Le mensonge, technique reine de la manipulation gauchiste

Au cœur de la diabolisation de tout ce qui n’est pas de gauche, qui est au cœur de la diabolisation mise en œuvre dans le siècle soviétique, il y a cette idée que le gauchiste ne doit pas concéder la moindre parcelle d’humanité à l’ennemi. On doit le dépeindre porteur de tous les défauts, de toutes les tares idéologiques. Rien en lui ne doit laisser transparaître la trace de l’humanité. Dans Le livre noir du communisme (éditions Robert Laffont), Stéphane Courtois se demande pourquoi cette doctrine s’est si rapidement transformée en un régime criminel. Sa réponse va aux racines du mal : « Une vision abstraite de la société, où les hommes ont perdu toute épaisseur et ne sont plus que des pièces d’une sorte de Meccano. Cette abstraction est une donnée fondatrice de la terreur : on n’extermine pas des hommes, mais des suceurs de sang, des parasites, des poux ». Les hommes n’étant considérés que comme des pions sans importance et sans consistance individuelles (puisque dans la société socialiste, seule compte la collectivité), leur extermination s’en trouve facilitée, et leurs meurtriers se voient affranchis des hésitations ou du sentiment de culpabilité qui naitraient de la conscience de tuer des êtres humains ; meurtriers et bourreaux n’ont alors pas plus d’états d’âme que vis-à-vis d’insectes nuisibles que l’on écrase du pied.

Pour faire en sorte qu’un homme n’existe plus qu’à travers une image négative, il faut aux voix du Système chaque fois qu’elles parlent de lui commencer par lui coller des étiquettes infamantes, la collection des éléments de langage gauchistes est connue, « controversé », « d’extrême-droite », « sulfureux », « complotiste », etc. Le message est ainsi tout de suite lancé, vous êtes devant l’infréquentable absolu. La volonté explicite de semer non seulement le doute dans les esprits, mais de jeter un sort en quelque sorte : sachez que cet homme est un pestiféré. L’étiquetage inaugural est là pour nous dire : Attention, chien méchant !

Comment fonctionne le mensonge ? Il doit être répété, répété sans cesse, pour qu’il ne soit plus possible de s’en extraire, pour qu’il ne soit plus possible de parler d’un homme, d’une femme, d’un parti politique sans d’abord détricoter tous ces mensonges qui l’entourent et qui créent autour de lui un halo négatif, une image absolument infréquentable, cela fait en sorte qu’en dernière instance il n’est plus possible de parler de lui autrement qu’en sachant que l’on s’aventure sur un champ de mines.

Depuis quelques années, nous assistons au grand retour du fait partisan. Certains ont cru que le « doux commerce », la rationalité marchande allaient créer un monde pacifié et tuer l’affrontement idéologique. Or l’affrontement est de retour, à cette différence près et fondamentale que la démocratie ne fait plus de consensus. La démocratie, c’était débattre avec l’adversaire. Aujourd’hui la démocratie c’est le monopole illégitime de ceux qui se sont abusivement surnommés « le cercle de la raison », c’est dénoncer l’adversaire et dire qu’il est un monstre. Or, le monstre, on ne discute pas avec lui, on l’élimine, on le tue, par la réputation qui lui est faite par le mensonge et la manipulation de l’opinion, et on le tue physiquement. Charlie Kirk était dépeint comme un monstre par les gauchistes, ils l’ont tué.