La proposition faisant office de titre à cet article n’est pas une aberration, le sujet n’ayant pas une présentation fiable pour nombre de gens. Nous allons donc remédier à cette insuffisance de la façon la plus claire possible.
La gauche est comme chacun sait l’une des deux philosophies politiques présentes dans le débat. Mais ce terme trop simpliste recouvre plusieurs facettes, du moins deux facettes historiques, qu’il convient de préciser afin de ne pas se perdre lorsque l’on parle de la gauche. À la base, bien sûr, la gauche se veut être une philosophie politique qui choisit de se soucier du sort de l’ouvrier, des humbles, du peuple. Mais elle va se scinder en deux déclinaisons au cours du XXeme siècle.
D’une part sous l’égide du communisme moderne fondé par les judéo-bolcheviques s’étant emparés de la Russie tsariste en 1917, une section de la gauche affiche son souci populaire sans tenir compte des frontières, un souci pour le « genre humain » comme le dit le refrain de son hymne L’internationale, elle est internationaliste, et elle veut exporter sa philosophie partout dans le monde. Cette exportation du modèle socialiste internationaliste dans les autres pays était la tâche du Komintern sous l’URSS. On sait quel sera le souci pour le genre humain de cette idéologie qui lui fera 100 millions de morts au cours du XXe siècle.
D’autre part et à l’inverse, il est des pays dont les directions s’affirment elles aussi soucieuses du sort du peuple, mais elles entendent appliquer cette attention pour la classe ouvrière et les pauvres à leurs seuls pays. Cette seconde section de la gauche est nationale, et non internationale. Benito Mussolini et Adolf Hitler sont des hommes de gauche, mais ils ne font pas leur le slogan du socialisme internationaliste « prolétaires du monde entier, unissez-vous ! ». Le premier fut un responsable du Parti socialiste italien et rédacteur en chef du journal socialiste Avanti ! Le parti du second, dans les deux noms qu’il a porté mentionne clairement le mot socialiste, NSDAP pour Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei (Parti national-socialiste des travailleurs allemands), Nazi pour national-socialiste. Adolf Hitler déclare le 1er mai 1927 « Nous sommes socialistes, nous sommes les ennemis du système capitaliste actuel, avec son exploitation des plus faibles économiquement, avec ses bas salaires, avec sa valorisation indécente de l’être humain en fonction de ses propriétés, au lieu de son sens des responsabilités et de sa manière d’agir, et nous sommes déterminés à détruire ce système par tous les moyens possibles ». Et leur politique fut éminemment favorable à l’amélioration de la vie des italiens et des Allemands. Francisco Franco en Espagne, sans être socialiste, eut un souci aigu pour le peuple espagnol, tout comme le mouvement Falangiste. Il faut remarquer au passage que l’étiquette « d’extrême-droite » forgée par les staliniens pour diaboliser ces trois pays hostiles à la propagation du bolchevisme, et matraquée sans cesse depuis cette époque contre le camp national, est donc totalement fausse et manipulatrice. Et l’opinion vit toujours dans ce mensonge. Mais on ne sera pas surpris par la malhonnêteté de la pensée de gauche internationaliste. Ainsi, on a des gauchistes internationalistes qui qualifient d’autres gens de gauche de « fachos » – leur insulte favorite – au motif que ces derniers préfèrent réserver leur attention à leur population nationale (position de bon sens qui a toujours été celle des nations jusqu’à l’apparition de ce communisme universaliste), au lieu de se donner une vocation internationale.
C’est pourquoi lorsque l’on parle de gauche il faudrait toujours préciser s’il s’agit de la gauche internationaliste fruit des judéo-bolcheviques ou bien de la gauche nationaliste occidentale. C’est de la gauche internationaliste, celle qui détruit nos pays à petit feu, dont nous allons spécifiquement traiter ici.
Dans le jeu politique occidental, la gauche n’est pas seulement une famille politique internationaliste, c’est une sorte de synthèse entre doctrine politique et esprit religieux. La gauche a une nature essentiellement religieuse. Elle est un avatar du christianisme, une hérésie chrétienne, la chose est connue de longue date par les manifestations socialistes qu’ont pu prendre diverses expressions du christianisme dans l’histoire. Oswald Spengler (1880-1936) a dit du christianisme qu’il était « la grand-mère du bolchevisme ». Parlant des doctrines communistes, Jules Simon (1814-1896) marque bien l’influence religieuse sur celles-ci en évoquant les Esséniens et les Mormons. C’est sous la Révolution française que se fait l’expression moderne d’une tendance présente dès l’Antiquité (lire Histoire du communisme avant Marx, de Alfred Sudre, éditions du Trident), la fusion entre un courant politique qui se veut « despotique éclairé », qui veut un État tout puissant, et une partie de l’Église catholique puisque la Révolution a très largement été théorisée et faite par des religieux, des prêtres, Sieyès, Talleyrand (le narratif officiel n’insiste pas trop sur leur nature de clercs) sans parler de toute la part du clergé « jureur » qui a prêté serment d’allégeance à la République à l’inverse des curés réfractaires. Il en est ressorti la gauche communiste, dont Gracchus Babeuf est considéré par certains comme le premier représentant, qui est politiquement un absolutisme, totalitaire, avec la volonté de mettre en œuvre de manière politique ici et maintenant le message évangélique du paradis céleste, avec l’égalitarisme comme critère fondamental.
