Les réseaux sociaux sont un formidable outil de radioscopie et d’étude pour le sociologue, peut-être le plus formidable outil que ce dernier ait eu à sa disposition. Vous les parcourez, et au détour d’un scroll de votre souris, vous tombez sur Xsuperkevin qui écrit sur son compte X (ex Twitter) :
« Sept ans que je n’avais pas mis les pieds en France. C’est catastrophique, triste, morose, froid, pourri, horriblement cher, les routes délabrées, les Français dans un état de démence, trop d’interdits, de répression, d’immigrés. Barrez-vous ou révoltez-vous maintenant. »
Évidemment notre désenchanté expatrié clive les commentaires entre haineux aveugles, et ceux en accord avec lui. S’agissant de ces derniers, nous avons noté :
« Pour ma part c’est trop tard pour partir. Par contre j’invite fortement mes enfants à quitter ce pays de crétins et de dégénérés. »
« J’ai eu la même désillusion la dernière fois que j’ai été en France avec en plus une hâte pour partir le plus vite possible afin de retrouver à l’étranger un chez moi paisible et cohérent. »
« La révolte ne se produira pas pour la bonne et simple raison que plus de la moitié de l’électorat vote systématiquement pour sa propre extinction et de plus virer 15 millions de gens qui nous haïssent, en démocratie c’est impossible le mal est fait. Ne reste que la valise. »
« Oui les gens sont tristes partout. Il n’y a guère d’espoir dans les yeux que l’on croise. On semble déboussolés. On est juste en attente d’un changement à la tête de l’État, pour ceux (pas tous malheureusement) qui sont lucides. »
« Celles et ceux qui s’en sortiront le mieux sont ceux qui partiront. Mais ce n’est pas si évident que ça… »
« Même sensation chaque fois que je reviens pour quelques jours, l’impression de plonger dans le tiers monde c’est catastrophique. »
« Je confirme tes dires, 13 ans que j’ai quitté la France,j’y suis retourné en janvier 2024 et quel horreur, le cœur briser. Lyon ma ville natale est devenue méconnaissable. »
Nous rappellerons pour conclure les propos de la romancière Eliette Abécassis interviewée dans les pages du journal Le Monde le 2 août 2006 : « Je ne vois pas d’espoir, pas d’avenir… Le pays est dépressif. Je connais peu de gens heureux individuellement et dans leur vie professionnelle autour de moi. Et à ce niveau d’hébétude et de mauvaise humeur, c’est un problème de société. Je suis frappée par le fait que, dès que nous sortons de France – que ce soit en Espagne, en Belgique, en Italie et à New-York – il y a une énergie positive. Et lorsque l’on revient, on se sent pris dans une sorte de gouffre… » A l’époque le macronisme n’était pas encore passé par là.
Il faut croire que ceux qui ne sortent jamais du gouffre, à savoir tous les rageux ayant répondu à Xsuperkevin, ne sont pas en capacité d’en mesurer la profondeur et s’y trouvent très bien.
Évidemment les critères requis dans la recherche du paradis sont variables en fonction de chacun de nous. Pour ce qui nous concerne, nous recommandons un pays hors de la zone Union européenne et n’étant pas sous l’emprise de la Franc-Maçonnerie. Mais c’est notre regard. Ce sont pour nous les deux gages majeurs d’une société vivable. Le nombre de pays est limité, mais si vous n’en pouvez plus faites vos recherches.
