Cette génération qui a façonné la vie politique française

Les conséquences aujourd’hui du vote des boomers durant cinquante ans sont trop graves pour avoir l’indulgence de ne pas pointer leur responsabilité. À ne jamais désigner les coupables, ici au prétexte de ne pas alimenter la division inter-générations, le Mal finit toujours par s’en sortir le cul propre. Nous ne lui donnerons pas cette facilité.

Selon les estimations découlant des études socio-politiques menées à l’occasion des scrutins, leurs votes aux seconds tours des élections présidentielles ont été les suivants :

S’ils votent à 83% pour Jacques Chirac en 2002, ce n’est bien évidemment pas par soudaine adhésion à des convictions dites « de droite », mais après la mobilisation/psychodrame de l’entre-deux tours contre le Front national. La majorité des boomers reste faite d’indécrottables gauchistes, de moutons froussards parfaitement conditionnés pour ne pas écouter autre chose que les voix du tandem gauche/fausse droite. Ils ont été ces révolutionnaires en peau de lapin qui ont fait mai 68 et le « Il est interdit d’interdire » en crachant sur l’argent roi pour ensuite se constituer un patrimoine que permettaient les conditions du temps où ils étaient actifs (à 25 ans dans les années 1970), un temps de facilité devenu révolu pour les générations suivantes sous la conduite des leurs aux affaires. Les seuls parmi les boomers qui n’aient pas bénéficié de l’euphorie économique des Trente Glorieuses sont les derniers, ceux nés dans les années 1960, qui ont 55-65 ans aujourd’hui, qui sont arrivés sur le marché du travail dans les années 1980, c’est-à-dire lors de la plus forte et plus longue progression du chômage. Une époque de désillusion et de pessimisme que les générations Y et Z etc. n’imaginent pas. Rien à voir avec les couleurs enchantées des polaroids pour ces derniers boomers.

Les boomers n’ont pas fait que voter comme ils l’ont fait, des gens issus de leur contingent ont accédé au pouvoir dans tous les secteurs, politique bien sûr, économie, journalisme, et ont fait la politique qui nous a menés au désastre actuel. Ils ont réussi le prodige de faire la synthèse contre-nature entre leur marxisme culturel et l’atlantisme capitaliste mondialiste de la gouvernance américaine. Ils ont été les idolâtres de l’Union européenne, de Maastricht et de l’abandon de notre souveraineté. Sans le moindre égard pour la notion d’identité et pour l’avenir du pays, ils ont laissé leur classe politique maçonnique défigurer définitivement notre société par l’introduction de millions d’étrangers extra-européens. Par leurs idéaux et leurs adhésions politiques cette majorité parmi les boomers a détruit la France. Leur responsabilité politique est accablante. La faiblesse des « modérés », de ces gens nourris à l’eau tiède et à « l’État providence », devient fascinante quand on considère toutes les catastrophes qui en sont issues.

Si François Bayrou s’est pris à pointer les boomers, dont il fait partie, en ayant l’outrecuidance de se parer aujourd’hui dans la posture du vertueux pompier après avoir été un pyromane politique centriste toute sa vie (ce centrisme qui avec des renégats du Parti socialiste et de la fausse droite a fait le parti macroniste), nous ne l’avons pas attendu pour traiter du sujet à travers notre article Générations Destruction en date du 8 mars 2024 dont nous vous recommandons la lecture, répertorié dans la thématique France.