
Affolés par le succès des médias alternatifs qui rejettent le « politiquement correct », les médias du service public (France TV, Radio France…) lancent « une Alliance pour les faits » pour « lutter contre la désinformation » et enquêter sur les réseaux sociaux.
Cette initiative n’étant que le prolongement des « fact checkers » où ce sont précisément les officines au service du Système qui prétendent dire ce qui est vrai ou ne l’est pas tout en étant ceux qui manipulent l’opinion pour ainsi dire à longueur de journée, les médias du service public dont la perspective de perdre (ils l’ont en fait déjà perdu) leur monopole de la parole et le contrôle de l’opinion au service du narratif officiel et du gauchisme culturel leur est insupportable, vont donc prétendre « lutter contre la désinformation ». Un grand classique du genre, accuser autrui de ce dont on est soi-même coupable en réalité. Que des Français de plus en plus nombreux éclairés et aux yeux ouverts par les médias alternatifs légitimement critiques puissent leur échapper les rend dingues et motive cette tentative de « contre-feu » qui restera infructueuse sur ceux étant « sortis de la Matrice ».
Avec les médias du service public et la grosse presse, il faut avoir une conscience aiguë de l’existence de la désinformation et agir non comme un auditeur écoutant chez lui la radio, calé dans son fauteuil, mais à la façon d’un explorateur avançant dans une jungle hostile, celle de l’information, et se disant qu’il peut lui arriver à tout instant un mensonge, une contrevérité, une fabrication, une manipulation. Il faut donc être aux aguets et faire travailler notre intelligence, parce que l’information est ce qui sert à alimenter notre connaissance. Notre connaissance est ce qui arme notre intelligence, et notre intelligence, c’est l’outil de notre liberté : la désinformation est donc une attaque directe contre notre liberté.
Il n’en demeure pas moins que l’initiative relève d’un culot spectaculaire, quand on sait combien les gros médias taisent certaines vérités, désinforment, manipulent, forment et orientent l’opinion, toujours dans le sens que l’on sait, celui de cette pensée politique qui a mis la France dans l’état catastrophique où elle se trouve aujourd’hui. Subventionnés par le pouvoir (et on ne mord pas la main qui nourrit), les médias du service public sont l’outil de transmission de la pensée de Marcus Terentius Varro (116-27 av. J.C.) : « Il est besoin que le peuple ignore beaucoup de choses vraies et en croie beaucoup de fausses. »

