La couardise rend coupable

Selon le psychologue Stanley Milgram, il ne faut pas voir celui qui obéit à l’ordre de l’autorité malveillante comme une victime, mais comme une sorte de complice. De la même façon, il faut moins voir le peuple qui ingurgite la propagande d’un État autoritaire et des médias à sa botte comme une victime, mais davantage comme une masse froussarde acceptant d’être trompée et soumise, et ce, parce qu’elle se moque de la vérité et veut avant tout défendre un récit commun et rassurant.