Les sommes que l’on voit circuler dans les médias à ce propos, qui se limitent à son indemnité parlementaire de bases (5 645,70 € net par mois), son indemnité de frais de mandat (environ 5 373 € brut par mois (sujet à ajustement), crédit collaborateur (environ 10 581 € par mois), divers avantages en nature (frais de transport, de logement partiellement pris en charge, télécommunications), frais de représentation, indemnités spécifiques (liées à certaines fonctions au sein de l’assemblée et variant selon leur rôle), sont une chose. La réalité est toute autre. Et l’arithmétique en la matière tient en une simple division :
Pour connaître le coût total exact d’un député à l’Assemblée nationale, en prenant véritablement tout en compte (y compris les frais d’amortissement des bâtiments, maintenance, personnel administratif partagé, investissements informatiques, salaires du personnel de l’assemblée, services extérieurs, bar et restauration, électricité, etc.), il faut se référer au budget global de l’institution, qui est de 643,19 millions d’euros pour 577 députés. Soit pour les finances publiques un coût moyen par député d’environ 1 114 450 euros par an.
Et l’on ne parle ici que des seuls députés, pas des sénateurs.
Ce cirque devenu inutile (ils ne font quasiment plus la loi, ils ont été ramenés au rôle d’une simple chambre d’enregistrement et d’acceptation de la transposition du droit européen dans le droit national), et l’apparence de démocratie et de représentation de ce régime coûtent extrêmement cher. Un rapport coût/utilité inacceptable.
