Le domaine du vice total

Le domaine politique n’est pas un lieu de création de valeur, mais de coercition et de redistribution des ressources d’autrui. Pour qu’un groupe gagne (donc obtienne par exemple un nouveau transfert de richesse ou une réglementation favorable), d’autres groupes doivent perdre (payer l’impôt, se conformer à ladite réglementation, décevoir un électorat côté partis, etc). Ce mécanisme crée une hostilité structurelle en interne, tout en lésant la population.

La finalité de la démocratie est de s’emparer de l’État par la majorité et les moyens importent peu. Il faudra bien convaincre du monde et ralentir nos ennemis dans cette course effrénée. Les incitations perverses ne peuvent alors que se démultiplier à tous les étages. Cela est encore plus vrai quand la situation est dramatique et que la population réclame de l’apaisement, ce que chaque parti estime évidemment pouvoir apporter.

En bref, le processus démocratique décourage en tendance les comportements vertueux et récompense la domination. Il revitalise la barbarie en provoquant l’inversion des bonnes mœurs. Les politiques privilégient donc des outils qui reflètent ces pulsions destructrices (sophismes, slogans, appels aux émotions etc). Écraser l’autre fait partie du deal. L’institution étatique démocratique est bien celle du vice total.