La tunique de Nessus européiste n’exige qu’une réponse : Frexit !

« La Commission vous attend comme une araignée dans sa toile. […] Des sommes gigantesques vont s’accumuler, qu’on va confier à qui ? À des gens nommés par les gouvernements, mais qui prêtent serment de n’en recevoir aucune instruction, donc qui ne sont responsables devant personne. On va inventer un pouvoir absolument arbitraire, technocratique, avec un argent fou ! Et pour le contrôler, on va mettre en place une institution aussi artificielle que l’Assemblée de Strasbourg : une amicale de parlementaires sans mandat, sans comptes à rendre à personne. Avant de faire une institution, nationale ou supranationale, il faut savoir qui commande, sur quoi, et devant qui il est responsable. »

Charles De Gaulle cité dans C’était De Gaulle, tome 2, page 267, éd. Fayard

De Gaulle, lucide dans sa défiance à l’égard d’une Europe des commissaires, avait pressenti très tôt que la construction européenne, si elle s’affranchissait des peuples et de la responsabilité démocratique, deviendrait une entité technocratique opaque, gouvernée par des individus nommés, non élus, non contrôlés, non responsables devant les nations. C’est ce qui est arrivé avec la Commission, l’un des trois appareils forgés dans le cadre de cette construction (les deux autres étant le Parlement, théâtre fait pour donner l’illusion de la représentation démocratique, et le Conseil européen composé des félons chefs d’États et de gouvernement nationaux partie prenante à cette entreprise).

Ce qu’il dénonçait comme un pouvoir arbitraire gérant un « argent fou » trouve aujourd’hui un écho saisissant dans la réalité : la Commission européenne est devenue une machine hors sol, multipliant les règlements, les accords internationaux et les paquets législatifs sans que les peuples aient leur mot à dire.

La présidente actuelle de la Commission, Ursula von der Leyen, incarne précisément ce dérèglement institutionnel :

– Elle a conclu des contrats opaques pour des milliards d’euros de vaccins, sans contrôle parlementaire réel.

– Elle a engagé l’Union dans un suicide énergétique, en remplaçant le gaz russe par du GNL américain beaucoup plus coûteux.

– Elle pousse à la désindustrialisation sous couvert de « transitions » alors que les États-Unis, eux, subventionnent massivement leur industrie avec l’Inflation Reduction Act.

– Elle défend une politique étrangère alignée sur les intérêts américains, jusqu’à compromettre les économies européennes au nom de sanctions dont les Européens paient seuls le prix.

De Gaulle craignait un monstre bureaucratique déconnecté des peuples. La France elle-même se voit ligotée par cette toile, contrainte de se soumettre à des décisions prises à Bruxelles, parfois en violation manifeste de ses intérêts économiques, diplomatiques ou sociaux. Il n’y a évidemment que des cervelles frelatées et des félons pour soutenir et vanter cette saloperie, à l’instar de celui qui occupe encore actuellement l’Élysée.

Ce que De Gaulle redoutait comme un déraillement administratif, s’est transformé, un demi-siècle plus tard, en monstruosité technocratique totalitaire, étrangère à l’idée même de souveraineté des peuples.