La chorale de la honte

Certains auront du mal à trouver les mots pour exprimer le profond malaise qui a saisi tous les gens sains d’esprit à la vue de cette chorale de la honte que le pouvoir est parvenu à constituer avec des survivants et des familles de victimes, et qu’il a fait intervenir ce 13 novembre 2025 dans le cadre de sa « commémoration » du massacre du Bataclan. Le phénomène se résume simplement à ceci : c’est une malsaine inversion des normes, un véritable sida mental auquel est parvenue la classe politique sur une partie des Français. Il faut rappeler ce qu’a été ce massacre, il ne s’est pas fait que « proprement » à l’arme à feu, il y a eu des personnes décapitées, égorgées, éviscérées. Il y a eu des castrations, des mimiques d’actes sexuels sur des femmes et des coups de couteau au niveau des appareils génitaux, pour empêcher cette « race de Français » de se reproduire, les yeux de certaines personnes ont été arrachés, des tortures prolongées ont été possibles parce que le feu vert pour l’intervention de la Police tardait à venir à travers la chaîne hiérarchique. Le parquet, au service du mensonge du pouvoir, a minimisé certaines accusations, invoquant l’absence d’armes blanches, mais les récits des survivants et les enquêtes ont confirmé l’horreur des faits, notamment les viols. La dissimulation officielle initiale visait à préserver la cohésion sociale, mais les preuves persistent. Vingt-six gendarmes qui surveillaient le domicile de Manuel Valls proche des lieux et informés de ce qui se passait ont pris l’initiative de se porter sur place et faire irruption au Bataclan armés de Famas, ils ont extrait un otage, puis ils ont reçu l’ordre de sortir du Bataclan, de cesser d’intervenir. Le GIGN sur place a aussi reçu l’ordre de ne pas intervenir. Et ces gens chantent « vous n’avez pas eu notre haine »… France dégénérée. L’amour n’est pas plus fort que la haine. La haine a tué leur femme, leurs enfants, l’amour ne les ressuscite pas. L’amour, la joie, le bonheur, l’insouciance, sont des luxes que l’on obtient seulement une fois que l’on a ÉCLATÉ ceux qui nous haïssent. Les privilèges ne sont octroyés qu’en temps fastes, en temps de guerre il faut des soldats et des armes.

Ce genre d’oiseaux chantants, c’est aussi celui vu lors de l’épisode du 8 juin 2023 à Annecy où dans un jardin d’enfants au bord du lac, un immigré clandestin Syrien, Abdalmasih H. âgé de 32 ans, avait attaqué au couteau six personnes, dont quatre enfants âgés de moins de trois ans dans leurs poussettes et landaus. Suite à cette attaque, les autorités locales avaient osé organiser un rassemblement public « contre la haine » au cours duquel une femme au micro avait chanté « Parlez-moi d’amour » en faisant défiler cet air avec une petite boîte à musique. Le degré de désarmement mental de ce type de Français est fantastique, et on imagine aisément à chaque épisode la tranche de rigolade que doit se payer le camp auquel appartiennent ces agresseurs..

Le « tendre l’autre joue », cette tare du christianisme, est un concept délirant et coupable, qui ne vaut que pour un individu qui serait complètement dénué d’ego et pour lequel toute atteinte à sa propre personne n’aurait strictement pas plus de valeur que l’atteinte à un caillou. Il faut recommander cette attitude à tous les individus « parfaits » qui vivent sur cette terre.

Le problème dans la pratique c’est que, tendre l’autre joue c’est en fait conforter le Mal. Lorsque l’on est agressé et que l’on tend l’autre joue, on renforce le Mal non seulement à ses propres dépens bien sûr, mais aussi aux dépens d’autres victimes à venir puisque l’agresseur à qui l’on a ainsi suggéré de nous frapper davantage va ensuite agresser d’autres personnes avec une assurance et une force décuplées. On est ainsi responsable du Mal à venir, et c’est là une responsabilité considérable. On transforme l’adversaire en potentiel multi-réitérant, et c’est bien ce à quoi on assiste de nos jours avec ce carnaval des victimes dédouanant leurs bourreaux et se croyant moralement supérieures parce qu’elles n’ont pas « cédé » à la haine que le malfaiteur doit susciter chez toute personne normalement constituée.

À l’évidence, une société bâtie sur de tels fondamentaux, émasculée, est responsable de la violence, lorsque battant sa coulpe elle la justifie sans s’inquiéter du déchaînement qu’elle suscite de surcroît chez des individus qu’elle a convaincu du bien-fondé de leur agressivité.