Dans la France de Macron, on a inventé un nouveau concept : le HLM transformé en centre commercial discount. Les réseaux sociaux nous donnent à voir des mecs, comme à Roissy-en-Brie, qui ouvrent carrément leur petit business à même le balcon du rez-de-chaussée, dans un logement social bâti par tes impôts. C’est ça, l’économie française en 2025 : un stand de merguez ou de glaces improvisé, là où devait se trouver un pauvre séchoir à linge. Et comme si ça ne suffisait pas, l’espace public est devenu un marché aux puces permanent : vendeurs de maïs grillé, de fruits et légumes tombés du camion, de crêpes dont la pâte est remisée pour le lendemain dans des poches en plastique sous des plaques d’égout (ça s’est vu au Trocadero à Paris !), services à deux balles, street food de mendigots dans un décor de Mansart… tout ça prolifère comme des champignons après la pluie. Pendant ce temps-là, en arrière-plan, d’autres vidéos montrent les devantures de commerces ayant fait faillite qui s’alignent comme les dents pourries d’un vieux pays qui ne sait plus mordre dans rien, c’est le visage de la crise dans des rues de centre-ville désertes. Voilà la photo du macronisme après dix ans : un pays où il faut bricoler, contourner, vendre à la sauvette, gratter dans les interstices des normes, parce que si tu attends que le système autorise quelque chose, tu crèves. C’est l’économie de l’arrache, c’est le tiers-monde réglementé, avec l’étiquette “République Française” collée dessus. Bienvenue dans le projet Macron : tout est interdit, tout est taxé, tout est fermé.