Les trois missions que s’est donnée l’Église, les tria munera ou munus triplex, sont gouverner, enseigner, sanctifier. Pendant des siècles l’Église a participé au gouvernement (Richelieu, Mazarin, etc.). En réaction, la gauche marxiste entend qu’elle ait le monopole du gouvernement. Pendant des siècles l’Église a eu le monopole de l’enseignement. La gauche marxiste entend que ce soit désormais l’État qui ait le monopole de l’enseignement. Mais surtout, l’Église a eu pendant des siècles le monopole de la sanctification des hommes. Et la gauche marxiste s’est emparée du sujet de la sanctification des hommes, il n’y a même plus que cela qui l’intéresse, elle a abandonné le régalien, elle a abandonné très largement faute de moyens attribués la possibilité de structurer le territoire, elle a mis de moins en moins de moyens pour le social, tout ce qui l’intéresse c’est notre sanctification, pénétrer tout ce que l’on fait et ce que l’on pense pour réglementer tous les aspects de notre vie, ils en sont aujourd’hui à juger ce que l’on mange, le barbecue, ou le partage des tâches ménagères, la gauche marxiste a aujourd’hui vraiment pris la place de dieu et de l’Église, et prétend diriger les consciences, elle est une sorte d’Église mais sans dieu, qui résulte de la fusion entre un État à prétention absolutiste et le rôle de la religion chrétienne.
Quelles que soient leurs différences marginales de sensibilité au sein de la pensée de gauche marxiste, toutes les figures politiques de gauche appartiennent à une caste, une corporation. La gauche marxiste, de son origine cléricale, est en fait une caste héritière du clergé d’Ancien régime, qui réunit tout un tas de professions qui prétendent à un magistère intellectuel et moral, telles les universitaires, l’enseignement, la presse, la culture, la magistrature, l’essentiel du politique bien sûr. Ce qui les caractérise tous, c’est cette prétention non pas d’écouter le peuple mais de l’éduquer, de le rééduquer, et éventuellement de le punir, et tous les hommes politiques de gauche à fondement marxiste, du rouge très vif au rosé, ont cette prétention à s’ériger en donneurs de leçons placés au-dessus du peuple qui est une masse idiote, qui ne comprend rien, pour lui faire la leçon, et en aucun cas l’écouter. Ils nous parlent de « démocratie », ils ne sont absolument pas là pour écouter le peuple répétons-le une troisième fois, ils se moquent complètement du peuple et de ses problèmes, ce qui les intéresse c’est leur jeu de rôle, leur entre-soi clérical qui les place dans leur pseudo magistère intellectuel et moral. C’est pourquoi ils ont une totale incapacité à se remettre en question, ils n’ont jamais tort, ils ne sauraient avoir tort, parce qu’ils sont dans cette cléricature et qu’ils trouvent que c’est normal.
Alors qu’à droite on a conscience de l’imperfection humaine, cette gauche à fondement marxiste baigne dans une forme d’idéalisme, elle se fait gloire de nier les faits, de nier le réel, elle explique que les faits et la réalité sont « fascistes ». Elle est bien souvent dans le déni de faits que les gens normaux peuvent observer pour chercher des solutions raisonnables. Il n’y a pas de violence mais seulement un sentiment de violence, il n’y a pas de lien entre certaines catégories de la population et la violence, leur travestissement de la vérité est bien connu, etc. En fait, la réalité ne les intéresse pas.
La gauche marxiste nomme « de droite » tout ce qui n’est pas elle, à savoir des gens réalistes, pragmatiques, des gens qui font ce qu’ils peuvent sans se prendre pour des saints en mission, sachant d’ailleurs que la gauche marxiste ne connaît jamais la droite, elle ne veut connaître que « l’extrême-droite », si l’on n’est pas de cette gauche, si l’on ne fait pas partie de ce qu’ils considèrent de façon tout à fait méprisante et mégalomane être le camp des gens bons et supérieurs intellectuellement et moralement, on ne peut être donc que bête et méchant, et la gauche marxiste ne veut connaître que des adversaires qui sont bêtes et méchants. Puisque selon ses vues elle est le Bien, elle ne veut connaître que le Mal. Et cette gauche marxiste, de son caractère religieux d’hérésie chrétienne ne raisonne jamais sur le plan du débat politique, elle place l’autre soit sur le plan du péché véniel, soit sur le plan de l’hérésie si l’on est un intellectuel. Soit on est quelqu’un qui fait le Mal par choix ou parce qu’il ne peut pas faire autrement, et on mérite alors d’être « rééduqué » et puni, soit on est un intellectuel qui pense différemment d’elle et à ce moment-là on mérite d’être éliminé, invisibilisé par tous les moyens. On ne peut pas se laisser éliminer par ces gens-là.
