au format.
