Huxley, Orwell, faux prophètes

Toutes les personnes critiques envers le « Nouvel Ordre Mondial » et opposées à son avènement (nous utilisons ce terme à connotation religieuse tout à fait volontairement, vous allez le voir), seront intéressées par ce qui suit.

Les lecteurs de Aldous Huxley et George Orwell sont frappés de voir divers aspects actuels et orientations sociétales coller parfaitement avec ce que ces auteurs ont décrit dans leurs dystopies respectives, Le Meilleur des Mondes, et 1984. Pour cela, ces auteurs sont perçus comme des génies ayant eu la clairvoyance de ce que deviendrait notre monde avec soixante à quatre-vingts ans d’avance. La réalité paraît quelque peu différente.

Qui était Aldous Huxley ? De quel milieu est-il issu ? Il appartenait à une grande famille britannique de scientifiques et d’hommes de lettres. Et à ce niveau, on n’a pas pour fréquentation le vulgum pecus. On est de certains cercles. Julian, l’un des frères de Aldous Huxley, a été le premier président de l’Unesco. Tous deux étaient grandement investis notamment dans la Fabian Society, laboratoire d’idées et club politique de centre-gauche, matrice du Parti socialiste anglais, qui a utilisé un étrange logo, pour des « gens de bien », celui d’un loup dissimulé sous la peau d’un mouton (dans l’écusson entre les deux personnages à droite de ce vitrail conservé à la London School of Economics), et dont les programmes à la fin du XIXè siècle reprenaient la devise maçonnique républicaine française présente sur tous les frontons de nos mairies.

La famille Huxley et la Société des Fabiens, c’est donc la gauche-caviar anglaise de l’époque. La Fabian Society est la pouponnière de la plupart des premiers ministres socialistes britanniques. Évidemment, Julian Huxley est un humaniste… Société nébuleuse élitiste d’influence, humanisme, Unesco, on comprend très vite quels courants philosophiques discrets, sous le regard d’un œil triangulaire, se cachent et sont à la manœuvre derrière tout cela, comme ils le sont toujours actuellement. Aldous Huxley baigne dans ces relations et dans les conversations auxquelles il a forcément assisté ou pris part. Ce qu’il a mis en roman futuriste n’est donc pas le fruit d’une clairvoyance géniale, mais rien d’autre que des aspects de ce qui est théorisé, conçu en prospective, par l’équivalent de ce que l’on nomme aujourd’hui la superclasse mondiale, et dont il a connaissance par son appartenance au microcosme mondialiste, évolutionniste, « progressiste » de son temps.

Nous avons parlé d’avènement en introduction parce que tout comme leurs équivalents actuels omniprésents dans le système politico-médiatique, ces Fabiens sont des militants, des moines-soldats convaincus, des croyants portant un projet de société qui a pour eux force religieuse. La Fabian Society vise à l’instauration du « bonheur universel », comme la Déclaration d’indépendance américaine proclame la « recherche du bonheur ». Tout cela sent évidemment la Franc-Maçonnerie à plein nez. On ne saurait dire si les Fabiens sont tous au fait que ce but n’est pas en réalité purement philanthropique mais qu’il est le préalable nécessaire à une finalité messianique particulière. Raison pour laquelle nous ne parvenons pas à croire à cette philanthropie affichée. D’autres motivations sont là. C’est un autre aspect du sujet, bien que non des moindres, et nous y venons plus bas.

Julian Huxley introduira par ailleurs George Orwell dans la Société Fabienne. La dystopie 1984 est donc également la mise à contribution des connaissances tirées de ces cercles, associée au tableau d’une société totalitaire de type soviétique qu’Orwell a touché du doigt, ayant eu à souffrir de l’élimination physique des anarchistes espagnols du POUM par les staliniens durant la Guerre d’Espagne, le POUM dans les rangs duquel il s’était engagé contre le Mouvement national de Franco (mais c’est là une autre histoire).

Tous ces aspects, et orientations de la société actuelle données par les militants du « progrès » ne sont donc que la concrétisation des projets mondialistes des années 1930, lesquels ont même philosophiquement une source antérieure, contemporaine de Woodrow Wilson, de son éminence grise Mandel House, en fait de la « Destinée manifeste » états-unienne, la racine première de tout cela étant le millénarisme juif : « réparer le monde », tikkun olam en hébreu, le forger, c’est-à-dire réaliser la paix universelle (d’où la nécessité d’une gouvernance mondiale portée notamment ici en France par l’incontournable Jacques Attali, la déstructuration des nations par le fatras multiculturel et métissé, l’homme unique indifférencié, etc. on connaît la chanson, sous les belles sentences de la non-discrimination et de l’antiracisme) préalable requis pour la venue de Machia’h (le Messie) et le retour du Royaume de David (qu’il convient de hâter, non seulement par la prière mais aussi par l’action politique – voir notre autre article Le projet politico-religieux du creuset juif et la mystique de la laïcité, répertorié dans la thématique Mondialisme, Cosmopolitisme), avec le peuple juif préservé, lui, du métissage, et régnant à la tête de l’humanité. N’est pas « peuple élu » qui veut. Les plus informés et clairvoyants ne voient ces aspects et orientations que maintenant, et en partie, parce que bien que datant de plusieurs siècles, leur réalisation prend du temps, il y a des verrous et des résistances à faire sauter, en d’autres lieux du globe. Observez aujourd’hui quels pays portent le projet mondialiste, et qui s’y oppose, dès lors instantanément caricaturé en « méchant » par le discours officiel et les gros médias au service du pouvoir politique. L’information mainstream a toujours cet air de conte manichéen servi à des enfants. Elle est une insulte à l’intelligence.

L’influence sous laquelle est donc menée la France…

Aldous Huxley et George Orwell n’ont donc pas été des génies clairvoyants, mais les utilisateurs malins de ce que planifiait l’oligarchie mondialiste qu’ils ont fréquentée. Ils n’ont pas pu se taire, pour ainsi dire, sans pour autant exprimer clairement ce qu’ils savaient, mais ont donc opté pour l’implantation de ce savoir dans des récits romancés. Cela n’enlève rien à l’avertissement que constituent ces deux livres, revers utile pour nous de cette tentation à laquelle ils ont cédé de « cracher le morceau ». Mais on nous dira que nous sommes des sots cédant à la paranoïa et à la croyance en la théorie du complot.

Cet article ne fait qu’effleurer le sujet de la Société Fabienne. Pour prolonger l’étude sur ce très influent Club socialiste et comprendre la nature et la source de la politique économique et migratoire qui nous est appliquée, de Pompidou à Macron (tous deux agents de la banque Rothschild), un travail complet qui lui est spécifiquement dédié sera publié ultérieurement sous le titre La Fabian Society mise à nu, qui sera répertorié dans la même thématique Mondialisme, Cosmopolitisme.