« Être un loup, c’est ma loi naturelle, mon instinct premier. J’en avais marre de tous ces communistes à l’époque, avec leurs pancartes pleurnichardes. Marchais et sa clique ont castré des régiments de moutons en leur promettant des réfrigérateurs et des couvertures chauffantes. Et ça marche ! Pauvre France ! Ces fous parlent de justice et d’égalité sociale pour une vie soi-disant meilleure. Mon œil ! On vous a juste engourdis avec des congés payés, on vous a rendus mous, sans fierté, avilis par la certitude de toujours devoir manger tant que vous criez assez fort pour énerver tout le monde. Mon œil, camarades, gardez vos moutons ! »
— Albert Spaggiari, Les égouts du paradis. Sans haine, sans violence et sans arme, Albin Michel.
« Loups ! Ne restez pas en France, ce pays a trop de goût pour l’administration des troupeaux. Un peuple qui aime les majorettes et les banquets ne peut pas supporter qu’un chef de la nuit vaque en liberté. »
— Sylvain Tesson, La Panthère des neiges, Gallimard.
